Archives mensuelles : octobre 2014

Les qualités essentielles à avoir pour être un bon colocataire

ColocataireVivre en colocation nécessite de toutes les parties prenantes de respecter certaines règles, tant vis-à-vis des autres colocataires que du propriétaire.

Le respect mutuel pour une colocation réussie

Une colocation qui fonctionne requiert que tous les colocataires s’entendent bien entre eux. Le choix du bon colocataire est donc déterminant. Il se fera en tenant compte de plusieurs critères. Il est important de sélectionner des candidats ayant approximativement le même âge et les mêmes centres d’intérêt. Des habitudes communes pourront également contribuer à améliorer la colocation. Cette liste n’est pas exhaustive, mais constitue une bonne base.

Le respect est un élément capital entre colocataires. Chacun a son espace que les autres sont tenus de ne pas empiéter. Cependant, tous ceux qui partagent le logement doivent avoir la volonté de s’entraider dans les tâches quotidiennes. La colocation, c’est aussi des moments conviviaux à vivre ensemble. Un minimum de sociabilité est donc nécessaire. En outre, les colocataires doivent accepter de se conformer au règlement interne qu’ils auront établi et co-signé.

Une bonne organisation de la vie quotidienne

Pour que la vie quotidienne en colocation fonctionne, elle doit être bien organisée. Dans ce contexte, des réunions auront lieu régulièrement pour faire le point sur les tensions ou sur les points à améliorer. L’emploi du temps de tous les occupants du logement sera affiché dans les parties communes, de même que l’organisation des corvées de vaisselle, de ménage ou l’utilisation des sanitaires.

Des règles de savoir-vivre seront instaurées, comme le fait de ne pas écouter de la musique à fond au milieu de la nuit ou de rentrer à des heures indues en faisant beaucoup de bruit au risque de réveiller tous les colocataires. Les questions financières pouvant être source de mésententes, il est indispensable de définir dès le départ les frais que chacun devra supporter tout au long de la colocation. Toutes les charges seront partagées, qu’il s’agisse du loyer ou de l’électricité.

L’application des législations en vigueur

Dans une colocation, chaque colocataire a des droits et des obligations légales. Lorsque les colocataires ont procédé à la signature du bail, ils disposent du droit de circuler dans le logement comme n’importe quel locataire. Ils peuvent aussi bénéficier d’une aide à la colocation. Pour ce faire, son nom figurera dans le contrat de location conclu avec le propriétaire. Le colocataire ne devra pas louer l’appartement à un membre de sa famille ou à celui de son conjoint. Son revenu ne devra pas non plus être supérieur au montant fixé annuellement par la CAF.

Si le colocataire a des droits, il a également des obligations envers le propriétaire. Chaque personne qui intègre la colocation s’engage auprès du propriétaire par un contrat. Ce dernier peut être individuel, comme il peut être commun. Les colocataires doivent s’acquitter du loyer et des réparations dans le logement. Certains propriétaires imposent la caution solidaire pour parer à d’éventuels impayés. Pour éviter cela, chaque colocataire doit être en mesure de fournir des justificatifs de ressources. De plus, pour se préserver des risques, une assurance est souvent exigée par le bailleur. Un bon colocataire est donc tenu de s’y conformer.

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La colocation à Nice

colocation niceLes loyers à Nice comptent parmi les plus chers des Alpes-Maritimes. La colocation est alors privilégiée par ceux qui souhaitent s’installer dans l’une des plus belles villes de France, mais qui ont un budget modeste. Si dans certains quartiers, les loyers sont assez élevés, dans d’autres, il est tout à fait possible de trouver des loyers plus abordables.

Se loger à Nice

Connue pour la célèbre Promenade des Anglais et la douceur de son climat une grande partie de l’année, Nice est aussi une ville où il fait bon vivre. Toutefois, il faut savoir que ces avantages et les nombreux autres dont regorge cette ville ont un coût. En effet, dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nice est la plus chère en termes de loyer. La moyenne se situe actuellement aux alentours de 16 € le mètre carré. De ce fait, l’option colocation se présente comme une solution intéressante, permettant à la fois de profiter d’un espace de vie convenable et confortable sans avoir à prévoir un budget logement trop important.

Quels critères privilégier pour choisir son logement à Nice ?

