Archives mensuelles : décembre 2015

Bon plan : faire de la colocation pour les vacances d’hiver

vacances d'hiver
Si votre budget pour les vacances d’hiver est quelque peu réduit, la colocation peut être une manière de réduire les coûts. Partager un hébergement pour la durée de votre séjour au ski est bien plus qu’une solution purement économique.

La colocation pour les vacances d’hiver, quels avantages en tirer ?

Même si vos finances sont assez réduites, vous n’êtes pas obligé de faire une croix sur vos prochaines vacances d’hiver. Vous pouvez vous tourner vers la colocation, un mode d’hébergement qui permet de revoir vos dépenses à la baisse. En effet, au lieu de devoir vous acquitter de l’intégralité du coût de la location, vous n’avez plus qu’une quote-part à payer. C’est aussi un moyen de disposer d’un logement assez confortable pour la durée de votre séjour, sans avoir à payer un loyer astronomique. D’une manière générale et en moyenne, la colocation permet d’économiser 30% du loyer. Les stations comme Tignes, Chamonix ou Morzine disposent d’infrastructures où la colocation est possible.

Payer moins pour disposer d’un confort convenable n’est pas la seule raison qui peut motiver une colocation de vacances. Cette alternative est aussi intéressante pour ne pas avoir à passer ces soirées seul. Pendant la journée, les joies du ski et les animations des stations vous tiennent occupé. Une fois la nuit tombée, il est nettement moins intéressant de rester seul dans son appartement, ou de sillonner seul les boites de nuit. Sans compter que la neige et le froid risquent d’alimenter le sentiment de déprime.
Par ailleurs, les vacances constituent une période idéale pour bâtir de nouvelles amitiés. Le partage de l’hébergement est un bon moyen de parvenir à cet objectif.

Colouer pour les vacances d’hiver, comment s’y prendre ?

Pour les quelques jours ou semaine que durent vos vacances d’hiver, les prises de tête doivent être bannies du programme. Pour qu’il en soit ainsi, des précautions s’imposent. D’abord, pour mettre toutes les chances de votre côté, il est préférable de cohabiter avec des personnes qui ont plus ou moins le même profil que vous. Si vous êtes une famille monoparentale avec deux enfants en bas âge par exemple, il serait contre-indiqué de cohabiter avec des jeunes bien bruyants qui aiment faire la fête tous les soirs dans le logement que vous partagez. Entre retraités, vous avez plus de chances de vous entendre et de vous adonner à des activités communes.

Faire une colocation durant un séjour hivernal est un concept qui devrait être plus rassurant que la formule chez l’habitant, dans la mesure où vous avez moins de chance de tomber sur des personnes peu recommandables. Pour qu’il en soit ainsi, cependant, il est conseillé de se rencontrer et de faire connaissance avant de prendre la route des vacances. Comme vous n’êtes pas obligatoirement de la même ville ou de la même région, passez par Internet pour lier connaissance et évaluer si une cohabitation, même pour quelques jours, est envisageable.
Enfin, pour que les vacances soient réservées à la détente et à l’amusement, convenez à l’avance de toutes les questions liées au loyer et au budget en général. Définissez la quote-part, ainsi que les éventuelles participations aux charges diverses.

Archives mensuelles : décembre 2015

IT’ Night : Leboncolocataire remporte le prix des Innovations digitales grand public

Prix IT Night
2015 aura été l’année de consécration du réseau social consacré à la colocation, Leboncolocataire.com. Parmi les récompenses reçues par ce dynamique start-up figure le prix des Innovations digitales grand public reçu à l’IT’ Night qui s’est déroulée au mois de mars de cette année.

Un concept au niveau d’un nouveau marché de l’immobilier

Avec un marché immobilier de plus en plus tendu et un contexte économique précaire pour de nombreux Français, la colocation se dessine comme la solution idéale pour bénéficier d’un cadre de vie confortable sans saigner le budget de vie d’une personne. Mais cette solution immobilière avantageuse renvoie à une vie en communauté qui implique de fait une synchronisation de différentes personnalités. Il est donc essentiel de trouver les profils compatibles pour une vie commune fonctionnelle.

