Archives mensuelles : avril 2016

Une colocation 100% filles : bonne ou mauvaise idée ?

colocation filles
Pour réduire les coûts, ne pas se retrouver complètement seule ou expérimenter un mode de vie réputé plus convivial, la colocation continue de séduire et fait de plus en plus d’adeptes. Si vous êtes de ceux qui sont tentés, et que vous vous demandez si la colocation composée uniquement de filles est une bonne alternative, voici des informations fort utiles.

Compréhension et empathie forcent le respect

Le respect de la zone privative de chaque colocataire et de l’espace commun à la colocation est une des clés de la réussite de la cohabitation. Ce respect s’étend aussi à celui du temps alloué pour l’occupation de la salle de bain et l’organisation de la salle de séjour.

Entre filles, l’empathie s’instaure plus facilement, si bien que chacune peut plus facilement comprendre les besoins de ses cohabitantes. Cette empathie et cette compréhension facilitent la bonne entente et l’instauration du respect.

La notion d’ordre et de propreté est moins disparate

Une maisonnée plongée dans un désordre indescriptible est l’un des motifs de dispute les plus fréquents dans une colocation. Il est certain que chaque personne définit le rangement selon des critères qui lui sont propres. Cependant, il y a un compromis qui devrait s’instaurer. Entre filles, ce compromis s’obtient plus facilement, car les avis et la définition de l’ordre et de la propreté sont moins divergents. Le juste milieu entre la plus maniaque et la plus désordonnée ne relève pas du casse-tête.

Mieux profiter des charmes de la colocation

Si de nombreux jeunes franchissent le cap et passent à la colocation, c’est souvent pour des raisons financières. Ce mode de logement permet de quitter en douceur le cocon familial pour se retrouver seul sans l’être vraiment. Vous continuez à vous sentir entourée, et pouvez compter sur l’aide de vos colocataires au besoin. Comme vous vivez sous le même toit, le dialogue passe plus facilement. Pour vos coups de blues, valider votre tenue pour un premier rencard ou vous conseiller sur un régime 100% efficace, vous pourrez compter sur vos cohabitantes. Vos soirées entre filles, bien au chaud dans votre colocation, sont l’occasion de passer un excellent moment sans vous déplacer : une soirée film romantique, un dîner ou un apéro…

Des raisons pratiques non négligeables

Vous vous retrouvez à court de shampooing et n’avez absolument pas le temps d’en acheter alors qu’un lavage est impératif ? L’une de vos colocataires a certainement quelque chose qui peut convenir à votre type de cheveux. Elles pourront aussi vous dépanner si vous avez besoin d’une robe sexy à souhait, mais que vous n’avez pas ce type de vêtement dans vos armoires. Idem pour le vernis à ongles, le rouge à lèvres et autres articles pour mettre votre beauté en valeur. Autant de petits détails faciles à régler lorsqu’on vit avec des filles.

Plus sérieuses mais moins communicatives

Même si les impayés de loyer peuvent aussi bien venir des filles que des garçons, chez ces derniers, les cas sont plus fréquents. Les filles sont plus réputées pour leur sérieux, et mettent un point d’honneur à respecter leurs engagements. Ce sont donc des colocataires plus fiables. Bien sûr, il existe toujours des exceptions, il faut l’avouer.

Pour ce qui est de la communication, par contre, elles ont plus d’efforts à fournir. Si un sujet les chagrine ou les importune, au lieu d’en parler ouvertement, elles le gardent pour elles et laissent la situation s’envenimer jusqu’à ce qu’elle en devienne explosive. Dans bien des cas, ce moment représente la fin de la colocation. A contrario, certaines filles ont la fâcheuse habitude de s’énerver et de monter sur leurs grands chevaux pour pas grand-chose. Là aussi, la cohabitation risque d’en arriver prématurément à son terme. D’où l’importance d’avoir un entretien toutes ensemble avant de décider d’intégrer une nouvelle personne à la colocation.

