Archives mensuelles : août 2016

La colocation dans un logement social

Colocation logement social
Les effets de la crise poussent à rechercher une solution logement toujours moins chère. La colocation en HLM en est une.

Les dispositions légales

Si la colocation dans les logements sociaux est devenue possible, c’est grâce à la loi n° 2009-323 en date du 25 mars 2009 portant sur la mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion. Cette disposition légale est connue sous le nom de Loi Boutin.

La colocation dans les logements sociaux ne peut se faire que si les concernés répondent à des critères liés à l’âge : ils doivent avoir moins de 30 ans. Être titulaire d’un contrat d’apprentissage ou d’un contrat de professionnalisation est une autre condition sine qua non. Le bail de colocation est signé pour une année renouvelable, les colocataires ne bénéficient donc pas du droit au maintien des lieux. Ce renouvellement ne peut se faire que si les locataires remplissent certaines conditions.

Comment colouer un logement social

Les demandeurs d’un logement social doivent remplir un formulaire qu’ils déposeront à la mairie, auprès du bailleur social ou au niveau d’un collecteur comme Action logement. Pour accompagner ce formulaire, les pièces suivantes sont à verser au dossier : une copie d’une pièce d’identité française, un document pouvant justifier que le séjour en France est régulier et une copie des avis d’imposition.

Vous pouvez aussi faire une demande en ligne, directement sur le site de demande de logement social. Dans ce second cas, les pièces à fournir par chacun des colocataires sont les suivantes : une pièce d’identité et un justificatif de revenus et de ressources.

Comme le logement sera occupé en colocation, l’identité du premier cohabitant sera mentionnée dans le champ « demandeur ». L’identité du second figurera dans le champ « conjoint ou futur co-titulaire du bail ». Si vous êtes trois ou plus à occuper le logement, une feuille complémentaire avec les identités des concernées sera jointe aux pièces du dossier.

L’analyse du dossier suit le même processus que celui qui s’applique pour toute demande de logement social. Une commission tripartite, CAF-mairie-Office HLM s’en charge. Si la commission est favorable à votre demande, et qu’un logement est disponible pour vous accueillir, l’ensemble des colocataires devient signataire du même bail d’un an dans lequel figure une clause de solidarité.

Cohabiter en HLM, quels avantages en tant que colocataires ?

Pour les uns, la colocation est un moyen de créer une bonne ambiance grâce à la forme de mini-société qui se crée. Pour les autres, c’est une occasion de se faire des amis à leur arrivée dans une nouvelle localité. Dans tous les cas, l’un des principaux avantages est relatif au prix. Et dans le cas d’une colocation en HLM, ce prix est particulièrement intéressant dans la mesure où un bien à Paris peut être proposé à 400 € par colocataire, quand le loyer moyen est plus proche de 500 €. D’une manière générale, la différence de tarif entre un bien classique et un logement social est de l’ordre de 30 %.

Pour Action Logement, l’une des principales figures du logement social en France, un logement social a pour mission de répondre aux attentes des demandeurs. La cible n’est donc plus uniquement constituée par les familles, elle doit aussi comprendre les étudiants, les jeunes actifs en mobilité… bref, des candidats à la colocation. Et c’est à ce titre que l’organisme a commencé à mettre à la disposition de cette nouvelle catégorie de demandeurs des appartements situés à Aulnay-sous-Bois, pour un loyer compris entre 291 et 454 €.

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Vivre en colocation à l’étranger : 10 choses à savoir

Colocation à l'étranger
La colocation est le meilleur moyen de bien s’intégrer rapidement si vous vous installez dans un pays étranger. Ce mode de logement est aussi efficace pour se constituer un cercle d’amis. Pour profiter de ces avantages et réussir la colocation, voici 10 choses à savoir avant de partir.

1- Informez-vous sur les prix

D’une manière générale, la colocation implique un partage des loyers. Il demeure important de savoir avant de vous engager à combien, approximativement, peut s’élever votre quote-part. Elle sera de l’ordre de 950 £ en moyenne (comme à Londres), ou encore de 305 €, comme le tarif appliqué en périphérie de Madrid.