C’est sur la base de ce constat simple que Marcien Amougui et Anna Renaudin ont créé un réseau social spécifique au domaine. Basé sur le système match-it qui fait appel à des critères de correspondance, le site a été lancé en 2014 dans sa version bêta accessible. Un an plus tard, le site revendique déjà plus de 20.000 membres. En plus de sa mission principale de mise en relation, le site propose des conseils et des actualités du domaine de la colocation. Leboncolocataire.com a pu prendre son élan grâce au Village by CA, un incubateur de start-ups particulièrement dynamique qui se consacre aux entreprises de moins de 36 mois.

IT’ Night : une cérémonie en l’honneur des entreprises des nouvelles technologies de l’information

C’est dans la nuit du 23 mars 2015 que s’est déroulée l’IT’ Night, la soirée entièrement dédiée à la célébration des initiatives et des performances des entreprises qui œuvrent dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Cinq catégories ont été définies pour mettre en valeur chaque type de métier. Les stratégies évoluent en effet en fonction de la cible des initiatives, professionnels ou grand public. Et la direction des systèmes d’information est un microcosme particulier et très technique dans cet univers de plus en plus diversifié.

Leboncolocataire.com a été primée dans la catégorie de l’innovation digitale grand public. En plus de l’originalité du réseau social, le site a également été reconnu pour la qualité de l’expérience utilisateur et pour l’impact positif du concept sur les acteurs B to B. Des bailleurs professionnels travaillent en effet aux côtés des particuliers, permettant au public de disposer d’une bien offre plus large. Cette année 2015, Anna Renaudin a également été nominée au prix Veuve-Clicquot.

It’ Night est une initiative soutenue par de grandes entreprises comme Orange, Louis Vuitton ou le Club Med. La cérémonie est une occasion pour les jeunes pousses de se montrer et pour les grands patrons de dispenser leurs conseils avisés pour garantir la pérennité des investissements. La force des incubateurs de start-ups a été démontrée au cours de la soirée. Outre Leboncolocataire, Shop Application (contrôle en ligne de plusieurs boutiques), Pitchy (vidéo de présentation), Tamaplace (salle de réunion virtuelle) et Shinken (gestion des systèmes d’information) sont les autres lauréats d’IT’ Night.

Archives mensuelles : décembre 2015

Salon RENT 2015 : Leboncolocataire remporte le prix Start-up

Prix
Comme à chaque édition, le salon RENT dédié à l’immobilier et aux nouvelles technologies décerne plusieurs prix aux participants afin de mettre en valeur les innovations qui constituent l’avenir du secteur. Cette année, c’est le site Lebonlocataire.com qui a remporté le prix Start-Up, couronnant un concept novateur et indispensable.

Le prix Start-Up du salon RENT 2015 : récompenser l’innovation

Le salon RENT, pour Real Estate & New Technologies, est un événement annuel dédié aux nouvelles technologies dans le secteur immobilier. Ayant eu lieu à la Grande Halle de La Villette le 3 et le 4 novembre dernier, cette manifestation B to B a vu la participation d’une centaine d’exposants français et étrangers. Au programme, une vingtaine de conférences ont été programmées et ont fait salle comble. Les exposants, quant à eux, ont mis en valeur de nouvelles compétences en 3D, en marketing, en gestion commerciale, en technique de vente et de mise en relation… Mais le point d’orgue des deux jours a été la remise des trois prix d’innovation (académique, meilleure innovation et start-up). Pour la catégorie de la start-up la plus innovante, le réseau social Lebonlocataire.com s’est distingué face aux sept autres finalistes sélectionnés.

Leboncolocataire.com : un réseau social pour structurer le marché de la colocation

Lancé en 2014 alors même que le marché de la colocation était balbutiant et cantonné aux outils offerts par les sites et les réseaux sociaux généralistes, Leboncolocataire s’est dessiné comme un acteur novateur en proposant une plateforme entièrement dédiée aux locataires en quête d’une nouvelle adresse, aux colocataires en quête d’un candidat et les bailleurs qui désirent se lancer dans ce secteur particulier. Les particuliers de tous âges souhaitant trouver un profil compatible à leur personnalité y disposent des outils nécessaires grâce au précieux système match-it (correspondance de profils). Les anciens colocataires peuvent faire des recommandations pour aider à la sélection. Le problème récurrent des colocations, à savoir l’entente entre les occupants d’une résidence, trouve à travers la fonctionnalité du site web une réponse efficace. Avec plus de 20.000 membres revendiqués, Leboncolocataire a rencontré son public et espère s’étendre. Les professionnels de l’immobilier peuvent également accéder à la plateforme en proposant leurs offres, ceci afin d’étendre le choix des membres.