Pour ceux qui sont pleinement dans la vie active, le nord de la ville se présente comme un choix d’intérêt. En effet, il y a un choix plus vaste en matière de types de logements, allant des immeubles de moyen standing aux résidences modernes et aux classiques maisons de ville. Cette zone se trouve d’ailleurs à proximité des grands centres d’activités, et est correctement desservie par le réseau de transport urbain.
Non loin des principaux services de proximité, le secteur Libération est une option intéressante. En plus de ces services de proximité, cette zone est également intéressante pour les adeptes de loisirs culturels et sportifs. En effet, les salles de cinéma, les médiathèques et autres complexes sportifs y abondent.

Guide des zones urbaines de Nice

Ceux qui peuvent se permettre d’augmenter leur budget logement pourront profiter de tous les attraits de Nice en s’établissant sur les collines ouest. Bien que plutôt éloignée des grands centres urbains et des principaux pôles d’activité, cette zone y est reliée par différents moyens de transport. À la fois paisible et bénéficiant d’une vue à couper le souffle pour une grande partie de sa surface, les jolies terrasses, les parcs tranquilles et les infrastructures sportives n’y manquent pas.

Si vous cherchez un quartier animé et dynamique, le Carré d’or est plus intéressant. Il s’agit du cœur de Nice, là où les mouvements sont incessants, où il semble que tout le monde s’est donné rendez-vous, où l’activité et la frénésie semblent avoir élu domicile. Pour se retrouver sur le front de mer ou sur la fameuse Promenade des Anglais, il n’y a parfois que quelques mètres à parcourir.

Toujours pour profiter de l’animation, mais en bénéficiant cette fois de loyers moins élevés que dans le Carré d’or, la zone du port est une alternative. Le marché immobilier locatif ne connaît pas encore une propension énorme en termes de coûts, et pourtant, plusieurs aménagements ont été effectués pour rendre ce quartier plus agréable à vivre : création de parkings, aménagement des zones piétonnes… La mise en place de lignes de tram et la création d’espaces verts font également partie des rénovations entreprises dans cette partie de la ville.

Les quartiers de Riquier et de Saint-Roch sont particulièrement prisés par les étudiants en raison de la proximité de la faculté de Saint-Jean-d’Angély et celle de Valrose. Le quartier a connu de récents travaux de rénovation, mais sans conséquences notoires sur le montant du loyer.

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Les 5 villes françaises où les loyers sont les plus chers

loyer ParisLes loyers ne sont pas les mêmes dans toutes les villes françaises. Certaines sont plus chères que d’autres, une situation résultant de plusieurs facteurs.

Paramètres justifiant la cherté du loyer dans certaines villes

Si les loyers sont plus élevés dans certaines villes que d’autres, c’est parce que plusieurs éléments entrent en jeu. La pression fiscale est l’un des paramètres majeurs. En effet, une ville dont le taux d’endettement est très élevé augmentera les taxes d’habitation et les taxes foncières prélevées sur chaque habitant. D’autres paramètres tels que le taux d’inflation enregistré dans la région, le coût de la vie ou encore le prix de référence des logements à la location contribuent à augmenter les loyers.

Paris sur la première marche du podium

Dans le classement des villes où les loyers sont les plus élevés en France, Paris se positionne en première place. Durant le premier trimestre 2014, les loyers parisiens ont connu une hausse de presque 2 % sur les surfaces moyennes de 28 m² par rapport à 2012. Cela s’explique par une offre plus faible que la demande. Par ailleurs, le plan local d’urbanisme en vigueur dans la capitale ne permet pas la création de nouveaux logements locatifs. Le sixième arrondissement propose les loyers les plus chers, pouvant atteindre plus de 13 000 euros le m².

Nice, une offre locative restreinte

Après Paris, Nice est la seconde ville où le loyer est le plus cher avec une moyenne de 899 euros, soient 35 % de plus que dans les autres régions, excepté Paris. Plusieurs paramètres en sont à l’origine. Le climat méditerranéen qui y prévaut attire un nombre constant de nouveaux locataires alors que le parc immobilier locatif est très restreint. Une grande partie des constructions existantes ont été érigées avant 1975.