Archives mensuelles : avril 2016

La caution, un sujet de discorde entre locataire et propriétaire

caution en location
Une étude menée conjointement par le cabinet OnePoll et le site Weroom a permis de mettre en exergue le fait que la caution constitue le principal sujet de discorde entre le propriétaire et les colocataires. C’est l’occasion d’en savoir plus sur cette garantie sollicitée par le bailleur.

La caution, une source de tension

À l’initiative du site dédié à la colocation Weroom, le cabinet OnePoll a réalisé une étude permettant d’identifier les principales causes de discorde entre le propriétaire et ses colocataires. Le panel est constitué en majorité de locataires âgés de 18 à 24 ans.

Il ressort de cette étude qu’à peu près la moitié des bailleurs ont déjà empoché la caution, ou plutôt le dépôt de garantie. Et cette situation entraîne bien sûr des tensions entre les deux parties. Le PDG et co-fondateur du site, Thomas Villeneuve, précise que cette tension naît souvent du fait que le dépôt de garantie est retenu pour des raisons plutôt minimes. Il peut, par exemple, s’agir de dommages causés aux meubles qui auraient pu être évités en prenant les précautions qui s’imposent. Les négligences des agences et des propriétaires ne sont pas non plus à écarter.

Plus de détails sur le dépôt de garantie

Lorsqu’il s’agit de la somme d’argent sollicitée par le bailleur en tout début du contrat de bail, et même avant, il est plutôt question de dépôt de garantie. Le montant convenu par les parties doit figurer dans le contrat de bail, sachant que le montant maximum est équivalent à un mois de loyer charges non comprises. Cette précision est consolidée par la loi Alur, et est issue de la disposition légale du 6 juillet 1989.

Ce dépôt de garantie vous est restitué intégralement si l’état des lieux final atteste que vous n’avez causé aucun dommage au logement pendant la durée de votre occupation des lieux. Si par contre, des altérations sont notées, le coût des travaux de réparation est déduit de votre dépôt de garantie. De ce montant sont également déduits vos éventuels impayés de loyer ou charges locatives.

Pour une raison ou une autre, votre bailleur peut refuser de vous remettre votre dépôt de garantie ou de vous le rendre en totalité. Dans tous les cas, si vous estimez que votre bailleur est en tort, signifiez-le-lui. S’il n’y a aucune action de sa part, saisissez la Commission de conciliation logement de votre département. La procédure de cette saisine est détaillée auprès de votre mairie.

Différence entre caution et dépôt de garantie

En remettant le dépôt de garantie au bailleur, vous, en tant que colocataire, faites preuve de bonne foi et d’une réelle volonté de veiller à la bonne exécution du contrat de bail. En d’autres termes, vous confirmez par ce versement que vous êtes prêt à vous acquitter du loyer mensuel et à régler les frais relatifs aux éventuels travaux de réparation.

La caution, quant à elle, fait référence à la personne qui se substituera à vous dans le cas où vous enregistrez des manquements à votre obligation de payer vos loyers et charges locatives. C’est donc votre caution, également appelée caution personnelle, qui s’en acquitte en vos lieu et place. Comme elle doit donc se plier à cette obligation, il faut que votre caution justifie qu’elle dispose des moyens financiers suffisants pour le faire.
Même si vous indiquez vos parents ou des proches comme caution, votre bailleur peut toujours vous demander qu’un contrat soit établi afin qu’il puisse requérir son dû en cas de besoin.

Archives mensuelles : avril 2016

Assurance habitation : comment ça se passe dans une colocation ?

assurance habitation
En colocation, comme dans toute autre forme de location, les occupants du logement doivent contracter une assurance habitation. Comme la colocation implique nécessairement au moins deux individus, il est important de savoir qui d’entre eux devra faire la démarche pour souscrire une assurance habitation.

