Archives mensuelles : mai 2017

Colocation en Europe : les salariés plus nombreux que les étudiants

Colocation Europe
La colocation est un mode de logement qui a longtemps été une exclusivité estudiantine. Selon une récente étude menée par le site Appartager.com, la tendance est maintenant toute autre.

Les actifs de plus en plus séduits par la colocation

Pour l’ensemble de la population de colocataires européens qui a fait l’objet de l’étude, les actifs représentent 46 %, contre 40 % d’étudiants. D’une manière plus globale, c’est le profil du colocataire type qui se trouve modifié. Les 18-23 ans ne représentent plus que 18 % de la population de colocataires, la tranche d’âge la plus dense étant celle des 21-25 ans. Une hausse des 31-40 ans est également constatée.

Ces chiffres ressortent de l’étude menée par le site Appartager.com au niveau Européen, auprès de 25.000 utilisateurs de cette plateforme communautaire. Utilisé dans 25 pays européens, le site s’est basé sur les chiffres du premier semestre 2017 pour sortir ce baromètre. Selon l’analyse, le Luxembourg est le pays d’Europe où le plus grand nombre de salariés colocataires est recensé, avec une valeur de 73 %. L’Angleterre vient en seconde position avec une proportion de 66 %.

Il n’y a que deux pays où les étudiants sont plus nombreux que les salariés à se tourner vers la colocation : la Belgique et l’Italie.

Les raisons de cette tendance

Le côté financier figure parmi l’une des principales motivations. En effet, pour ne citer que l’exemple luxembourgeois, la quote-part de loyer pour une colocation ne fait que la moitié d’un loyer pour une location traditionnelle. Ce même schéma se retrouve également en Angleterre. Dans ce pays, la difficulté de trouver un logement est telle que le montant des loyers n’est pas près de connaitre une baisse. En France, ceux qui sont à la recherche d’un logement sont confrontés à la même problématique : un loyer qui peut frôler les 1.000 €, notamment en Ile-de-France, contre une quote-part qui évolue aux alentours de 450 € en moyenne. Étant donné que l’écart entre l’offre et la demande est de plus en plus important, aucune baisse ne peut être envisagée dans un avenir proche.

Pour certains colocataires interrogés, le montant du loyer est appréciable, et il y a en plus le confort du logement. La proximité du lieu de travail ou du centre-ville, une surface plus grande ou encore le fait que le quartier est bien desservi par les transports en commun sont autant d’avantages qu’ils retrouvent plus facilement grâce à la colocation.

Pour d’autres salariés, l’aspect social de la colocation est un aspect non négligeable. En effet, la vie en communauté est une expérience qui séduit de plus en plus, car elle permet de faire des rencontres et de se créer de nouvelles amitiés.

Une tendance qui a débuté en 2016

Cette hausse du nombre d’actifs qui se tournent vers la colocation n’est pas un fait propre à 2017. Depuis le premier trimestre 2016, le site Appartager.com a mis le doigt sur cette évolution. À l’époque, le nombre d’actifs augmentait pour s’aligner à celui des étudiants. À compter de cette période, la proportion des plus de 40 ans a connu une hausse importante pour atteindre 10 % de la population de colocataires en Europe.

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Partir en vacances avec ses colocataires : bonne ou mauvaise idée ?

vacances entre colocataires
Les vacances sont l’occasion de prendre l’air, de changer de décor. Partir avec ses colocataires ne permet pas forcément de profiter de ce changement, mais c’est une occasion de renforcer les liens entre cohabitants. Découvrez les inconvénients et points forts de ces vacances en compagnie de vos colocataires.

Se retrouver avec le même entourage et ses défauts

Avec vos colocataires, la vie n’est pas forcément rose tous les jours. Vous avez certainement des moments où les disputes sont plus fréquentes que les rires. Il se peut aussi qu’une mauvaise entente ait bloqué toute forme de communication entre les colocataires. Ces situations peuvent avoir pour cause une divergence d’opinions sur la notion d’ordre. Il se peut aussi que vous ne supportiez pas la manie de votre colocataire de toujours se servir dans vos plats spéciaux pourtant bien identifiés dans le frigo. Cette habitude qu’a votre autre colocataire de débarquer dans votre chambre alors que vous êtes dans une posture assez gênante peut aussi vous importuner.