Saint-Tropez, la ville des célébrités

Saint-Tropez se classe troisième dans la liste des villes françaises aux loyers les plus élevés. Encore une fois, la situation géographique de la ville joue un rôle capital. Au bord de la Méditerranée, elle est très recherchée par les célébrités, surtout pendant la période estivale. Les paysages alentour font également partie des facteurs déterminants. Le loyer y est en moyenne de 806 euros par mois.

Neuilly-sur-Seine, la ville branchée

En quatrième position se trouve Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine. Le loyer y est élevé, car il est défini en fonction d’une population de jeunes cadres dynamiques, plutôt aisés. En outre, il s’agit d’une ville branchée et très animée avec de nombreux commerces, des bars et des restaurants. Le loyer s’y élève à 23,20 euros le m². La pression fiscale y est pourtant assez modérée, ce qui n’est pas le cas dans les villes du Sud, situées sur les rives de la Méditerranée.

Louer à Villefranche-sur-Mer

La dernière ville de la liste est Villefranche-sur-Mer, dans le département des Alpes-Maritimes. Si les loyers y sont aussi chers, c’est parce que seul 1 % des résidences y est vacant. Comme dans les autres villes, l’offre ne suit pas la demande. Par ailleurs, comme dans toute la région PACA, la pression fiscale, telle que la taxe d’habitation, est très forte et le coût de la vie assez cher. Les propriétaires sont alors dans l’obligation de répercuter tous ces éléments sur les loyers.

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La colocation à Toulouse

colocation toulouseÉtant une ville universitaire, Toulouse est une localité où la colocation n’est plus une nouveauté malgré le montant relativement peu élevé des loyers appliqués. Pour profiter de ces loyers accessibles, il convient de prioriser certaines zones par rapport à d’autres.

Données chiffrées sur le marché immobilier à Toulouse

La ville de Toulouse, avec ses nouveaux pôles d’activités (aérospatial, canceropôle…) et ses campus universitaires attire de plus en plus de monde au fil des années. Pour preuve, les quelque 15 000 personnes qui s’y rendent chaque année pour y élire domicile. Il en découle une certaine difficulté à trouver un logement. D’ailleurs, comme l’offre est largement inférieure à la demande, les tarifs sont revus à la hausse. Cette hausse n’est toutefois pas aussi importante que dans d’autres localités.

Les prix immobiliers tournent aux alentours de 11,90 € le mètre carré. Si au fil des années, on a constaté des hausses, celles-ci ne sont que moindres, surtout en comparaison avec d’autres villes. Si 11,90 € constituent une moyenne, il est encore possible de trouver des loyers à 9,30 € le mètre carré, mais il est clair que des tarifs grimpant à 15,70 € ne sont pas à exclure. D’après de récentes études, le loyer constitue près d’un tiers du revenu moyen à Toulouse, soit approximativement 611 € par mois. De ce fait, la colocation est une alternative qui permet de faire baisser raisonnablement cette proportion, une solution qui intéresse de plus en plus d’étudiants et de jeunes travailleurs.

Toulouse et ses différentes zones

Dans le centre de Toulouse, on recense près de 70 000 habitants, dont la moitié des étudiants. La densité y est assez élevée, mais le nombre d’habitants par logement est inférieur à la moyenne toulousaine. Les logements modernes y côtoient des immeubles à l’architecture plus ancienne et des hôtels particuliers. Les rues commerçantes et les places historiques sont essentiellement regroupées au niveau des Carmes et de l’Esquirol. Cette zone de Toulouse abrite des boutiques huppées, mais aussi un marché aux puces, des salles de cinéma, des centres de loisirs pour les jeunes et moins jeunes. Cette partie est tout à fait particulière pour son côté cosmopolite.

Les pavillons et les faubourgs sont typiques de la rive gauche de Toulouse, et plus généralement de la Garonne. Ce type de logement est favorable à la mixité sociale et permet de bénéficier de plus d’espace pour un loyer plus accessible. D’ailleurs, la zone est suffisamment desservie par le métro et le tramway. On peut donc rejoindre le centre-ville facilement.

Toulouse Nord attire par son côté limitrophe du centre-ville. Les lignes de métro ont été conçues de telle manière qu’il suffit d’environ cinq minutes pour parvenir au centre-ville. C’est donc une manière de résider dans une zone pavillonnaire tout en profitant d’une certaine animation, d’un dynamisme culturel et de nombreux commerces.

