Archives mensuelles : mars 2016

7 qualités à avoir pour être un bon colocataire

Qualité d'un colocataire
Avant de vous installer en colocation, bien avant de signer le contrat de bail, demandez-vous si vous avez les qualités nécessaires pour partager votre logement. Il ne faut surtout pas que la colocation se transforme en un stage de survie pour vous ou pour vos colocataires.

1- Avoir le sens du partage

Si pour vous, partager un 50 m² à deux ou trois est tout à fait faisable, vous pouvez déjà considérer la colocation comme une alternative d’intérêt. Au contraire, si vous ne supportez pas l’idée de composer avec d’autres personnes de votre « créneau salle de bain » du matin, c’est déjà un peu plus complexe. Si vous ne supportez pas non plus de devoir vous assurer que votre salon est libre avant d’organiser une soirée entre amis improvisée, la cohabitation n’est probablement pas faite pour vous.

2- Avoir une bonne capacité d’adaptation

Comme il s’agit de s’adapter aux habitudes et aux humeurs des uns et des autres, cette qualité est essentielle. Si vous avez toujours vécu chez vos parents, au milieu de vos frères et sœurs, dont vous connaissez les habitudes dans le moindre détail, la colocation entraînera sans nul doute plusieurs changements.

3- Être prêt à faire des concessions

Pour vous, écouter de la musique signifie mettre le volume à fond et crier à tue-tête ? Vous n’aurez probablement pas toujours l’occasion de le faire, surtout si votre colocataire a une grande préférence pour le silence, le calme et la tranquillité. Vous n’êtes à votre aise que lorsque votre moitié ou votre meilleur (e) ami (e) passe quatre ou cinq soirées par semaine chez vous et parfois même y passe la nuit ? Cette présence ne doit pas être incommodante pour le reste de la colocation. Vous devez donc accepter de mettre de côté certaines habitudes.

4- Être prêt à participer

Lorsque vous décidez de cohabiter avec d’autres personnes, sachez qu’il est question de partager un espace. Vous partagez aussi le temps d’occupation de la salle de bain, le frigo, le salon, la cuisine, bref, tous les espaces communs du logement. Tous ces espaces doivent être entretenus, nettoyés, etc. Il faut donc participer pour préserver le bon état et la propreté du logement.

5- Être prêt à se conformer aux règles

Dès que la colocation est constituée, la création d’un règlement intérieur est capitale. Ce document devient une référence à chaque fois qu’un litige se présente au sein de la colocation. Vous devez êtes prêt à signer ce document et à vous laisser régir par ce qui y est mentionné. Les plus rebelles devront donc changer de comportement s’ils veulent s’épanouir dans une colocation.

6- Être amical(e)

À partir du moment où vous allez vivre avec d’autres personnes, vous êtes amené à discuter devant une tasse de café, un petit déjeuner ou un dîner. Rester seul dans votre coin et ne sortir de votre chambre que lorsque tous les autres colocataires sont absents peut être assez compliqué. Il importe que vous soyez sociable, car il n’est pas seulement question de payer un loyer en commun. Vous pourriez vous découvrir des centres d’intérêt commun avec vos cohabitants si vous prenez le temps de les écouter et de discuter avec eux.

7- Vous êtes solvable

Pour le paiement du loyer, comme pour les autres charges liées au logement, il faut que vous ayez les moyens. À part la quote-part de loyer, vous contribuerez aussi aux autres dépenses communes telles que la facture d’électricité, l’internet ou tout autre service que vous utilisez tous ensemble.

Archives mensuelles : mars 2016

Quels travaux incombent aux colocataires ?

travaux colocation
Avant même la signature du contrat de bail, le bailleur a l’obligation de mettre à votre disposition un logement décent. Il doit donc effectuer tous les travaux pour que le domicile réponde à ce critère. À partir du moment où vous êtes installé en tant que colocataire, certains travaux relèvent de votre responsabilité.

Les types de travaux qui incombent au colocataire

Dès que vous intégrez la colocation, vous êtes tenu de réaliser de menues réparations et des travaux d’entretien. Cette mesure est encadrée par l’article 7d de la loi du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs. La définition du responsable des travaux peut en effet devenir un sujet de litige entre le bailleur et les colocataires. Cet article stipule donc que « l’entretien courant du logement, des équipements mentionnés au contrat et les menues réparations ainsi que l’ensemble des réparations locatives définies par décret en Conseil d’État, sauf si elles sont occasionnées par vétusté, malfaçon, vice de construction, cas fortuit ou force majeure » sont à la charge des locataires (ou des colocataires).