La raison d’être de l’assurance habitation

En tant que colocataire, vous devez présenter un contrat d’assurance multirisque habitation au moment où votre propriétaire vous remet les clés du logement. Si vous ne vous pliez pas à cette formalité, le bailleur peut remettre en cause le contrat de bail. Le contrat d’assurance constitue pour lui une garantie qu’au cas où un sinistre se produit dans son bien, il pourra compter sur une indemnisation pour les réparations à effectuer.
Entre autres sinistres qu’englobe la garantie, vous pouvez considérer l’explosion, l’incendie, le dégât des eaux, le bris de glace, le vol et le vandalisme.

Comment établir le contrat d’assurance ?

Dans la grande majorité des contrats de colocation, les colocataires sont solidairement responsables. Un colocataire, au moins, doit souscrire un contrat auprès d’une compagnie d’assurance. Les cohabitants peuvent décider que le nom de chacun d’entre eux figure dans le document. En cas de dommage, chacun contribuera financièrement, et le montant requis sera partagé de manière équitable.

Dans les cas où les colocataires ne sont pas solidairement responsables et que le contrat de bail le spécifie clairement, chaque cohabitant devra contracter individuellement une assurance habitation. Cette assurance n’a pas à être obligatoirement délivrée par le même établissement, même si cette alternative est préférable, notamment pour le propriétaire, pour éviter que les compagnies se rejettent la responsabilité en cas de sinistre. Les formalités et démarches administratives n’en sont que plus compliquées dans le cas où chaque colocataire choisit une compagnie.

Pour éviter encore plus de complications, le propriétaire peut proposer aux colocataires d’intégrer le montant de l’assurance au loyer. Dans ce cas, au montant du loyer est ajouté 1/12e de la cotisation annuelle dont le ou les colocataires doivent s’acquitter.

Et si l’un des colocataires part avant le terme du contrat de bail ?

Le contrat d’assurance habitation peut donc mentionner toutes les personnes qui occupent le logement. Il se peut pourtant qu’un colocataire décide de mettre fin au contrat de bail pour ce qui le concerne. Pour lui, le contrat d’assurance prend également fin.

Si ce cas se produit, et que le colocataire partant est remplacé ou non, il faudra ajouter un avenant au contrat d’assurance initial.

Des contrats qui viennent en complément de l’assurance habitation

L’assurance habitation ne concerne que le logement dans lequel vous vivez. Afin de vous protéger et de mieux vous prémunir contre toute forme de sinistre, il est recommandé de souscrire une assurance civile privée. Si votre négligence ou vos actes entrainent des dégâts aux maisons voisines, votre assurance se charge d’indemniser le propriétaire des biens concernés.

Vous pouvez aussi souscrire une garantie dommage à vos biens pour bénéficier d’un remboursement dans le cas où le sinistre concerne vos biens personnels.

Ces deux types de sinistre peuvent être pris en compte dans le cadre d’un contrat multirisque habitation.

Archives mensuelles : avril 2016

Location meublée : vers un changement fiscal

location meublée
La location meublée est plus avantageuse pour le bailleur et jugée plus pratique pour certains locataires. Toutefois, un changement fiscal risque de provoquer un bouleversement. La location meublée n’en perd pas pour autant quelques-uns de ces points forts.

Le contexte initial

Si vous êtes propriétaire d’un meublé, vous bénéficiez d’un régime d’imposition avantageux. Si votre meublé vous rapporte plus de 32.900 € annuels, vous aviez d’une déduction des charges et pouviez amortir votre bien pendant trois décennies. En dessous de ce plafond, vous bénéficiez d’un abattement de 50 %, dans la mesure où vous êtes régi par un régime BIC (bénéfices industriels et commerciaux).

Une mission interministérielle s’est penchée sur la question pour que les avantages d’un bailleur meublé se rapprochent de ceux d’un propriétaire d’un logement nu (qui ne peut prétendre qu’à un abattement de 30 % pour des revenus locatifs inférieurs à 1.500 €).

Comme de plus en plus de locataires se tournent aujourd’hui vers la location meublée pour des raisons pratiques d’abord, mais aussi pour une meilleure rentabilité, l’État compte, avec un aménagement fiscal, faire revenir l’intérêt pour les logements nus.

