Archives mensuelles : février 2017

Après la colocation et le coworking, l’ère du « coliving »

coliving
Le coliving ou « hacker house » est à mi-chemin entre le coworking et la colocation classique. Ce mode de logement s’adresse entre autres aux jeunes étudiants, aux startupers et autres travailleurs nomades. Vivre ensemble et travailler ensemble, voilà comment on pourrait définir brièvement ce concept.

Le principe du coliving

Le coliving est un concept né dans la Silicon Valley à San Francisco. Il s’est exporté aussi bien en Allemange et au Portugal qu’en Suède ou encore à Bali et autres villes asiatiques.

Le coliving est un lieu de vie commun que se partagent des journalistes, des jeunes entrepreneurs ou encore des étudiants qui cherchent à concrétiser leur projet professionnel. D’une manière générale, ces « digital nomades » cohabitent pour exacerber leur sens de la créativité par des échanges d’expérience. Le réseau qui se crée dans cet espace favorise la productivité, et accélère l’atteinte des objectifs de chacun. Le partage de l’espace est aussi une mise en commun du savoir-faire et des compétences de chacun des « colivers ».

Le coliving n’est donc pas seulement une cohabitation. Et il ne se cantonne pas à un partage d’un lieu de travail. Il reprend les avantages de chacun de ces modes d’occupation commune d’un bien immobilier. Il est question de bénéficier d’une oreille attentive et des conseils structurants pour les problèmes personnels ou professionnels pouvant survenir à tout moment de la journée. Le concept permet de se sentir soutenu, de constituer un réseau pour accroitre rapidement les opportunités.

Renforcer les liens communautaires

L’idée du coliving est de créer une communauté solidaire et d’occuper un lieu de vie et de travail favorable pour la concrétisation d’un projet. Pour renforcer les liens entre les « colivers », les résidents sont souvent sollicités pour des sorties communes ou pour des dîners où les échanges ne peuvent être que productifs. Certains espaces de coliving proposent même des formules luxueuses incluant séances de yoga, abonnements aux salles de sport ou encore instants massages et spas.

Si dans la colocation classique, l’un des objectifs principaux est de trouver un mode de logement économique, dans le coliving, l’accent est plutôt mis sur le résultat personnel et professionnel que peut apporter la communauté.
Comme pour la colocation, la sélection des futurs cohabitants commence souvent par un entretien permettant de confirmer que les parties prenantes peuvent s’entendre.

Quelques exemples de coliving

« The Coalition » à Paris se présente en intermédiaire entre l’offre en espace de coliving et la demande de plus en plus croissante. Cette entité part en quête des logements offrant le confort et le côté pratique favorables pour répondre aux besoins des futurs « colivers ». Les candidats aux coliving sont sélectionnés suite à un entretien par Skype ou autres plateformes similaires. S’ils sont retenus, ils intègrent un logement meublé, et disposent bien sûr d’une connexion internet.

St Oberholz, à Berlin, est un bâtiment sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, les adeptes du coworking ont à disposition tout ce dont ils ont besoin : internet, prises de courant, tables disposées de façon à privilégier les rencontrer et à favoriser la constitution d’une communauté. Des salles de réunion ou de conférence viennent compléter cet agencement. Et pour ceux qui veulent pousser la communauté plus loin, à l’étage, des appartements les accueillent en « colivers ».

Le Collective de Londres, le Commonspace de New York ou encore le Pure House de Brooklyn sont autant d’autres exemples d’espaces de coliving.

Archives mensuelles : février 2017

Recevoir ses parents et sa famille dans une colocation: nos conseils

Recevoir en colocation
Pour les fêtes, pour un anniversaire pour tout simplement pour le plaisir, il peut arriver que vous ou l’un de vos colocataires invitent quelques amis ou des membres de la famille. Ces invitations peuvent durer quelques heures ou quelques jours. Voici nos conseils pour que cela ne devienne pas une source conflit.