Comme il peut être complexe de lister tous les cas concernés par cette disposition, les types de travaux ont été catégorisés. Il s’agit d’abord des travaux d’entretien des différentes ouvertures dans la mesure où il n’est question, par exemple, que de remplacer la poignée ou de remplacer les gonds. Les petites dégradations sur les plafonds et les murs, les installations électriques et la robinetterie sont également concernées. En tant que colocataire, c’est donc à vous d’intervenir si votre chasse d’eau est défaillante ou si une prise murale risque de se détacher de sa fixation. Si la cheminée a besoin d’être ramonée ou si les tuyaux ont besoin d’être débarrassés des dépôts calcaires, les travaux y afférents vous reviennent. Cette liste n’est en aucun cas exhaustive.

Colocataires, les travaux qui ne vous incombent pas

Et justement, aux fins de créer une balise, le législateur mentionne les types de travaux dont le bailleur a la charge. Les travaux de consolidation des infrastructures, d’entretien et de maintenance des parties communes, d’entretien de la toiture, des canalisations d’eau, de souches de cheminée et des ascenseurs et monte-charges sont intégralement à la charge de votre propriétaire. Pour les immeubles concernés, le bailleur doit aussi s’occuper des travaux de désamiantage. Et d’une manière générale, dès lors qu’il s’agit de gros œuvre ou de modification de structure, c’est la responsabilité du propriétaire qui est engagée. S’il ne se plie pas à ces obligations, il encourt des sanctions.

Votre bailleur peut vous proposer de réaliser à vos frais certains types de travaux qui, normalement, devraient lui revenir. En contrepartie, les frais engagés sont à déduire de votre loyer. Si un tel cas se produit, il est indispensable de faire figurer l’arrangement dans le contrat de bail pour éviter tout litige.

Que faire si vous ne parvenez pas à vous mettre d’accord sur le responsable des travaux ?

Malgré cette mesure de précaution (dispatcher les responsabilités dans le contrat de bail), il peut arriver que propriétaire et colocataires se rejettent la responsabilité. La difficulté survient au moment de déterminer qu’une dégradation est une conséquence de l’humidité du logement (et donc le bailleur doit entreprendre les travaux) ou d’un mauvais usage de celui-ci (auquel cas le locataire est responsable).

Si un tel cas se produit, les colocataires doivent prouver qu’ils n’y sont pour rien dans les dégradations dont il est question.

Archives mensuelles : mars 2016

L’intimité en colocation : qu’en est-il ?

intimité en colocation
Colouer, partager un appartement avec des étrangers ou même des amis, est synonyme de perte d’intimité pour certains. Cet inconvénient peut pourtant être contourné grâce au respect de règles dictées par le règlement de la colocation et à une bonne organisation entre colocataires.

Passez du temps avec votre amoureux(se), même si vous êtes en colocation

Si vous prenez pour la première fois la décision de vous établir en colocation, le fait de ne pouvoir passer vos soirées avec votre amoureux peut constituer un frein. Vous pouvez vous demander si vos ébats ne gêneraient pas la colocation, ou si vos discussions intimes ne filtreraient pas trop facilement à travers les murs de l’appartement. Les colocataires qui entrent sans frapper dans votre chambre ou les compagnons de vos colocataires qui vous voient traverser le couloir en micro-short et en soutien-gorge comme vous le faites souvent peuvent être autant d’arguments contre ce mode de logement. D’une manière générale, lorsque vous décidez de partager votre toit avec d’autres personnes, vous n’avez pas toujours l’impression d’être totalement chez vous.

Pour éviter ce type de désagrément, il est nécessaire d’établir dès le début de la colocation un règlement qui limite ou encadre la présence de tiers dans le logement. Des heures ou des jours seront convenus pour que cette présence ne devienne pas une cause de discorde, sans pour autant freiner la vie de couple des colocataires. Lorsque vous prévoyez une soirée plus torride que d’autres, convenez d’un code, comme une chaussette accrochée à la poignée de la porte. Et surtout, faites en sorte que vos moments d’intimité se déroulent dans votre espace privatif.