Bref, partir en vacances avec vos colocataires, c’est aussi avoir à supporter tous ces défauts. Le cadre change, les défauts de vos cohabitants ne suivent pas forcément cette tendance. Et pourtant, par nature, les vacances sont aussi une occasion de changer d’air, de s’offrir une parenthèse à tout point agréable.

Poursuivre ailleurs la bonne ambiance

Vous partagez peut-être votre appartement avec des colocataires avec qui vous vous entendez particulièrement bien. Dans ce logement, la bonne entente règne et vous n’avez absolument aucun sujet sur lequel vous plaindre. Cette bonne ambiance, il est tout à fait normal que vous souhaitiez la poursuivre pendant les vacances. D’ailleurs, comme vous connaissez déjà ceux avec qui vous allez passer les quelques jours de détente, vous n’avez absolument rien à craindre. Vous êtes sûr de passer de bons moments, sans aucune mauvaise surprise.

Continuer à faire des économies sur tout

Comme vous partez avec vos colocataires, vous partagerez un logement et éventuellement les frais de location d’un véhicule. Chacun d’entre vous connait le principe, le partage du loyer et des charges se passera forcément en douceur. Et c’est d’ailleurs l’occasion de faire des économies sur ce type de dépense pour pouvoir consacrer quelques euros en plus dans d’autres activités qui combleront positivement vos vacances.

Quelques conseils d’usage

L’objectif est que vous gardiez d’excellents souvenirs de vos vacances. Parmi les préparatifs, il est essentiel de se pencher sur un point : se mettre d’accord sur le programme et la destination. Le mieux est encore de s’assoir autour d’une table pour convenir de ce qu’il y a à prévoir pour que les vacances se déroulent au mieux. Il sera alors question de convenir des dates, de l’endroit, des activités communes ou de celles disponibles et intéressantes pour un ou quelques-uns des colocataires. Et bien sûr, il faudra définir le budget individuel à consacrer à l’escapade.

Vivre dans le confort à moindres frais reste une devise valable pour les colocataires, même pendant les vacances. Si vous choisissez une destination balnéaire, un bungalow dans un camping permet de respecter ce budget. De cette manière, vous êtes à une bonne proximité de la plage, vous jouissez d’un certain confort tout en préservant votre intimité.

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Comment gérer une location seul quand on est propriétaire ?

Gestion locative
Gérer correctement une location, c’est devoir y consacrer du temps et de l’énergie. Une connaissance du sujet est également indispensable. Pour ceux qui souhaitent s’y lancer sans l’aide de professionnels, voici ce qu’il faut savoir.

L’agence immobilière : les pour et les contre

Une agence immobilière s’occupe de l’intégralité de la gestion allant de la recherche du locataire aux refacturation des réparations en passant par la rédaction et le suivi du contrat de bail. Le professionnel fera une veille réglementaire qui, dans ce domaine, est en perpétuelle évolution. En contrepartie, le propriétaire devra lui reverser un montant allant de 5 % à 10 % du loyer.

La première étape délicate : la fixation du loyer

Si un propriétaire décide de s’occuper seul de la gestion locative de son bien, c’est avant tout pour des raisons financières. La première étape est de fixer le loyer. Vous le ferez sur la base de plusieurs critères : la performance énergétique, l’entretien, le niveau de confort… Vous devez aussi prendre en compte les prix du marché, et dans les communes applicables, l’encadrement des loyers. En visant trop haut, vous rebutez les locataires potentiels, en proposant un tarif trop bas, vous n’entrez pas dans vos frais.

Trouver des locataires et sélectionner le bon

Vous avez rédigé une annonce à la fois claire et précise qui a séduit plusieurs candidats. Il est temps maintenant de choisir celui que vous laisserez occuper votre bien. Vous ferez ce choix en prenant en compte la stabilité professionnelle ou le montant des revenus, par exemple. En aucun cas l’apparence physique, l’âge, les activités syndicales ou encore l’appartenance à une religion ne peuvent motiver votre choix. Tous les critères interdits sont stipulés par le Code pénal en son article 225-1.