Leboncolocataire : deux autres prix pour couronner une année 2015 à succès

Dès le premier trimestre de cette année 2015, Lebonlocataire.com s’est vu attribuer le prix des innovations digitales grand public au cours de la cérémonie IT’ Night, un événement qui se consacre aux nouvelles entreprises des nouvelles technologies de l’information. La mise à disposition d’un outil unique et dédié pour les colocataires et les bailleurs répond à un besoin spécifique particulièrement demandé dans un contexte de marché immobilier tendu, marqué par la hausse des loyers. Et en novembre, c’est Anna Renaudin, cofondatrice du réseau social, qui a été nominée pour le Prix Veuve-Clicquot Clémentine. Cette nomination destinée aux femmes d’initiative met en lumière le rôle primordial que joue la gent féminine dans le développement des technologies de l’information. À terme, Leboncolocataire ambitionne de devenir le principal acteur digital de la colocation.

Archives mensuelles : décembre 2015

La colocation à Nancy

Colocation nancy
Ville fleurie et ville piétonne, Nancy séduit les nouveaux arrivants et fidélise ses habitants. En cause, entre autres, la place Stanislas, les zones de verdure et l’ambiance jeune et dynamique qui y règne.

L’essentiel sur Nancy

Ville du nord-est de la France, Nancy n’est qu’à une heure et demie de Paris, et à quelques encablures de la Belgique, de l’Allemagne et du Luxembourg. Riche de quelque 107.710 habitants (selon un recensement effectué il y a deux ans), la localité se place en seconde place parmi les villes de Lorraine d’un point de vue démographique.

Nancy est une ville universitaire qui abrite quelque 47.000 étudiants répartis sur les cinq universités, à savoir Nancy I et II, l’UHP, l’Université Henri-Poincaré et l’INPL. Les formations proposées sont largement diversifiées, pour inclure, entre autres, la chirurgie dentaire et la pharmacie, les facultés de droit et des lettres, les écoles d’ingénieurs et une institution polytechnique…

Cette ambiance jeune et universitaire atteint des pics à l’occasion des fêtes estudiantines telles que les 24 heures de Stan, les galas de faculté ou encore les Nocturnes Etudiantes. La vingtaine de boites de nuit et les 140 bars que compte l’agglomération contribuent à instaurer cette ambiance particulière.

Pourquoi s’installer et rester à Nancy ?

Pendant les hivers à Nancy, il n’est pas rare que le mercure descende jusqu’à -15 °C. La couverture par les transports en commun mériterait encore une amélioration, malgré la mise en place du tram. Si vous désirez louer dans du neuf et vous installer en location ou en colocation, la recherche risque d’être compliquée et il est conseillé de s’armer de patience. En effet, une vaste majorité du parc privé date du début du XXe siècle.

Pour évacuer le stress dû à la recherche de logement ou à d’autres facteurs, la place Stanislas vous invite à une évasion à travers l’histoire. Cette esplanade constituait la frontière entre la « Vieille-Ville » et la « Ville-Neuve », et doit son nom à un ancien roi de Pologne, Stanislas Leszczynski. Classée au patrimoine de l’UNESCO, la place a été complètement remise à neuf en 2005, et est devenue entièrement piétonne. La restauration a fait de la place l’une des plus belles au monde, avec des ornements identiques aux originaux.

La Place Stanislas n’est pas le seul ouvrage architectural nancéien qui a résisté au passage du temps. Les Places de l’Alliance et de la Carrière, les portes de Desilles et l’arc de triomphe menant au Palais du Gouvernement sont autant d’autres exemples.