2- Sachez de quel type de logement il s’agit

L’appellation des biens proposés en colocation, leur taille ou leur configuration varient d’un pays à un autre. Si vous cherchez un logement en Angleterre, sachez que les biens sont proposés en fonction du nombre de lits (single ou double), comme dans les hôtels. En Espagne, les biens proposés en colocation ont souvent trois chambres, voire plus. En Belgique, vous rechercherez un kot, et en Allemagne, un WG.

3- Les procédures administratives applicables

Les procédures administratives diffèrent aussi selon les pays. Informez-vous pour ne pas être pris au dépourvu. Par exemple, en Allemagne et en Angleterre, vous devez apporter la preuve que vous êtes solvable et que n’êtes pas endetté. En Belgique, vous devez vous inscrire à la mairie dès que vous vous installez.

4- Prenez connaissance du temps de recherche nécessaire

Trouver un logement dans un pays prendre plus de temps que dans un autre. À titre d’exemple, pour le Danemark, la recherche prend jusqu’à trois mois alors qu’elle ne vous prend qu’un mois environ en Allemagne.

5- Sélectionnez vos colocataires

Avant de vous installer, prenez le temps d’en apprendre un peu plus sur vos colocataires. Puisque vous vous établissez loin, parfois très loin de chez vous, la bonne entente au sein de la colocation est un moyen de vous sentir rassuré et de mieux vous intégrer. Heureusement, internet facilite cette étape grâce à la messagerie instantanée et la visioconférence.

6- Facilitez votre intégration

S’établir en colocation avec des nationaux vous permet de mieux vous imprégner de la culture locale. Ceci implique une familiarisation plus rapide avec la langue et la psychologie du pays. Vos colocataires vous diront quels sont les endroits à éviter, les incontournables et les bons plans que vous ne trouverez pas, même dans les meilleurs guides du pays. En même temps, vous vous constituez rapidement un cercle d’amis grâce au réseau qui se forme via vos colocataires. Pour ne pas vous sentir totalement étranger, se joindre à une colocation de nationaux constituée depuis trop longtemps peut être une mauvaise idée.

7- Optimisez votre sécurité

À chaque pays ses risques et ses dangers. Certains ne figurent ni dans les guides, ni sur internet. Vos colocataires vous éclaireront mieux sur le sujet. C’est un des charmes de cohabiter avec des locaux.

8- Vivez dans une bonne ambiance

Et justement, avec ces nationaux, les soirées promettent d’être plus intéressantes que celles que vous risquez de passer seul dans votre appartement ou votre studio. Ils vous feront découvrir des plats dont vous ne soupçonnez pas l’existence, ou des chansons typiques du pays, dont ils vous dont découvrir le sens des paroles, en prime.

9- Le respect

Les règles basiques de la bonne entente au sein de la colocation continuent de s’appliquer. Respectez les horaires d’occupation de la douche, la tranquillité requise pour la préparation des examens et le planning des tâches ménagères.

10- Du temps à se consacrer à soi-même

Pour ne pas vous sentir étouffé dans la colocation, passez du temps dans votre espace privatif. Le besoin de vous sentir chez vous dans un pays étranger ne veut pas forcément dire que vous devriez laisser complètement de côté votre vie privée.

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Colocation étudiante : quel type de logement privilégier ?

Colocation étudiante
A chaque rentrée universitaire, la question du logement est l’une des principales sources de préoccupation. Les jeunes bacheliers, tout comme ceux qui ont déjà plusieurs années en études supérieures, n’y échappent pas. La colocation reste le moyen le plus économique de se loger dans des conditions convenables, même si seuls 12 % des sondés se tournent vers ce mode de logement selon la dernière étude de LocService.

Les tendances en matière de logement chez les étudiants

Le site LocService a lancé une étude portant sur 20.000 demandes de location étudiante. L’analyse a pour but de donner un aperçu sur le type de logement que recherche cette frange de la population. De cette étude, il ressort que la colocation n’en séduit plus que 12 %. La plupart d’entre ceux qui sont à la recherche de logement, à raison de 53 %, s’orientent plutôt vers un studio indépendant. La demande en deux-pièces tourne autour de 17 %.

Et pourtant, la colocation reste le moyen le plus économique. En moyenne, la quote-part est de l’ordre de 380 €, voire de 324 € si trois personnes se partagent le logement. Ce budget loyer atteint les 477 € pour un 24 m² ou un 30 m2 pour un T1. Il est largement dépassé dès lors qu’il s’agit d’un bien parisien, où il faut prévoir 821 €. Dans d’autres grandes villes comme Nice, Lyon ou Bordeaux, un studio se loue respectivement à 571 €, 508 € et 490 €.