Formaliser la location par un bail

La rédaction d’un contrat de location est obligatoire. Pour ne pas aller à l’encontre de la loi, assurez-vous qu’il n’y a pas de clause abusive, comme celle où le loyer serait prélevé directement sur le salaire de votre locataire.
Le bail doit être assorti de quelques documents obligatoires, à savoir le diagnostic technique et le diagnostic électricité et gaz. Avant la signature du bail et l’entrée sur les lieux, une visite sera faite conjointement. Au terme de la visite, un document dénommé état des lieux est signé par les deux parties et annexé au contrat de bail.

Gérer les loyers

Il s’agit d’ajuster les loyers aux dispositions légales en vigueur aux révisions annuelles prévues dans le contrat ou à d’autres paramètres. En contrepartie du paiement du loyer, vous devez remettre gratuitement une quittance au locataire.

Agir en cas d’impayés

Si les relations avec le locataire sont plutôt bonnes, commencez par régler le problème à l’amiable. Sinon, envoyez-lui une lettre recommandée avec accusé de réception pour lui signifier ses retards de paiement. Sans effet, faites appel à un huissier pour lui faire parvenir un commandement de payer. Si au bout de deux mois, ce commandement n’est pas suivi d’effet, vous entamez la procédure judiciaire auprès du tribunal d’instance de la commune.

Assumer les réparations qui vous incombent

La loi prévoit que vous preniez en charge :

– Les réparations urgentes comme une fuite grave du toit
– Les travaux d’amélioration, en tenant compte du fait que si les travaux durent plus de 21 jours, le locataire bénéficie d’une réduction de loyer
– Les travaux permettant le maintien en l’état du logement, l’amélioration de la performance énergétique et tous ceux qui en assurent la décence

La question de l’assurance

Pour le locataire, l’assurance locative ne couvre que les dommages causés par un incendie, un dégât des eaux ou un incendie. En cas de sinistre autre que ces cas, c’est l’assurance du propriétaire qui devra jouer.

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Location meublée : plus intéressante qu’un bail classique ou pas ?

Location meublée
La location meublée s’adresse principalement à une catégorie de personnes : étudiants, personnes en transit personnel ou professionnel ou encore des jeunes qui quittent le domicile parental et qui n’ont pas de quoi investir dans du mobilier. Mis à part le fait que le meublé est avant tout très fonctionnel, il présente d’autres atouts.

La durée du bail et du préavis

Pour un meublé, le bail est conclu un an renouvelable par tacite reconduction. Si le locataire est étudiant, la durée minimale du bail est de neuf mois, et la tacite reconduction ne s’applique pas. La fréquence de ce turn-over est particulièrement intéressante pour ne pas avoir à supporter un locataire contre lequel le bailleur n’a pas assez de motifs légaux pour une résiliation avant le terme du contrat de bail.

Le préavis, s’il est signifié par le bailleur, doit être communiqué trois mois avant la fin du bail (contre six mois pour une location nue). Le locataire, quant à lui, peut signifier un préavis un mois avant le terme du bail.

La non-application du droit au maintien dans les lieux

Même sans préavis, le propriétaire peut toujours proposer au locataire de renouveler le bail en y intégrant de nouvelles conditions liées au loyer et aux charges, par exemple. Le locataire peut refuser de signer le contrat, et doit donc quitter les lieux. Dans ce cas, cependant, il ne peut opposer à son bailleur un droit au maintien des lieux. Le bailleur est ainsi protégé en cas de litige.

Le régime fiscal avantageux

Dans le cadre d’une location meublée, les loyers perçus par le bailleur sont assimilés à des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux). Dans ce sens, si le montant n’excède pas les 32.000 € HT annuels, le bailleur bénéficie d’un abattement fiscal de 50 %.

Le propriétaire peut même être exonéré d’impôt s’il occupe une partie du logement mis en location à titre de résidence principale. Il en va de même s’il comptabilise des revenus locatifs raisonnables, de l’ordre de 184 €/m2/an en Île-de-France et 135 €/m2/an dans les autres régions en 2016.