Si vous êtes adeptes de la tranquillité et souhaitez respirer un bon bol d’air frais, les parcs de la Pépinière, Sainte-Marie et Olry vous attendent à proximité du centre-ville. La forêt de Haye est aussi un véritable havre de paix, où les pique-niques entre colocataires seraient les bienvenus. Toujours dans cette idée de passer du temps avec vos cohabitants, vous pouvez également programmer un week-end ski en période hivernale, puisqu’à une heure de Nancy, vous avez le choix entre de nombreuses pistes.

Focus sur quelques quartiers de la ville

Lorsqu’il s’agit de faire une colocation, le choix du logement et du quartier constitue un premier pas d’une grande importance. La Grande Rue vous conviendrait si vous ne pouvez vous passer d’un certain degré d’animation. Les rues parsemées de petits restaurants et de bars ainsi que la brocante mensuelle confèrent à cette zone une atmosphère suffisamment animée et assez bruyante.

Si par contre, vous préférez le calme et la tranquillité, la zone du Parc Sainte-Marie est faite pour vous. Y trouver un logement neuf, suffisamment grand pour accueillir la colocation, est sensiblement plus facile qu’ailleurs.

Dans les quartiers de Crosne, de Trois-Maisons ou de Vayringe, le calme est au rendez-vous, et la zone est suffisamment couverte par les commerces de proximité. Dans votre voisinage, vous aurez principalement des jeunes actifs.

Archives mensuelles : décembre 2015

Plafonnement des loyers à Paris : quels recours pour les locataires ?

Plafonnement loyer à Paris
Depuis le 1er aout 2015, les loyers parisiens sont plafonnés, conformément au décret n°2015-650 du 10 juin 2015 sur l’encadrement des loyers. Cette disposition n’est pourtant pas respectée par l’intégralité des bailleurs dont les biens sont situés dans la limite des 80 quartiers administratifs concernés. Heureusement, la disposition légale prévoit un recours pour les locataires lésés.

Assurez-vous que votre loyer est conforme aux valeurs de référence

Avant de penser à un recours, confirmez que le loyer que vous payez est supérieur à celui spécifié par la Préfecture de Paris. Le site de cette institution peut vous être utile à ce stade. Vous pouvez aussi vous rendre sur le site de l’OLAP (Observatoire des loyers de l’Agglomération Parisienne) ou celui de la DRIHL (Direction régionale interdépartementale pour l’hébergement et le logement).

Pour obtenir le tarif applicable, vous devez tenir compte de la période de construction du bien : antérieurement à 1946, entre 1947 et 1970, de 1971 à 1990 ou ultérieurement à 1991. Votre adresse, le nombre de pièces de votre logement et le fait qu’il s’agit d’un bien meublé ou non sont autant d’autres informations indispensables. Le prix du mètre carré vous est communiqué, que vous multipliez par la surface que vous occupez. À partir de la confirmation que vous vous acquittez d’un loyer excessif, mettez votre bailleur en demeure.

La mise en demeure

Cette première étape consiste à communiquer à votre propriétaire que, conformément aux vérifications faites, votre loyer est supérieur aux loyers médians de la préfecture. Vous demandez donc à votre bailleur de le revoir à la baisse et d’appliquer le nouveau montant de manière rétroactive. Vous comptabilisez alors le montant qui vous est dû depuis la date de signature du bail. La mise en demeure prend la forme d’une lettre recommandée avec un accusé de réception.

La Commission départementale de conciliation

Dans le meilleur des cas, votre bailleur applique le nouveau loyer et vous remet la somme correspondant au trop-perçu. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous adresser à la Commission départementale de conciliation ou CDC, branche de la Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement. A ce stade, la résolution de votre différend se fera à l’amiable et le recours est gratuit. Pour que cette commission puisse intervenir, vous devez lui remettre votre dossier en recommandé.

Le recours au Tribunal de Première instance

Si aucun accord amiable n’est trouvé au bout des deux mois alloués au CDC pour trancher, saisissez le juge d’instance. Pour vous épauler et vous conseiller à travers les méandres du système, vous pouvez solliciter l’appui de la CLCV (Consommation Logement et Cadre de vie), le CGL (Confédération générale du Logement) ou le CNL (Confédération nationale du Logement), toutes trois associations de défense des locataires. Il n’est pas indispensable de se faire représenter par un avocat.