Votre couple, vos amis et votre famille

L’intimité ne fait pas uniquement référence à votre vie de couple. Elle s’applique aussi aux membres de votre famille et aux conversations que vous pourriez avoir. Vos problèmes familiaux n’ont pas à être exposés à l’ensemble de la colocation. Si vos discussions tendent vers une sphère plus privée, votre chambre est le meilleur cadre pour en parler, quand bien même vous auriez un salon dont l’utilité première est de recevoir vos invités.

Et justement, quand vous prévoyez de recevoir des amis ou plusieurs membres de la famille, et que vous risquez d’être vraiment trop à l’étroit dans votre chambre, il convient de prévenir vos colocataires. L’objectif est d’abord de s’assurer que votre présence ne dérange pas les autres.

Vivre en colocation ne doit pas vous priver du plaisir d’héberger un proche chez vous pendant une ou plusieurs nuits. Cependant, et toujours aux fins de respecter les autres, il convient d’en avertir les cohabitants suffisamment à l’avance afin de vous organiser. La colocation n’empêche pas de conserver votre intimité. Mais il est clair que si chaque colocataire a un invité qui sera dans vos murs pour une semaine, et que vous êtes trois dans la colocation, vous risquez rapidement de vous sentir très à l’étroit. Votre besoin de solitude et de tranquillité, indispensable pour votre créativité, votre état d’esprit général et votre productivité, ne pourrait sûrement pas être satisfait dans de telles conditions.

Si un problème venait à survenir, il est toujours préférable d’en parler avant que la situation ne dégénère. Prenez le temps de réunir tous les colocataires afin d’évoquer la situation que vous trouvez gênante, et prendre les dispositions qui s’imposent.

Archives mensuelles : mars 2016

Colocation à Paris et à Londres : comparaison

colocation Paris
Comme dans plusieurs grandes villes européennes, la colocation prend de l’ampleur tant à Londres qu’à Paris. Si ces deux capitales partagent quelques points communs, des différences sont à marquer.

Les capitales anglaise et française, identiques en certains points

À Paris comme à Londres, les loyers appliqués sont fonction de l’emplacement du bien. Habiter dans le futur Grand Paris (effectif cette année) a forcément des commodités qui justifient un tarif beaucoup plus élevé que dans les zones périphériques de la capitale. Et dans ce Grand Paris, la partie dite « intramuros » est à différencier. De la même manière, le loyer que vous aurez à payer dans l’Inner London (Londres intramuros) est certainement distinct des tarifs des zones excentrées du Greater London. Londres abrite aussi l’équivalent des Ier et IIe arrondissements parisiens, ainsi que des quartiers du Marais et autres Saint-Germain-des-Prés, pour ne citer que la zone 1.

Les prix londoniens, presque le double des tarifs parisiens

Mais les ressemblances s’arrêtent là. Dès lors que les tarifs sont détaillés, la différence se creuse. Pour vous donner un ordre d’idée, prévoyez 976 € en moyenne si vous devez vivre à Londres, contre 557 € en France. Ces chiffres découlent d’une étude réalisée par le site Appartager.com qui s’est inspiré des tarifs trouvés sur la plateforme de son homologue londonien Easyroommate.com. Si tels sont les loyers moyens que le bailleur s’attend à recevoir, il va sans dire que la quote-part de loyer à prévoir pour la colocation passe du simple au double.
Si les chiffres mentionnés précédemment constituent une moyenne, il est tout à fait courant de trouver dans la zone 1 un loyer à plus de 1120 €. Si de tels tarifs sont appliqués, les raisons en sont multiples. La première est relative à la valeur de l’euro par rapport au livre sterling. Ensuite, cette différence est accentuée par l’afflux permanent des jeunes et moins jeunes qui mettent le pied en Grande-Bretagne pour y travailler. Londres compte quelque 300.000 nouveaux arrivants par an. Cette affluence a des conséquences assez importantes sur le rapport entre la demande et l’offre, déjà assez restreinte. Outre-Manche, pour une offre, il y a en moyenne dix demandes, contre sept en France.