Dès le début de la colocation, établissez les règles

Une colocation est une forme de communauté où des règles et principes communs doivent être convenus. Ils seront mis sous forme de règlement intérieur, et tous les concernés s’y tiendront pour tous les types d’événements qui jalonnent la vie en colocation.

Parmi ces événements justement, il y a les soirées ou les week-ends pendant lesquels vous recevez une cousine, un meilleur ami ou vos parents. Dans le règlement de la colocation, vous convenez d’emblée si c’est autorisé ou non. Si tout le monde est d’accord pour que cette pratique se fasse, la manière de faire est à convenir. Il faudra, par exemple, convenir d’une fréquence maximale. Il ne faudrait pas non plus que votre petit ami s’incruste tous les week-ends et commence à devenir plus un colocataire qu’une personne de passage.

Une contribution aux charges pourrait aussi être mentionnée à partir du moment où votre invité reste plus de cinq jours par exemple. En effet, une occupation des lieux qui dure autant peut avoir des impacts sur les dépenses communes engagées par la colocation.

À tout moment, confirmez l’accord de vos colocataires

Vous pouvez héberger une personne pour quelques heures ou quelques jours, et la colocation était d’accord au moment de la signature du règlement. Toutefois, il se peut que le moment soit mal choisi pour un pyjama party entre meilleures copines alors que votre colocataire est en train de préparer un examen de la plus grande importance. Ou alors, vos parents sont de passage et comptaient dormir sur le canapé-lit du salon alors que la place est déjà prise par la cousine de votre colocataire parce qu’elle doit se rendre aux aurores à l’hôpital pour des examens.

Comme en toute chose lorsqu’il s’agit de colocation, la communication revêt une importance capitale. Il est important que tous s’y mettent pour que les non-dits et les rancunes personnelles n’empoisonnent la vie commune. Et ceci vaut aussi pour ce qui est de recevoir vos amis et membres de la famille. À chaque fois que c’est prévu, informez-en vos cohabitants pour être sûr que la présence de tiers n’est pas une source de gêne.

Au besoin, dressez un tableau de suivi

Pour faciliter la gestion des flux de ces invités de l’un ou l’autre des colocataires, dressez un tableau dans lequel seront marquées les informations d’intérêt. Les périodes « délicates » comme celle de révision intense ou de préparation d’un dossier de la plus haute importance seront mentionnées. Chacun saura ainsi que le calme doit régner dans la maisonnée.

Si vous savez déjà à quel moment vous aurez des invités et si leur nombre est déjà précis, c’est tout aussi bien de le signifier. De cette manière, tous les concernés sauront à quoi s’attendre et prendront leurs dispositions plus facilement. Ce tableau permet aussi de comptabiliser plus facilement le temps d’occupation de tel ou tel invité.

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Contrat de bail locatif : qui se charge de la rédaction ?

contrat de bail
Le bail sert à formaliser la relation qui se crée entre le propriétaire d’un bien immobilier et son locataire. Comme il y a deux parties en présence, il convient de préciser à laquelle revient la charge de rédiger le document.

La rédaction du bail

Le propriétaire est responsable de la rédaction du bail. Pour qu’il soit valide, le document doit avoir reçu l’approbation du locataire, formalisée par sa signature. Le bail locatif est à établir en autant d’exemplaires qu’il y a de signataires.

Pour la rédaction du bail, le propriétaire peut se référer aux contrats-types disponibles sur internet, dans les revues spécialisées ou auprès des associations de propriétaires ou de locataires. Ce contrat-type est une disposition mise en place grâce à la loi Alur et applicable depuis le 1er août 2015.

Il peut aussi déléguer la rédaction à un professionnel, comme un notaire ou un agent immobilier. Les frais engagés dans ce cas seront départagés entre le propriétaire et le locataire, la part de ce dernier ne devant en aucun cas être supérieure à celle du bailleur.

Les mentions obligatoires du bail

Le contrat-type prévoit des mentions obligatoires. Il s’agit de l’identité et des coordonnées des parties en présence. S’il est prévu qu’il y ait une caution, ses coordonnées doivent aussi figurer dans le contrat locatif. La date de prise d’effet du bail ainsi que sa durée seront spécifiées. S’il s’agit d’une location nue, la durée minimale est de trois ans renouvelables. Si c’est un meublé, cette durée est d’une année au moins (sauf dans certains cas particuliers stipulés dans des dispositions légales).