Dans la majorité des cas où un garant est demandé par le bailleur, un membre de la famille assume le rôle. Seul 1,8 % des étudiants ont recours à la CLE ou Caution Locative étudiant, un dispositif mis en place par l’État.

Un appartement dans les grands centres urbains

Si vous optez pour la colocation et ne souhaitez pas effectuer de longs trajets entre votre domicile et le campus, l’appartement est le type de logement que vous trouverez le plus facilement. En centre-ville et aux abords des universités et grandes écoles, votre recherche d’une coquette maison avec un vaste jardin risque de s’avérer infructueuse. Et en trouver une qui soit disponible pour une colocation est encore plus compliqué.

Si vous prévoyez d’emménager à deux ou trois, l’appartement est une option d’intérêt. Veillez cependant à ce qu’il y ait autant de chambres indépendantes que de colocataires. Si, pour passer dans une chambre il faut en traverser une autre ou passer par la salle de bain, lieux vaut s’abstenir. En pareil cas, la vie privée et l’intimité, deux critères essentiels pour une colocation réussie, risque d’être totalement mises aux rebus.

Une maison avec jardin en périphérie

La maison qui donne sur un espace extérieur plus ou moins vaste a aussi de nombreux attraits. D’abord, en termes de coûts, vous avez toutes les chances de payer beaucoup moins cher qu’en ville. Ensuite, pouvoir profiter d’un espace de vie en plus, en l’occurrence le jardin, est atout intéressant, dans la mesure où vous pourrez vous y retrouver pour des dîners en plein air ou recevoir des amis pour un barbecue. Enfin, dans une majorité de cas, la surface habitable d’une maison est souvent plus importante que celle d’un appartement. Si vous prévoyez de cohabiter à quatre ou plus, cette surface sera vitale pour votre colocation. Vous pourrez être plusieurs sans pour autant avoir l’impression d’être les uns sur les autres.

Attention, une colocation à six, voire plus, est possible, mais la cohabitation risque d’être moins harmonieuse. La sélection de candidats doit se faire avec plus de précautions pour mettre toutes les chances de votre côté en vue d’une colocation sur le long terme.

Dans le cas où vous choisissez de vous installer à trois ou plus, il est important d’avoir un nombre de toilettes et de douches suffisant. Vous éviterez ainsi les longues queues matinales pour prendre une douche et vous préparer pour la journée.

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Un nouveau concept de coworking voit le jour

Coworking au restaurant
Votre cuisine pour développer votre business plan ou pour une séance de brainstorming n’est plus l’unique alternative. Une nouvelle forme de coworking tend à prendre de l’ampleur, et elle a pour cadre des établissements de restauration.

Le coworking au restaurant, une idée innovante

Avant le coup de feu du déjeuner ou celui du diner, les restaurants sont des endroits plutôt tranquilles. Plusieurs tables sont vides, et il se peut même que l’établissement ouvre juste une petite demi-heure avant le déjeuner. L’idée est d’utiliser ces heures de tranquillité pour se mettre au service des startupers ou des salariés nomades. Des étudiants qui finalisent un projet ou qui souhaitent réviser ailleurs que dans une bibliothèque sont aussi attendus. Cet espace de travail devient alors une salle de réunion, un bureau temporaire ou tout simplement une zone calme où mieux gérer son business.

À Toulouse, Sébastien Hordeaux et Jérôme Introvigne ont monté Frenchwork pour mettre en relation des restaurants et des clients potentiels en vue de ce coworking d’un nouveau genre. Cette prestation permet de travailler dans un cadre agréable et productif. Elle permet, en plus, de ne pas avoir à interrompre le travail pour chercher un endroit où apprécier un repas à son goût, ce qui offre un gain de temps.
Frenchwork est loin d’être la seule entreprise qui propose une telle prestation. Cette activité enregistre jusqu’à 30 % de croissance annuelle. 400 établissements s’y prêtent à travers le territoire, et ce chiffre est en perpétuelle augmentation.

