Archives mensuelles : février 2014

Les chiffres de la colocation en France

Les chiffres de la colocation en France

Le marché de la colocation en France est difficile à appréhender, car peu réglementé, et donc peu mesuré. Nous sommes allés à la pêche aux informations pour vous permettre de découvrir, en chiffres, ce phénomène qui révolutionne chaque jour un peu plus notre rapport au logement et notre mode de vie. Explications.

En France, la colocation est en pleine mutation

Selon l’Agence Nationale pour l’Information sur le Logement (ANIL), 370 000 personnes partageaient un appartement en 2006. En 2009, L’Express estimait de son côté que la colocation concernait 2% à 10% des logements. Plus récemment, le site MaPiaule.com relayait les chiffres du baromètre de la colocation 2013, annonçant une augmentation de 14% des offres et de 11% des demandes. Deux données qui rappellent le déséquilibre existant en l’offre et la demande — la première est presque quatre fois inférieure à la seconde — et marquent une évolution du profil des colocataires. Autrefois majoritairement étudiants, les colocataires comptent aujourd’hui dans leurs rangs de nombreux jeunes actifs : un phénomène observé par près de 9 propriétaires-loueurs sur 10.

La colocation se révèle être une expérience satisfaisante pour les français

Dans 8 cas sur 10, la colocation est motivée par des raisons économiques. A Paris, le loyer moyen d’un studio s’élève à 853€, tandis que ce poste de dépense tombe à 519€ pour un appartement plus grand, partagé par plusieurs colocataires. La colocation n’en demeure pas moins une expérience agréable, plébiscitée par 84% des ex-colocataires, qui indiquent garder un souvenir positif de cette période de leur vie.

La colocation en France a de beaux jours devant elle

La colocation est aujourd’hui un phénomène essentiellement urbain, très présent dans les grandes villes françaises — notamment les dix plus grandes villes étudiantes — et qui devrait continuer de se développer quantitativement, qualitativement et géographiquement, dans les années à venir. D’autant qu’il s’agit d’un mode de vie plutôt « temporaire » (la durée de vie moyenne d’une colocation étant de 11 mois), qui appelle un taux de rotation minimum sur le marché, tant en termes d’offres que de demandes.

La crise économique, l’envol du prix des loyers et l’évolution du mode de vie des français ont permis à la colocation d’évoluer, de murir et de toucher une cible toujours plus large. Autant de signes encourageants, qui marquent une véritable évolution socio-culturelle.

Sources :

  • Initiadroit.com, Dossier du mois La colocation »
  • L’Express.fr, Article Colocation pour tous
  • MaPiaule.com, Article Baromètre de la colocation : qui sont les nouveaux colocataires ?
  • LeFigaro.fr, Article Logement étudiant : la colocation revient moins cher
  • Digischool.fr, Article Chiffres-clés : les étudiants et la colocation

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10 règles pour réussir sa colocation

10-regles-pour-reussir-sa-colocationVivre en colocation permet de rencontrer de nouvelles personnes, d’élargir ses perspectives et de réduire ses dépenses en matière de loyer. Il s’agit également d’un mode de vie collectif, qui nécessite un fonctionnement particulier. Voici dix règles pour réussir sa colocation.

1. La règle d’or

Un colocataire ne fait pas aux autres ce qu’il n’aimerait pas qu’ils lui fassent. Et il garde en tête que tout le monde apprécie l’eau chaude dans la salle de bain, mais pas forcément le même style de musique que lui.

2. Le ménage, ça se partage

Le nettoyage et le rangement des parties communes se planifie, par alternance ou en divisant les tâches. Et de préférence par écrit. L’idéal ? Un emploi du temps, comme à l’école !

3. Chacun sa chambre

Un coloc pour chaque chambre et une chambre pour chaque coloc : si partager un appartement est enrichissant, partager une chambre est à proscrire.

4. Chacun son espace

Un colocataire n’empiète pas sur l’espace de rangement des autres, que ce soit dans le réfrigérateur ou les placards, et n’emprunte pas ce qui ne lui appartient pas. Les concombres et les brosses à dents, cela ne se prête pas !

5. Chacun ses responsabilités

Les colocataires honorent leurs responsabilités respectives : il revient à chacun de laver son linge, de nettoyer la vaisselle qu’il utilise et de payer ses factures personnelles. Oui, oui, le téléphone mobile est une facture personnelle.

6. Un pot commun, vraiment commun

Loyer, factures d’électricité ou d’internet, courses basiques : chaque colocataire paie son dû en temps et en heure. L’échéancier est le même pour tous !

7. Un gars, une fille

Les petits amis et les petites amies sont les bienvenus. Quelques nuits par mois. Pas par semaine. Sinon, ce sont des colocataires, avec tout ce que cela implique, notamment la règle N°6.

8. Le sommeil, c’est sacré

Qu’il se lève plus tôt ou qu’il se couche plus tard, un colocataire veille à respecter le sommeil de ses camarades. Surtout en semaine. Et surtout le week-end.