Le bien immobilier, objet du contrat, est à décrire avec précision. La surface, les annexes et autres parties communes devront être mentionnées dans le document.

L’occupation du bien se fait moyennant un loyer. Son montant convenu est stipulé dans le contrat de bail. Les charges et autres frais découlant de cette occupation sont à spécifier comme tel. La fréquence de révision du loyer, et le pourcentage convenu peuvent être mentionnés si le propriétaire le souhaite, et que le locataire ou les colocataires valident.

Les clauses abusives du bail

En plus de ces mentions obligatoires, le propriétaire peut intégrer dans le contrat les clauses qui lui semblent essentielles, du moment qu’il ne s’agit pas de clauses interdites par la loi du 6 juillet 1989. Ces clauses sont entendues par des formulations par lesquelles le bailleur impose une compagnie d’assurance (pour l’assurance habitation), le mode de paiement du loyer ou des clauses de résiliation de plein droit pour des motifs distincts de ceux prévus par la loi.

Les documents annexes au bail

Afin de rendre le bail conforme aux stipulations légales, il est essentiel d’y annexer :

– Le DDT ou Dossier de diagnostic technique qui comprend des éléments d’information tels que le diagnostic de performance énergétique et l’état des risques miniers, naturels et technologiques. Si le bien a été construit avant le 1er janvier 1949, un constat des risques d’exposition au plomb doit être dressé. Si le bien est antérieur au 1er juillet 1997, un diagnostic amiante peut être demandé par le locataire.
– Une attestation d’assurance contre les risques locatifs.
– Une notice concernant les droits et obligations des deux parties.
– La caution si le bailleur en a exigé une.
– Le document signé par les deux parties pour l’état des lieux d’entrée. Il est préférable, tant pour le bailleur que pour le locataire ou les colocataires, que cet état des lieux soit aussi précis que possible. Un état des lieux contradictoire sera établi au terme du bail.

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Déménagement : faire appel à un professionnel ou à ses proches ?

Déménagement
Pour que tout se déroule au mieux, un déménagement doit être suffisamment bien préparé. Si pour des raisons économiques, certains font appel à leurs proches, pour des raisons pratiques, d’autres préfèrent louer les services d’un déménageur professionnel. Chaque solution a bien sûr ses avantages et ses inconvénients.

Confier son déménagement à un professionnel, une question d’assurance

Déménageur, c’est un métier, avec les connaissances, les compétences et la maîtrise que cela implique. De l’emballage au déballage, en passant par le chargement du véhicule et le transport, un professionnel en déménagement saura comment bien prendre soin de vos biens.

S’il y a besoin de matériel spécifique étant donné l’architecture de votre logement ou le type de mobilier dont il s’agit, les déménageurs s’assureront de les utiliser. Ils savent quels meubles démonter et quels objets fragiles ont besoin d’une protection renforcée.

Votre niveau de stress est au plus bas et vous pouvez vaquer à d’autres occupations le temps que les professionnels prennent en charge votre déménagement. Le matériel d’emballage, le véhicule utilitaire, les diverses assurances, tout peut être compris dans le tarif de la prestation si vous optez pour une formule complète.

Un déménagement a un coût qui varie entre autres en fonction du volume de vos biens et de la distance entre le logement que vous quittez et celui où vous vous installez. Mais c’est un coût qui en vaut la peine si :
– vous vivez au 6e étage d’un immeuble dont les escaliers sont trop étriqués pour faire passer vos meubles volumineux ;
– vous devez traverser la France du nord au sud pour rejoindre votre nouveau logement ;
– ni vos proches ni vous n’avez suffisamment d’expérience en déménagement.

Pour prendre connaissance du tarif, vous pouvez demander un devis gratuit. Notez que le coût varie en fonction de la période de l’année. Par exemple, au début de l’été, la prestation vous coûtera plus cher qu’en début d’année.