Les avantages fiscaux

Dans la mesure où le bailleur applique des « loyers raisonnables », il est éligible pour une exonération d’impôt. Pour l’année en cours, ces loyers raisonnables sont estimés à 184 €/m2 annuels si le bien se trouve en région parisienne, et 135 €/m2 par an en dehors de cette zone. Il faut aussi que le bailleur continue à occuper le bien comme sa résidence principale.

Cette exonération est un avantage qui vient s’ajouter à l’abattement qui s’applique déjà. Cet abattement peut aller jusqu’à 50 % et même 71 % dans certains cas.

Certaines conditions sont aussi relatives au locataire. Le bien dont il est question doit être sa résidence principale. Une exception s’applique si ce locataire a un statut de saisonnier : le logement serait son lieu de résidence temporaire, et il faut qu’il puisse justifier son statut professionnel (par un contrat de travail et par le secteur d’activité dans lequel il évolue).

Si vous êtes propriétaire d’un meublé, vous avez surement noté les changements déjà apportés par la loi ALUR, applicables depuis le 1er août 2015. Le contrat de bail type est identique à celui d’un logement nu, et vous devez constituer un dossier technique devant contenir le diagnostic de performance énergétique (DPE) et l’état d’installation des gaz, entre autres pièces. Des règles de décence strictes s’imposent, pour ne citer que la présence d’une pièce principale de 9 m² au moins.

Les attraits de la location meublée

Malgré ces modifications fiscales et législatives, la location meublée continue de comporter un certain intérêt. La durée de bail minimale, de un an, est maintenue. Les durées de préavis, un mois pour le locataire et trois pour bailleur, sont restées inchangées.

Comme pour l’occupation d’un logement nu, votre bailleur peut vous demander le versement d’un dépôt de garantie. Pour un meublé, cette garantie équivaut à deux mois de loyer, contre un mois pour la location nue.
Notez que des charges forfaitaires peuvent vous être imposées si vous êtes locataire d’un meublé.

Archives mensuelles : avril 2016

Colocation : les étudiants français peu appréciés ?

colocataires français
1 244 étudiants ont accepté de participer à un sondage à l’initiative de la plateforme de logements Uniplaces. Il ressort de ce sondage que les Français sont considérés comme faisant partie des pires colocataires. Découvrez-en les raisons ainsi que quelques conseils qui vous feront (peut-être) sortir du lot des impopulaires.

Ce que nous révèle le sondage Uniplaces pour l’année 2016

Si les Français ne sont pas à la dernière place du sondage Uniplaces sorti le 17 mars dernier, ils ne sont pas pour autant mieux lotis. Sur la population sondée, exclusivement composée d’étudiants issus de six pays européens, seuls 5 % acceptent de vivre en colocation avec un Français (contre 4 % pour les Allemands et les Portugais). Et même les Français entre eux semblent avoir du mal à se supporter, puisqu’ils ne sont que 24 % à accepter de cohabiter avec un compatriote.

Le sondage, réalisé sur des Français, des Allemands, des Italiens, des Espagnols, des Portugais et des Anglais, invoque quelques raisons qui expliquent ce classement peu flatteur pour les ressortissants de l’Hexagone. Ils refusent de faire le ménage, sont souvent coupables de vol de nourriture, oublient trop fréquemment de fermer la porte à clé et ont tendance à vouloir inviter du monde pour les apéros. Et paradoxalement à ce dernier constat, il est incriminé aux Français leur manque de volonté de se sociabiliser. Pourtant, c’est l’une des essences mêmes de la colocation.

Ce que vous pouvez faire pour inverser la tendance

La colocation est la solution d’hébergement la plus populaire pour vivre dans un logement convenable sans forcément se ruiner. Pour faire partie des colocataires appréciés, indépendamment de votre nationalité, voici quelques conseils.

En premier lieu, retenez que la colocation implique le partage et les concessions. Le partage ne signifie pas uniquement une division du loyer et des charges par le nombre de colocataires. C’est aussi partager un espace commun, et donc contribuer activement pour que cet espace reste propre, rangé, viable, agréable à vivre. Comme ces notions sont subjectives, il est indispensable de faire des compromis et d’accepter que l’angle de vue de chacun ne soit pas obligatoirement le même.