9. L’unanimité sinon rien

Toute décision importante, comme l’arrivée d’un nouveau colocataire, la réalisation de travaux ou le remplacement d’un prestataire de service par un autre, s’approuve par un vote à l’unanimité des colocataires. La colocation, ce n’est pas la démocratie !

10. Boucler la boucle

Les colocataires font en sorte de respecter les règles qu’ils ont eux-mêmes fixées. En particulier s’il s’agit des règles N°1 à 9 !

La vie en colocation présente de nombreux avantages, mais peut également constituer un réel défi. Fixer et respecter des règles simples permet de mieux vivre au quotidien et de tirer pleinement parti de cette belle expérience humaine.

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La colocation intergénérationnelle : comment ça marche ?

colocation intergénérationnelle, une formule gagnant-gagnant

La colocation intergénérationnelle est un concept qui a vu le jour en 2004, mais sa popularité n’a pas encore atteint les sommets. Il s’agit pourtant d’une formule gagnant-gagnant : les jeunes bénéficient d’un logement à titre gracieux ou à moindre coût, les séniors sortent de leur solitude et se déchargent de certaines tâches.

Le principe de la colocation intergénérationnelle

Les objectifs de la colocation intergénérationnelle sont précisés dans une charte parue en 2005. Les premiers d’entre eux visent à mettre fin à l’isolement des personnes âgées et à faciliter l’accès au logement des étudiants. Il s’agit aussi de booster le rapprochement intergénérationnel et, à terme, de faire en sorte que la formule soit reconnue d’utilité sociale. Grâce à l’adoption de ce système de logement, il est attendu que les jeunes développent une empathie à l’égard des personnes âgées.

Dans la pratique, une personne âgée, propriétaire de son domicile, accepte de le partager avec un étudiant ou un apprenti, moyennant finance ou non, selon son choix. Toutefois, même dans le cas où le jeune doit apporter une contribution financière, elle sera moindre. Il doit cependant s’acquitter d’une autre contrepartie : une présence effective plusieurs soirées par semaine ou le week-end. Avec son colocataire, ils conviendront des tâches ménagères et menus services qu’il devra effectuer.

Pour que cette colocation fonctionne, des efforts sont à fournir de part et d’autre. Les personnes âgées se doivent d’éviter de considérer leur jeune colocataire comme un aide-soignant, une infirmière à domicile ou un homme à tout faire. L’étudiant ou l’apprenti est tenu d’une obligation de présence et doit donc s’y conformer. Il devra supporter le tempérament de son hébergeur et aménager son planning pour avoir du temps à lui consacrer.

Des associations pour encadrer cette forme de colocation

La cohabitation entre deux personnes qui n’ont ni les mêmes centres d’intérêt, ni les mêmes activités peut présenter des difficultés tant du côté du jeune que du côté du sénior. Ces difficultés peuvent porter sur l’entente même entre les deux parties, sur le non-respect des clauses de l’accord ou encore l’incompatibilité de caractère qui se développe au fil du temps. Pour arrondir les angles et gérer le processus dans son ensemble, différentes associations se sont créées. « Le Pari solidaire », « Ensemble 2 générations », « Génér’Actions », « Concordalogis » ou encore « Ar’toit 2 générations » en sont quelques exemples.  Leurs membres rendent régulièrement visite aux colocations qui se sont formées en vue de s’assurer que tout se passe bien. Les associations font en sorte de gérer les demandes par rapport au volume très important des offres, et de mettre en relation les personnes qui ont le plus de chance de s’entendre.

L’une des raisons d’être de ces associations est aussi de fournir tous les conseils utiles concernant la colocation intergénérationnelle. Dans une certaine mesure, elles se posent en garant de la sécurité des parties prenantes en recueillant les informations de part et d’autre  avant de les mettre en relation.

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Comment organiser la recherche d’un appartement à plusieurs

Comment organiser la recherche d’un appartement à plusieurs

Vivre en colocation, c’est réunir deux éléments : des colocataires, et un logement. Si vous avez déjà choisi vos colocataires, il vous reste à trouver un appartement. Voici cinq conseils pour structurer et organiser la recherche d’un appartement à plusieurs.

1.    Fixer des critères

Avant de vous lancer dans une quête effrénée de l’appartement idéal, définissez avec vos futurs colocataires les caractéristiques fondamentales, et rédhibitoires, de ce fameux logement : situation géographique, nombre de pièces, montant du loyer, surface habitable. Ce « portrait robot » vous permettra de gagner un temps précieux par la suite.

2.    Constituer un dossier

Les renseignements et les documents demandés par les propriétaires et les agences immobilières sont presque toujours les mêmes : identité, profession, revenus, garants éventuels, etc. Là encore, rassembler à l’avance ces documents pour chaque colocataire et les centraliser dans un dossier commun — dans une chemise cartonnée ou même sur DropBox — est un bon moyen de structurer la recherche d’un appartement à plusieurs en vue de gagner du temps par la suite.