Demander l’aide de ses proches pour se créer des souvenirs communs

Se retrouver entre amis ou en famille le temps d’un déménagement peut devenir un moment convivial. Les liens sont renforcés et les incidents qui jalonnent le déménagement deviendront des anecdotes drôles pour vos prochaines rencontres. Le budget est revu à la baisse, surtout si vous n’avez pas besoin de matériels de levage spécifiques, tels qu’un monte-meuble. Prévoyez un peu plus de temps, car votre manque d’expérience aura un impact sur la durée du déménagement.

Être aidé par ses proches peut être une bonne alternative si :
– les personnes disponibles ont le bon gabarit pour transporter vos biens ;
– la distance à parcourir est assez courte, si bien que vous pouvez multiplier les allers-retours tout au long de la journée sans impact trop important sur votre budget.

Le compromis, une solution alternative

D’un côté, avec vos proches, vous avez les soucis techniques éventuels, la perte de temps, un niveau de fatigue parfois très élevé et un degré de stress qui peut devenir rapidement ingérable qui découlent du fait que vous ne vous n’êtes pas des professionnels en la matière. D’un autre côté, avec un déménageur professionnel, vous avez la facture que vous coûte la prestation d’un déménageur.

Heureusement, ces deux solutions sont tout à fait compatibles. Vous pouvez choisir de confier une partie de votre déménagement à un professionnel. Il se charge par exemple des biens les plus lourds et éventuellement les plus fragiles. Vos proches et vous vous occuperez du reste.

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Le permis de louer : ce qu’il faut savoir

permis de louer
Dans le cadre de la lutte contre l’habitat indigne et en application du décret y afférent, les communes peuvent exiger que les bailleurs aient leur permis de louer. Cette disposition est reçue froidement par les professionnels de l’immobilier.

Une mise en application de la loi Alur

Le décret d’application de cette disposition sur le permis de louer a été publié dans le Journal Officiel le 21 décembre dernier. Il fait partie des mesures créées par la loi Alur, appliquée depuis le 24 mars 2014. Pour l’instant, l’arrêté spécifiant le modèle de formulaire pour la demande d’obtention du permis est encore attendu.
Le décret précise que le permis de louer n’est pas exigé à tous les bailleurs. Il laisse la liberté aux communes et aux EPCI (Établissements Publics de Coopération intercommunale) le soin de préciser les zones géographiques où il est applicable. Cette autorisation de louer peut, par exemple, être exigée dans les quartiers où un volume important de logements insalubres a été identifié.

Emmanuelle Cosse précise que l’idée est de mettre fin aux mauvaises pratiques des marchands de sommeil. L’accent est mis sur la santé et la sécurité des locataires. Elle ajoute que l’insalubrité concerne quelque 11 millions de biens, soit 2 % du parc locatif français.

La procédure pour obtenir le permis de louer

Si votre bien se trouve dans une zone identifiée comme nécessitant un permis, vous pouvez faire une demande pour son obtention auprès de votre Commune ou d’un EPCI de votre zone. Les renseignements tels que votre identité, votre adresse et vos coordonnées sont à renseigner. Si le propriétaire est une personne morale, la raison sociale, l’adresse du siège ou encore la forme juridique est à mentionner. D’autres informations comme l’emplacement géographique du bien et la date de signature du bail sont autant d’informations indispensables.
Cette demande est à faire que ce soit au moment de la signature du contrat de bail ou lors d’un renouvellement du bail.

Une fois votre dossier de demande complet, le maire ou le président de l’EPCI statue dans le mois qui suit le dépôt. S’il considère que votre logement ne constitue aucun danger pour la sécurité des occupants et ne porte aucune atteinte à la salubrité publique, vous obtenez votre permis. Si au terme de ces 30 jours, l’administration ne s’est pas prononcée, ce silence vaut acceptation.

Dans le cas contraire, l’autorisation vous est refusée. L’administration précisera les travaux et les mesures à prendre afin qu’elle puisse considérer votre bien comme salubre.