Les prérequis pour un restaurant ouvert au coworking

L’emplacement de l’établissement de restauration est une question essentielle. Il est peu envisageable qu’il soit situé dans une zone loin de toute activité professionnelle, car l’objectif est aussi d’offrir, une certaine accessibilité, outre la location de l’espace. Un endroit placé en plein centre-ville ou au moins à proximité se révèle nettement plus attrayant. Il est nécessaire que l’endroit soit équipé d’une connexion WiFi, car justement, la technologie permet de travailler à l’endroit de son choix. Au besoin, les adeptes du coworking au restaurant pourraient demander une pause-café ou même inviter leurs clients à déjeuner ou à diner. L’accessibilité du menu devient également un atout.

Les restaurateurs comme les clients ressortent gagnants

La crise et la baisse du pouvoir d’achat touchent aussi bien les restaurateurs que les jeunes entrepreneurs. Pour les uns, le taux de fréquentation a nettement baissé, et les propriétaires ont du mal à rentabiliser leur activité. Pour les startupers, les différentes charges inhérentes à la création d’entreprise sont telles qu’y ajouter un important budget loyer ne peut être envisagé.

Monétiser un espace, qui reste souvent vide et inoccupé, devient avantageux pour les deux parties. Les tarifs tournent aux environs d’une dizaine d’euros la demi-journée, mais certains restaurants proposent une location à la semaine ou au mois.

Les clients coworkers peuvent créer un réseau au sein de ces espaces de travail originaux. Un tel réseau offre une interactivité et permet de trouver différentes formes de collaboration. Cette zone de coworking devient un espace de partage d’expérience et aboutit même dans un cadre convivial, idéal pour optimiser la créativité.

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Les aides au logement ou APL : ce qui change

APL
L’aide au logement pour les locataires ou APL constitue l’un des principaux postes de dépenses du ministère en charge du logement en France. Il a pour objectif d’apporter une aide financière aux locataires, pour le paiement de leur loyer, et de leur donner un accès à des logements décents que ceux qu’ils peuvent s’offrir en l’absence de ce soutien financier. Pour cette année 2016, trois réformes majeures seront au programme, et entrent en vigueur le 1er juillet le 1er octobre prochain.

Des aides dégressives sur les loyers élevés

Une révision des conditions d’octroi figure en tête des principales réformes de l’APL pour cette année 2016. Depuis le 1er juillet, cette aide financière fournie par l’État français ne sera désormais plus versée au-delà d’un certain niveau de loyer mensuel. Il s’agit d’ailleurs d’une grande nouveauté ! D’une manière générale, l’aide personnalisée au logement stagne entre le plafond actuel et deux fois ce montant. Une fois que ce seuil sera dépassé, le montant de l’aide financière va automatiquement diminuer, puis disparaître. Une telle mesure a pour objectif de lutter contre les revenus non déclarés, et de cibler principalement les locataires qui choisissent un logement dont le loyer est jugé supérieur à ce qu’ils pourraient normalement verser. Elle permet ainsi de réduire le montant des aides octroyées à des bénéficiaires qui disposent d’un revenu élevé, et pour qui l’aide émanant de l’État n’est pas une nécessité. Une telle disposition permet également de limiter certains abus et vise les locataires qui souhaitent s’installer dans des logements aux loyers élevés qui dépassent de loin les ressources dont ils disposent.

Les aides au logement et l’ISF

Dès le 1er octobre prochain, l’ISF jouera un rôle essentiel dans l’octroi d’une APL. En effet, les locataires qui sont rattachés à un foyer fiscal soumis à l’ISF ne bénéficieront plus de l’aide financière au logement accordée par l’État. Un enfant se trouvant au même foyer fiscal que ses parents ne recevra donc pas l’APL si ces derniers sont redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune. Toujours dans la même logique et le bon sens de la première réforme, cette nouvelle disposition sous-entend une aisance financière du bénéficiaire. Cela signifie ainsi qu’il peut parfaitement payer le loyer du logement de son choix, sans l’aide d’une APL.

Le patrimoine

À partir du 1er octobre prochain, la Caisse des allocations familiales prendra en compte le facteur patrimoine dans l’octroi de l’APL. Concrètement, le montant de l’aide au logement sera dégressif pour les locataires qui disposent d’un patrimoine personnel évalué à plus de 30 000 euros. Une telle réforme touchera désormais 10 % des allocataires, soit près de 650 000 personnes. Une déclaration de patrimoine sur l’honneur sera indispensable pour bénéficier de ce type de financement. Il faut toutefois savoir que les résidences secondaires sont visées par cette réforme. Celle-ci s’étend également sur les Livrets A, les plans d’épargne, les contrats d’assurance vie ainsi que le logement à partir d’un certain niveau de dépôt.