3.    Répartir les tâches

Inutile d’être plusieurs à consulter les mêmes sources d’information. Un colocataire peut s’occuper des annonces en ligne, tandis qu’un deuxième feuillètera les journaux et qu’un troisième contactera des agences physiques. L’essentiel est de garder en tête les critères définis ensemble, et de veiller à centraliser le fruit de vos recherches respectives dans un fichier commun (un simple tableur Excel suffit).

4.    Visiter séparément, puis ensemble

La clé d’une recherche d’appartement réussie est d’effectuer le maximum de visites possible en un minimum de temps, car cela vous donne un meilleur aperçu du marché. Lorsque vous recherchez un appartement à plusieurs, vous bénéficiez de fait d’un véritable avantage. Profitez-en pour visiter le plus d’appartement possible séparément, puis re-visitez ensemble ceux qui ont retenu votre attention la première fois. Procéder ainsi est particulièrement utile dans les villes où la demande est supérieure à l’offre, ou lors des périodes de recherches intenses, comme en période de rentrées étudiantes.

5.    Décider

Une fois que vous avez visité un grand nombre d’appartements, prenez le temps — pas trop de temps tout de même — de vous réunir et de décider ensemble du logement qui vous convient le mieux. Important : pensez toujours à prévoir un plan B, voir un plan C, dans l’éventualité où l’appartement que vous convoitez serait attribué à d’autres locataires.

Choisir un logement n’est pas une sinécure. Trouver un appartement à plusieurs encore moins ! Organiser votre recherche vous simplifiera grandement la tâche. Surtout, gardez en tête que l’appartement idéal est celui où vous vous sentirez bien. Ensemble.

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Comment choisir son colocataire ?

comment choisir son colocataire

Choisir son colocataire, c’est en quelque sorte s’engager. Pas autant qu’en se mariant, bien sûr, mais il s’agit tout de même de trouver la personne qui va partager sa vie au quotidien, pour le meilleur et pour le pire. Mieux vaut donc ne pas se tromper !  Voici cinq conseils pour trouver la perle rare.

1. Ne pas se borner à ses amis ni ses proches

Près de trois colocataires sur quatre partagent un appartement avec des amis, des amis d’amis ou des membres de leur famille. En partageant sa recherche de colocation autour de soi, on a de grandes chances de trouver le « roommate » idéal.

Attention toutefois à ne pas se précipiter d’emménager avec son meilleur ami ou sa cousine préférée sous prétexte qu’il ou elle est disponible au bon moment. L’amitié est une chose, la vie en commun en est une autre. Il vaut parfois mieux sortir de sa zone de confort et bien vivre avec des inconnus que prendre le risque de gâcher une belle relation.

2. Déterminer des critères de « sélection »…

Certes, la colocation se nourrit des différences de chacun et il n’est pas nécessaire de trouver un alter ego parfait. Mais partager un appartement avec une personne dont le mode de vie serait radicalement différent, ou dont le caractère serait fondamentalement incompatible avec le sien, peut rapidement rendre la vie quotidienne insupportable. Orienter sa recherche, en fonction de critères prédéfinis, aide à réduire ce risque. En voici une liste non exhaustive :

  • âge
  • profession
  • rythme de vie
  • centres d’intérêt
  • habitudes personnelles
  • revenus
  • situation amoureuse
  • animaux de compagnie

3. … tout en demeurant ouvert d’esprit

Avoir une idée du colocataire que l’on recherche, et de celui que l’on préfère éviter, permet de gagner du temps et de maximiser les chances que la vie commune se passe bien. Il ne faut toutefois pas « juger » chaque colocataire potentiel uniquement à travers une liste, au risque de passer à côté d’une belle aventure. Choisir son colocataire est avant tout une décision affective, dont le critère principal demeure le « feeling ».

4. Poser de nombreuses questions

Quoi qu’il en soit, la meilleure façon de bien choisir son colocataire est de le rencontrer, de manière plus ou moins formelle (lors de la visite de l’appartement ou autour d’un café) et de lui poser des questions. Surtout les questions qui vous angoissent ou celles sur lesquelles vous avez des doutes. Là encore, mieux vaut vaincre sa timidité l’espace d’un rendez-vous et être capable de prendre une décision informée, plutôt que de découvrir une facette de son colocataire une fois que l’on a emménagé.

5. Ne pas oublier que le choix d’un colocataire est réciproque

Le choix d’un colocataire n’est pas une décision à sens unique. Il est inutile de demander à son futur colocataire des choses que l’on ne souhaite pas faire ou que l’on est incapable de faire soi-même. Mieux vaut garder à l’esprit que le plus sûr moyen de trouver la perle rare est d’être quelqu’un d’agréable, avec qui une autre personne aura envie de partager un appartement, dans la bonne humeur.

Choisir son colocataire n’est pas une mince affaire. Cela réclame de l’énergie, de l’organisation et une certaine ouverture d’esprit. Autant d’efforts qui seront récompensés, par la suite, par une meilleure ambiance au sein de sa colocation !