Avant même le premier jour de colocation, il est nécessaire d’établir un règlement de la colocation, qui doit être un document bien distinct du contrat de bail. Même si ce règlement est signé par tous et sert de référence en cas de mésentente, il est nécessaire de laisser la place au dialogue. En d’autres termes, si une situation vous gêne, n’hésitez pas à « convoquer » vos colocataires pour une réunion ou un dîner et à évoquer le problème dans une ambiance légère.

La colocation peut être un cadre idéal pour que naissent de grandes amitiés. Si vous cohabitez avec des étudiants étrangers, c’est l’occasion de découvrir et s’ouvrir à une nouvelle culture. Lorsque ce cercle de bonne entente se forme et si vous souhaitez que cette situation dure, faites du respect votre leitmotiv. Respectez les espaces privatifs des uns et des autres et respectez le temps qui vous est accordé pour l’occupation matinale de la salle de bains.

Archives mensuelles : avril 2016

Les colocataires fixent leur loyer à Londres

colocation londres
Si dans le contexte immobilier actuel, le bailleur fixe le montant du loyer, Rupert Hunt a décidé d’agir autrement. C’est ainsi que ce riche entrepreneur met à la disposition de colocataires potentiels un logement à Londres, et laisse les candidats décider du loyer. Plutôt tentant, non ?

Une offre atypique

Spitalfields, c’est dans ce quartier branché de la capitale anglaise que Rupert Hunt propose une colocation. Plus encore, son annonce s’adresse à ceux qui voudraient partager avec lui son espace de vie, sa très belle demeure. Il recherche deux colocataires, pour ses deux chambres libres. Et ce sont 7.000 demandes qu’il a reçues. Et pour cause : il a laissé aux candidats le soin de préciser le loyer dont ils sont prêts à s’acquitter pour vivre sous le même toit que lui. Cette fixation se fait en fonction des revenus du candidat. Les heureux élus auront donc le plaisir de vivre dans un excellent quartier, et de faire la fête dans la pièce disco dont le logement est pourvu.
Pour ce bailleur qui souhaite devenir colocataire, l’objectif n’est pas de trouver une meilleure offre en termes de prix. Sa proposition est à distinguer d’une mise aux enchères. Il est plutôt question de trouver des personnes avec qui il apprécierait de cohabiter. Pour lui, la co-toiture doit avoir un côté agréable à vivre. L’expérience de la colocation devrait, selon lui, avoir une dimension plus humaine.

Une attitude philanthrope

Rupert Hunt affiche des motivations qui vont au-delà de la simple recherche du bon colocataire. Il espère, par ce geste, faire basculer le marché de la location à Londres. À l’heure actuelle, le tarif moyen avoisine les 950 €, nettement plus que ce qui est proposé en France, même dans les quartiers huppés des grandes villes. Une offre reçoit en moyenne une dizaine, voire une douzaine de demandes. Beaucoup trop estime cet entrepreneur millionnaire, qui est aussi le fondateur d’un site de colocation, SpareRoom.com.

Une annonce qui tombe à pic dans le contexte politique

Si Rupert Hunt affiche ainsi sa position et son avis par rapport au marché de l’immobilier, c’est que le contexte politique qui prévaut outre-Manche s’y prête. Les candidats à la mairie de Londres en font leur cheval de bataille. Certains annoncent une construction de logements sur plusieurs terrains publics afin de renflouer le parc locatif de la ville, et donc de tirer les prix vers le bas. D’autres précisent que les tarifs applicables, à la vente notamment, seront réétudiés pour être à la portée de tous. D’autres encore mentionnent que la vente sera régie de manière à limiter l’acquisition par les riches investisseurs venant des pays asiatiques et du Moyen-Orient.