La jouissance d’un logement « tout prêt »

C’est un avantage pour les locataires. Le décret du 5 août 2015 spécifie clairement que le logement doit être équipé d’un mobilier minimum obligatoire. Ceci inclut des exigences pour la chambre à coucher (literie, couverture, occultation des fenêtres…), pour la cuisine (plaque de cuisson, four micro-ondes ou classique, réfrigérateur, vaisselle, mobiliers et étagères de rangement…) et pour l’ensemble du logement (luminaires, matériel d’entretien…). D’une manière générale, il est indispensable que le bailleur mette à disposition du locataire un logement décent, lui permettant de dormir, de manger et de vivre de manière décente.

Grâce à ces équipements, le locataire n’aura pas de budget à prévoir à part le loyer. En effet, il s’évite les frais de déménagement, puisqu’il n’y aura pas de mobilier à déplacer d’un logement à un autre.

Comme les équipements sont déjà vérifiés fonctionnels, il n’est pas nécessaire de prévoir, au moment de l’entrée dans les lieux, des travaux de réparation quelconque.

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Dispute dans une colocation : les réseaux sociaux ne sont pas une solution

Dispute entre colocataires
La colocation n’est pas toujours un long fleuve tranquille. La preuve, les cas de menaces, d’agressions physiques et autres faits divers ne sont pas rares, comme le rapportent les médias. Certains n’hésitent pas à dénigrer leur colocataire sur Facebook, Twitter, Instagram et autre réseau social. Ce n’est pourtant pas une solution, car cela ne fera qu’empirer les relations dans la colocation.

Les réseaux sociaux ou comment mettre de l’huile sur le feu

C’est le cas de deux colocataires américaines qui se sont disputées par réseaux sociaux interposés. À la base, elles se voient attribuer la même chambre sur un campus universitaire. Avec leurs caractères et leurs manières d’être diamétralement opposés, la mésentente ne tarde pas à venir et s’imposer. Et elles ont estimé que le meilleur moyen de régler la dispute, c’est d’en faire étalage sur les réseaux sociaux. Rapidement, des dizaines de milliers d’internautes se rallient à la cause de l’une ou l’autre. Au lieu de s’arranger, les choses ne font qu’empirer jusqu’à ce que l’une des protagonistes décide d’y mettre fin. Comme quoi la place publique, même si elle est virtuelle, est loin d’être le bon endroit pour trouver une solution à ses problèmes.

Le dialogue, très important entre les colocataires

Avant de tout déballer au public, il est préférable d’en discuter entre colocataires. Comme le problème a une cause interne, la solution est certainement entre les mains des cohabitants. Quitte à hausser le ton ou à sortir des insanités, c’est toujours mieux que de chercher à trouver une solution sur les réseaux sociaux. Si vous parvenez à discuter dans le calme, c’est encore mieux.

Pour que justement cette communication se passe au mieux, organisez un petit diner ou un apéro pour évoquer les sujets épineux. Le faire de manière périodique est conseillé pour éviter que d’éventuels problèmes persistent. Si, à la date convenue, il n’y a pas de problème particulier, ce sera toujours l’occasion de passer un moment zen entre colocataires.

Le respect, clé de voûte d’une colocation sereine

Lorsqu’une colocation se forme, chacun des cohabitants vient avec ses petites habitudes, ses défauts et ses qualités. C’est avec tous ces points qu’il va falloir composer pour une colocation sereine. Il est donc question de compromis, de concession et surtout de respect. Il s’agit du respect de l’espace privatif de chacun et du respect de sa vie privée. Ceci se traduit, par exemple, par le fait de prévenir les autres si vous prévoyez de recevoir quelques amis pour une longue soirée. De cette manière, votre colocataire qui prépare ses examens pourra prendre ses dispositions. C’est aussi respecter le temps imparti pour l’occupation de la salle de bain pour que chaque colocataire arrive à l’heure à ses rendez-vous.

Le partage, principe de base de la colocation

Par partage, entendez celui du loyer et des charges (comme l’électricité, le gaz, la facture d’internet…). Il s’agit aussi de partager équitablement les tâches ménagères. Un planning mensuel permet à chacun de s’y retrouver plus facilement : faire le ménage ou la vaisselle, tondre la pelouse, faire les courses… tout y est mentionné. Ce planning sera une référence pour le règlement des conflits éventuels qui pourraient surgir sur ce sujet.