Un écart qui risque de se creuser et une tendance à la hausse qui suivra son cours

Ce flux de nouveaux arrivants à Londres n’est pas près de s’arrêter. Les étrangers continuent d’arriver en masse, attirés par le cadre fiscal qui y prévaut et qui est nettement plus intéressant pour les non-résidents comparé à ce qui est appliqué dans l’Hexagone. De plus, l’anglais, langue commune à de nombreux pays, permet à un plus grand nombre d’accéder au marché du travail et de réaliser des investissements. Sur ces vagues de nouveaux arrivants, un petit nombre possède les moyens d’acheter. Les autres sont contraints de se tourner vers la location, or, même les logements les plus exigus sont proposés à des tarifs parfois trop importants. De ce fait, la colocation se présente comme l’alternative la plus intéressante. C’est ainsi qu’un tiers des colocations en Europe sont recensées à Londres.

Comme les attraits de Londres restent constants, les arrivées se poursuivront et les tarifs iront crescendo.

Archives mensuelles : mars 2016

La colocation dans l’Ain

colocation ain
L’Ain est composé de quatre régions naturelles, à savoir Bugey, Bresse, le Pays de Gex et Dombes. Riche 419 communes, ce département compte parmi ses villes l’une des plus chères de France pour ce qui est de la colocation.

L’Ain en chiffres

Les communes de l’Ain forment un quadrilatère situé dans l’Est de l’Hexagone. Ce département est traversé de part en part, et du nord au sud, par la rivière éponyme. Ses quelque 629 786 habitants sont répartis sur 5 762 km2, ce qui donne une densité de 89 habitants au kilomètre carré. L’Ain s’arrête aux portes du Jura et inclut trois points culminants. Le plus imposant, baptisé le Crêt de la Neige, atteint les 1 718 m. Pour l’ensemble du territoire, la température annuelle moyenne est de 11°C.

Le marché de l’immobilier dans l’Ain

Que vous soyez un nouvel arrivant dans l’Ain ou que vous y soyez déjà installé, mais êtes désireux de vous établir en colocation, vous trouverez ce qu’il vous faut parmi les villas, les appartements ou encore les chalets qui constituent le parc locatif privé du département. Des fermes aux duplex, le choix est vaste, et tout dépendra de l’emplacement que vous recherchez et du nombre de personnes qui constitueront votre colocation entre autres paramètres.

Pour ce qui est du prix de l’immobilier, les valeurs varient d’une ville à une autre. Ainsi, à Revonnas, Châtillon-sur-Chalaronne et Bâgé-la-Ville par exemple, les prix sont à la hausse, allant jusqu’à 2 043 € le mètre carré à la vente. Dans les localités comme Polliat et Montrevel-en-Bresse, ils connaissent une baisse.
Gex, une des grandes villes de l’Ain, devance Paris pour ce qui est des tarifs de la colocation. En moyenne, chaque colocataire s’acquitte d’une quote-part de 600 € mensuels (contre 562 €/mois à Paris ou 504 €/mois à Cannes). À Gex, comme dans l’ensemble du pays, la colocation étudiante gagne du terrain. Ceci ne constitue cependant pas un frein pour les autres types de colocataires, comme les familles monoparentales, les séniors qui hébergent des jeunes ou encore les jeunes actifs.

L’attrait des grandes villes de l’Ain

Le coût élevé qui y est pratiqué s’explique en partie par l’environnement particulièrement agréable du Pays de Gex. Avec la Suisse à proximité et les montagnes du Jura toutes proches, cette zone est assimilée à un écrin de verdure propice aux activités de plein air. Toujours dans un cadre où la nature a conservé une place aussi importante, Bugey est une autre localité de l’Ain qui a tout pour plaire. Si vous y vivez déjà, vous avez sûrement dû vous en rendre compte. Forêts et vignobles s’y côtoient, ce qui ferait un endroit idéal pour vos sorties entre colocataires.

Dombes abrite un certain nombre de lacs, de rivières et d’étangs. Ici encore, votre colocation a largement le choix en ce qui concerne les activités communes. Bresse, une autre grande ville de l’Ain, est connue sur l’ensemble du territoire français et même au-delà pour son poulet aux pâtes bleues. Il a toute sa place à votre table lors des dîners qui rassemblent périodiquement votre colocation.