Les délais de recours

Trois ans à compter de la signature d’un nouveau bail, votre recours à la CDC demeure recevable. S’il s’agit d’un renouvellement, votre demande de diminution du loyer, pour se conformer au loyer médian majoré, devra parvenir à votre bailleur cinq mois avant la date d’échéance du contrat. La saisine de la CDC pourra se faire en cas de refus ou si vous n’obtenez aucune réponse dans les quatre mois qui précèdent l’échéance du bail.

Archives mensuelles : décembre 2015

L’encadrement des loyers à Paris

Loyer à Paris
François Hollande, alors candidat à la présidentielle, l’avait annoncé en 2012 : la loi sur l’encadrement des loyers parisiens est entrée en vigueur le 1er août 2015. Elle s’applique aux baux conclus et renouvelés. Le loyer de référence est fixé annuellement par un arrêté préfectoral. Il est prévu que le plafonnement des loyers s’étende à d’autres préfectures, Lille et Grenoble notamment, puis à l’ensemble du territoire.

Contexte et cadre légal

Le plafonnement des loyers n’est pas une création purement française. Ce dispositif existe déjà dans plusieurs pays européens, sous des formes diverses. En Suède, par exemple, les dispositions légales sur l’encadrement stipulent que les loyers applicables au parc privé doivent être supérieurs de 5% tout au plus par rapport à ceux du parc public municipal. En Suisse, le bailleur doit respecter un taux imposé par l’autorité compétente pour l’augmentation entre deux bailleurs. Ce taux fait l’objet d’une révision annuelle.

Pour le cas de la France, et donc pour l’instant à Paris, le Préfet est l’instance qui a autorité pour communiquer les loyers de référence aux termes du décret n°2015-650 du 10 juin 2015 sur les conditions de mise en œuvre du système d’encadrement des loyers. Une valeur majorée de 20% et une valeur minorée de 30% sont spécifiées sur la base de ce tarif de référence. Cet encadrement s’applique aux logements du parc privé à titre de résidence principale. Les biens vides et meublés sont concernés.

Accessibilité des informations sur les loyers applicables

La fixation des loyers applicables se fait sur la base de plusieurs critères, dont le nombre de pièces, l’époque de construction du bien et l’emplacement. Ces critères sont ensuite évalués par l’Observatoire des loyers de l’Agglomération Parisienne ou OLAP. Cette institution fournit les loyers de référence. Les locataires peuvent se rendre sur son site pour connaître les valeurs étalons pour leur logement. Ils peuvent également obtenir cette information via le site de la Direction régionale interdépartementale pour l’hébergement et le logement ou la DRIHL.

Le ressenti côté locataires et colocataires

Le plafonnement des loyers parisiens est favorablement accueilli par différentes associations de locataires. Les organismes tels que la Fondation Abbé-Pierre se disent partiellement satisfaits. Toutefois, ils ne manquent pas de préciser, tout comme le conseiller régional d’Ile-de-France Julien Bayou, que le dispositif arrive un peu tard. De plus, il fait exclusion des communes limitrophes de Paris. Cette limitation à 80 quartiers parisiens risque d’entraîner une hausse des loyers dans ces zones périphériques.

L’avis des bailleurs

Du côté des agents immobiliers et des bailleurs, l’encadrement des loyers parisiens est qualifié d’erreur historique. La Chambre nationale des propriétaires s’exprime par la voix de son président, Denys Brunel, pour signifier que la mesure ne tient pas compte de l’équilibre juridique, et risque d’avoir des impacts significatifs sur l’économie. C’est pour cette raison que son organisation s’unit à la Fédération nationale de l’Immobilier (FNAIM) et à Plurience pour déposer un recours devant le tribunal administratif et un autre devant le Conseil d’État pour contester le décret n°2015-650.

Par ailleurs, les bailleurs ne sont pas à l’abri du fait que les locataires acceptent les tarifs proposés à la conclusion ou au renouvellement du bail, quitte à les contester ultérieurement. En tant que propriétaires, ils risquent de se voir entraîner dans un processus juridico-administratif.