Toulouse Est reprend ces spécificités, mais sa particularité réside dans le fait que l’on y retrouve également plusieurs zones résidentielles, pour ne citer que La Roseraie, les secteurs Jolimont, Soupetard et Bonhoure, ou encore la Côte Pavée.

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Colocation étudiante : classement des 7 principales villes universitaires de France

Ville universitaire françaiseLa colocation reste la solution d’hébergement la plus prisée des étudiants pour des raisons pratiques et économiques. Découvrez le classement de 7 principales villes universitaires de France.

Les critères pris en compte

Comme tout classement digne de ce nom, différents critères sont à prendre en compte. Bien sûr, la notation appliquée à ou aux universités qui s’y trouvent est primordial. Par extension, il s’agira de voir entre autres les catégories de disciplines proposées ainsi que le renom même de l’université, que ce soit au niveau national ou international. Ce paramètre constitue d’ailleurs un second critère. Après, ou même pendant les années universitaires, le problème de l’emploi peut se poser. Le troisième critère est relatif au logement, et plus précisément à la proportion offre/demande et aux tarifs sur le marché. À cela s’ajoutent le réseau de transport, l’environnement, la culture, le sport et les sorties.

Toulouse, en seconde position après Grenoble

Si pendant longtemps, Toulouse a fait partie du top 3 des villes étudiantes, en 2013, elle n’y a pas failli. Le coût de la vie en est la raison. Des études ont en effet mis en exergue que c’est la ville la moins onéreuse pour les étudiants. Un chiffre a même été annoncé : 11.581 euros pour tenir une année universitaire. Dans ce budget, le loyer est de première importance. D’autres facteurs comme le transport et l’alimentation sont également à inclure.

Montpellier conserve sa troisième place

Ses trois universités auxquelles viennent s’ajouter ses six grandes écoles font incontestablement de Montpellier une importante ville universitaire. Et ce qualificatif ne date pas d’hier ! En effet, cette renommée lui a été attribuée depuis le Moyen-Age. Les quelque 70.000 étudiants qui y vivent actuellement viennent confirmer ce fait. Cette tradition moyenâgeuse a fait que les centres d’intérêt et autres structures destinés aux jeunes étudiants sont nombreux.

Nantes, de la septième à la quatrième place

L’offre de logement y est plus vaste que dans les autres grandes villes étudiantes de France, et le loyer moyen est raisonnable. Ces deux points font que de nombreux étudiants choisissent de s’installer à Nantes. À ceci vient s’ajouter le fait qu’un grand choix de filières d’études s’offre aux étudiants, pour ne citer que les nombreuses écoles d’ingénieurs. Cette ville est aussi dynamique en termes d’emploi.

Marseille à la cinquième place

Marseille a toujours figuré en bonne position parmi les villes universitaires. Mais le projet « Marseille Ville étudiante » ne va faire qu’améliorer cet état de fait. Une amélioration boostée par la fusion de trois universités, en 2012, qui a fait d’Aix-Marseille Université la plus grande université française. Les écoles d’ingénieurs n’y manquent pas, de même que d’autres grandes écoles, comme celle d’Art et de Design, d’Architecture ou encore du Paysage.

Lyon descend d’une marche

« Lyon aime les étudiants », ce sont les mots qui ont été placardés en plusieurs points de la ville de Lyon, dans le cadre d’une campagne qui battait son plein depuis le début de cette année 2014. Le principal point fort de cette attraction qu’ont les étudiants pour Lyon réside dans le montant du loyer : en moyenne 4.700 euros. Par ailleurs, grâce à la Maison des étudiants, ces derniers ont la possibilité de s’informer facilement sur tout ce qui concerne la vie étudiante puisque tout y est centralisé.

Rennes, égale à elle-même

Près de 58.000 étudiants ont choisi de s’installer à Rennes, une ville qui abrite deux grandes universités et 28 grandes écoles. Pour améliorer la capacité d’accueil de la localité en termes de logement étudiant, une plateforme immobilière a vu le jour, et est porteuse du projet de résidence étudiante dénommé Realista. Elle a pour objectif de contribuer activement à l’accueil des quelque 10.000 nouveaux étudiants qui opteraient pour Rennes d’ici 2025.