Le salaire de référence pour les moins de 25 ans

Les réformes des conditions d’octroi de l’APL prévoient tout de même une bonne nouvelle pour les jeunes actifs de moins de 25 ans qui effectuent leurs premières demandes aux APL. Si auparavant, un justificatif de salaire sur n-2 était obligatoire, le bulletin de salaire le plus récent sera suffisant. Une telle mesure évitera ainsi toute forme de précarité.

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L’encadrement des loyers à Paris

Loyer Paris
L’encadrement des loyers est une mesure immobilière instaurée par la Loi Alur. Initié par Cécile Duflot et appliqué aussi bien par Sylvia Pinel qu’Emmanuelle Cosse, il est entré en vigueur sur le territoire français le 1er août 2015. Pour cette année 2016, l’arrêté préfectoral énonçant les différents dispositifs à adopter, notamment le plafond des loyers vient d’être récemment signé. Les détails.

Des dispositions applicables dès le 1er août

Le 20 juin dernier, le Préfet de la région Île-de-France et également préfet de la ville de Paris vient de signer l’arrêté 2016 qui fixe les loyers de références mis en place par le système d’encadrement des loyers dans la capitale française. Essentiellement basé sur les études et les données publiées par l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne ou OLAP agréé par la ministre du logement, ce texte de loi entrera en vigueur dès le 1er aout prochain.

Cette nouvelle mise à jour permettra aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels de prendre connaissance des loyers de référence auxquels ils devront se conformer. Il faut en effet rappeler que les propriétaires bailleurs ne doivent en aucun cas dépasser les plafonds de loyers publiés chaque année par un arrêté préfectoral. Lors de la signature d’un nouveau bail ou du renouvellement d’un contrat de location immobilière, le loyer appliqué ne devra en aucun cas être inférieur à 30 % des loyers de référence, ni les dépasser de 20 %, sauf compléments de loyers, tels que la présence d’un balcon, une belle vue ou une cuisine équipée au sein d’un logement vide.

4 critères de base

Pour cette année 2016, quatre critères de base ont permis de déterminer les nouveaux plafonds à respecter à Paris dès le 1er août. Les loyers de référence varieront dans un premier temps en fonction du statut vide ou meublé du bien mis en location. À titre de référence, pour un logement meublé, le plafond sera supérieur à environ 3 euros/mois/m² du loyer d’un logement vide. Le second critère concerne le nombre de pièces de l’habitation, en prenant en compte uniquement les pièces à vivre, et en excluant par conséquent la cuisine, la salle de bains, les couloirs et autres. À ceux-là s’ajoute l’époque de construction auquel appartient le bâtiment, c’est-à-dire avant 1946, entre 1946 et 1970, de 1971 à 1990 et au-delà de 1990. L’adresse du logement vient compléter le tout.

D’après cet arrêté préfectoral, le loyer d’un logement localisé dans la partie nord-est de la capitale, entre autres dans le 19e et le 20e arrondissement, seront nettement moins chers que celui d’une habitation aménagée dans les quartiers centraux de la rive gauche, c’est-à-dire dans le 5e, le 6e et le 7e arrondissement. D’après le préfet de Paris, les loyers de référence qui figurent dans ce nouveau texte de loi ont été également établis à partir de la médiane des statistiques observées en 2014 et 2015, afin d’obtenir un échantillon le plus représentatif possible.

De nouveaux loyers de référence

Pour cette année 2016, le principe de l’encadrement des loyers reste inchangé, mais comportera toutefois de nouveaux plafonds. Chaque loyer appliqué à Paris doit respecter ce qu’on appelle un « loyer de référence majoré ». Dès le 1er aout 2016, cette référence sera légèrement revue à la hausse. Pour cela, l’OLAP a réparti les 80 quartiers de Paris en 14 secteurs géographiques distincts, afin de mieux déterminer le montant de ces loyers. Ces derniers seront ainsi exprimés en euros au mètre carré en fonction des quatre critères préalablement énoncés. D’une manière générale, la hausse enregistrée cette année s’établit aux alentours de 1 à 2 %, soit moins de 1 €/m²/mois d’augmentation.