Une absence de permis passible d’amende

Si votre bien est placé dans une zone concernée par le permis de louer, et que vous ne disposez pas de cette autorisation, vous êtes passible d’une amende allant jusqu’à 5.000 €. Si vous avez déjà présenté votre dossier à l’administration, qu’il a été refusé, mais que vous mettez quand même votre bien en location, l’amende peut s’élever à 15.000 €.

Un décret qui ne fait pas l’unanimité

Par ce décret, Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat se met une nouvelle fois les professionnels du secteur à dos. Ces derniers se sont prononcés par le biais de la Chambre nationale des Propriétaires et la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier). Pour eux, ce décret met en doute leur capacité à évaluer la salubrité et la décence d’un bien confié à leur gestion. Ils en demandent l’abrogation.

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La location pas chère dans l’ancien : de nouvelles mesures

Location dans l'ancien
La question du logement, et surtout des tarifs appliqués, connaît de nouveaux changements, notamment une mesure fiscale applicable dès la fin de ce mois de janvier 2017.

Un abattement fiscal pour les loyers les moins élevés dans l’ancien

L’idée est d’inciter les propriétaires-bailleurs à proposer leur bien immobilier à un loyer modéré. Plus ces bailleurs affichent des loyers bas, plus l’abattement fiscal est important. La réduction est ainsi comprise entre 15 % et 70 % des loyers perçus. Ainsi, les prix s’alignent avec ceux qui sont en cours pour les HLM, et donc plus ou moins largement en dessous des loyers classiques appliqués sur le marché. Par cette mesure, le ministre du Logement souhaite que la location puisse être associée à une vocation sociale. Emmanuelle Cosse a même prévu une réduction plus importante, dans le cas où le propriétaire-bailleur confie la gestion de son bien à une association agréée. Dans ce cas de figure, l’abattement atteint les 85 % quel que soit l’emplacement du bien sur le territoire français.

Les décrets d’application de cette nouvelle disposition légale de défiscalisation sont attendus dans les prochains jours. Cependant, il a déjà été précisé que le pourcentage de l’abattement dépend de différents critères. Il sera plus important dans les zones tendues. Cette nouvelle loi Cosse sera mise en application à compter du 31 janvier prochain. Elle sera insérée dans la loi de finance rectificative de cette année.

La question du logement incluse dans le programme des candidats à la présidentielle

Les problèmes de logement, les loyers inaccessibles et autres sujets concernant le marché immobilier restent des sujets critiques sur lesquels Emmanuel Macron et François Fillon ont décidé de se pencher. Dans leur programme, ces points font l’objet de réflexions et de propositions d’actions. L’un des volets les plus importants dans cette optique est de pouvoir mettre en place un dispositif qui n’aurait pas d’effets inflationnistes. En effet, l’Aide Personnalisée au Logement ou APL est déjà en place depuis 1977, avec une réforme récente dont le décret d’application date de 2016. Cependant, ces APL n’ont pas eu pour effet de faire descendre les tarifs affichés, bien au contraire.

La proposition d’Emmanuelle Cosse répond ainsi à cet impératif de contrebalancer la tendance à la hausse des loyers. Ce serait aussi une manière d’agir contre la fragilité du marché immobilier.

Le Borloo ancien, un autre dispositif de déduction fiscale

Ce n’est pas la première fois qu’un ministre du Logement propose une mesure de réduction fiscale. Jean-Louis Borloo a assuré cette fonction de juin 2005 à mai 2007. Il est à l’origine du conventionnement ANAH, applicable depuis 2006 jusqu’à l’année dernière. L’abattement fiscal accordé dans le cadre de ce conventionnement varie entre 30 % et 70 %. Pour bénéficier de cette réduction fiscale, les propriétaires-bailleurs devaient appliquer des loyers dits maîtrisés. Ces loyers maîtrisés font suite à une convention conclue avec l’ANAH ou Agence Nationale de l’Habitat. Dans la proposition d’Emmanuelle Cosse, ce concept de loyers maîtrisés n’est plus pris en compte.