Ce qu’il faut savoir sur la colocation à Londres

Si vous n’avez pas la chance d’être choisi par Rupert Hunt, et de fixer vous-même votre loyer, voici quelques points à noter. Comme à Paris ou ailleurs, vous pouvez décider de vous installer à deux ou à six dans votre colocation. Mais trouver un bien où vous pourrez être à votre aise à partir de quatre personnes est un peu plus compliqué que trouver un logement pour deux. Pour les tarifs, avec un budget de £600 par mois, vous devez multiplier les recherches. Les offres peuvent très souvent aller jusqu’à £800. À votre quote-part de loyer, ajoutez la council tax ou taxe d’habitation, le chauffage, l’électricité et les frais pour les moyens de communication et de transport ne sont pas à négliger.

Archives mensuelles : avril 2016

Une colocation solidaire pour les femmes enceintes en difficulté

Colocation pour femmes enceintes
Faire rimer la colocation avec initiative solidaire, c’est le défi que s’est lancé l’association « La Maison de Marthe et Marie ». Elle vient en aide aux femmes enceintes pour les accompagner durant les quelques mois qui précèdent, puis suivent la naissance. Commencé en 2011, le projet de l’association continue à avoir toute sa raison d’être.

« La Maison de Marthe et Marie », promotrice de la colocation solidaire

Octobre 2011, l’association « La Maison de Marthe et Marie » met en place la première colocation solidaire à Lyon. L’initiative du mouvement vient d’une sage-femme qui, dans son métier, se retrouve confrontée à des cas où la grossesse entraîne parfois une descente aux enfers pour les concernées. Le logement de trois chambres accueille trois colocataires qui ont un point commun : elles attendent un heureux événement. Ce critère, et le fait qu’elles éprouvent de grandes difficultés à trouver un logement décent pour elles puis pour leurs bébés, sont pris en considération par l’association pour l’inclusion dans la colocation. Cette difficulté résulte de différents paramètres, comme l’abandon par le compagnon et les proches. La sélection est totalement indépendante des critères liés à la religion, la nationalité ou encore l’origine.

« La Maison de Marthe et Marie » ne se contente pas d’offrir un logement décent à des femmes à la vie parfois plus que compliquée. L’association leur fait participer au loyer et aux charges locatives selon l’importance de leurs revenus. Plus encore, l’association a mis en place un dispositif permettant à ces femmes de bénéficier du soutien moral et de l’aide dont elles ont besoin pour que leur grossesse se déroule en toute sérénité. Des volontaires les accueillent, écoutent et conseillent à leur arrivée dans la colocation, à l’arrivée de leur bébé et à tous les moments où un soutien est toujours le bienvenu. Au besoin, les jeunes femmes sont orientées vers des acteurs sociaux qui sont plus à même de les accompagner.

La colocation solidaire pour femmes enceintes, un projet en expansion

Après Lyon, c’est à Paris que « La Maison de Marthe et Marie » a créé sa seconde colocation solidaire, opérationnelle depuis 2015. Comme initialement, les colocataires ont entre 25 et 35 ans. Elles peuvent compter sur l’aide précieuse de volontaires, partie intégrante de la colocation. Pour les nuits difficiles, les baby blues et autres situations qui justifient un recours à une aide extérieure, elles peuvent compter sur ces volontaires. Pour 2017, l’association prévoit de mettre sur pied une seconde colocation solidaire. Nantes abrite aussi une colocation pour femmes enceintes, fonctionnant sur le même principe.

Les volontaires, un élément de réussite du projet

Pour que la colocation solidaire destinée à ces femmes enceintes et en difficulté puisse fonctionner au mieux et offrir aux concernées tous les bénéfices qu’elles en attendent, les volontaires jouent un rôle essentiel. Elles sont soit des jeunes actives soit en fin d’études, et souhaitent venir en aide à leur prochain. Elles acceptent ainsi de prêter main forte pour les tâches ménagères surtout lorsque l’accouchement approche. Elles aident à préparer la valise, accompagnent jusqu’à l’hôpital, prêtent une oreille attentive… Dans la colocation parisienne, les huit chambres sont équitablement réparties entre les volontaires et les futures mamans.