Paris, dans le cœur des étrangers, un peu moins dans celui des Français

Paris qui était en 2012 à la 10e place a perdu deux places dans le classement de 2013. De nombreux établissements célèbres dans le mondeVille universitaire française sont situés à Paris. Les frais de scolarité y sont plutôt abordables par rapport à la qualité de l’enseignement qui y est prodigué. Là où le bât blesse, malheureusement, c’est relativement aux loyers, nettement plus élevés par rapport aux autres grandes villes universitaires.

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L’encadrement de la colocation par la loi ALUR : décryptage

loi ALURJusqu’au vote de la loi ALUR, la colocation était une forme de cohabitation non réglementée. Dorénavant, des normes sont mises en place, visant notamment à protéger les colocataires.

Le besoin d’instauration d’un cadre juridique

La loi ALUR ou Accès au Logement et un Urbanisme Rénové est entrée en vigueur le 24 mars 2014. Grâce à cette loi, la colocation s’inscrit désormais dans un cadre légal et possède une définition juridique. Il s’agit d’une « location d’un même logement par plusieurs locataires, constituant leur résidence principale et formalisée par la conclusion d’un contrat unique ou de plusieurs contrats entre les locataires et le bailleur ». Le vote de cette loi, qui a eu lieu en février dernier, est une suite logique à l’essor que la colocation ne cesse de présenter en France.

Ce qu’il en est de la clause de solidarité et de la caution solidaire

Sauf disposition contraire dans le contrat de bail, les colocataires sont solidaires pour le paiement du loyer et autres charges locatives. Cette clause de solidarité peut ne pas être aussi clairement énoncée, une phrase telle que « les colocataires sont tenus de payer conjointement le montant global du loyer » y faisant d’ores et déjà référence. Dans ce sens, si l’un des cohabitants n’est pas à même de payer la part dont il doit s’acquitter, ses colocataires sont contraints de compléter cette part, car le bailleur doit recevoir son dû dans son intégralité. A charge ensuite pour les colocataires de se retourner vers le locataire défaillant. La loi ALUR précise une durée à cette clause de solidarité : six mois après le congé d’un colocataire ou à l’arrivée d’un nouveau colocataire.

Par ailleurs, chaque colocataire est soumis au versement d’une caution en son nom. Dans le cas où l’un des colocataires met fin à son bail, sa caution s’inscrit au même titre que son loyer en termes de solidarité. Ainsi, il cessera d’être solidaire six mois après son congé.

Un plafonnement des loyers

Jusqu’alors, les bailleurs pouvaient librement fixer le montant du loyer. De plus, puisqu’il s’agit d’une colocation où chaque pièce est attribuée à un locataire, un loyer distinct pour chaque pièce pouvait être fixé. Ainsi, les propriétaires y trouvaient un excellent moyen de rentabiliser leur bien immobilier.

Dorénavant, la loi ALUR impose un plafonnement pour 28 localités. Il s’agit de celles où l’offre est largement supérieure à la demande. Dans ces villes, un loyer de référence est fixé, et la totalité du montant versé par les colocataires ne pourra pas aller au-delà de ce loyer de référence qui est précisé par type de biens.

Les frais d’agence sont également plafonnés. En effet, ces frais correspondent généralement à deux mois de loyers, et ne peuvent donc pas aller au-delà d’un certain montant.

Une solution pour la souscription à une assurance

La souscription à une assurance est une obligation incombant à la fois au propriétaire et aux colocataires. Il s’agira d’une assurance multirisque habitation, ou MRH. Soit chaque colocataire en souscrit une pour la partie de l’habitation qu’il occupe, soit un colocataire souscrit pour l’ensemble et est donc titulaire du contrat d’assurance, et demande remboursement des frais à ses cohabitants. Cette seconde option présente néanmoins un inconvénient dans le cas où ce colocataire titulaire met fin à son contrat de bail. Les autres pourraient alors se retrouver non assurés.

La loi ALUR laisse désormais la possibilité au propriétaire de souscrire l’assurance et de percevoir mensuellement une quote-part correspondant au 1/12e des frais d’assurance et dont s’acquitte l’ensemble des colocataires.