Archives mensuelles : août 2017

Hausse du coût de la vie étudiante à Paris

Vie étudiante à Paris
Comme à son habitude, l’UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) publie son rapport annuel avant la rentrée. Et il en ressort que pour 2017, le coût de la vie étudiante connaît une hausse de 2,09% en moyenne.

Le loyer, principal poste de dépense

Cette hausse est la conséquence directe de l’augmentation des frais de transport, d’une part. Mais d’autre part et pour une proportion plus importante, la hausse des loyers y a son rôle à jouer.

Pour contrecarrer la tendance, la colocation reste la solution économique. Grâce à cette option de logement, le loyer est divisé par le nombre de colocataires, et il en va de même pour les charges et autres frais généraux pour ne citer que la facture d’énergie et d’internet.

A titre de référence, le loyer moyen pour une colocation à Paris est de 560 €, un chiffre qui place Paris en première place des villes plus chères devant Cannes et Annemasse. Pour la location d’un studio ou d’une chambre de bonne, les tarifs sont plus élevés pour atteindre les 600 €. Pour un appartement, le budget loyer est de l’ordre d’environ 800 €.

Les quartiers de Paris les moins chers

D’une manière générale, et qu’il s’agisse de colocation ou de location classique, les quartiers qui se situent au cœur de Paris sont plus chers que ceux qui sont excentrés.

Le 19e arrondissement, et notamment les quartiers tels que le Pont de Flandres, La Villette (et jusqu’à Jaurès le long du Canal de l’Ourc) ou Amérique proposent les tarifs les plus intéressants à Paris.

Quelques quartiers du 18e arrondissement, comme Marcadet Poissonnier et Château Rouge, sont également intéressants pour ceux qui souhaitent tenir un budget limité. Ils sont très bien desservis par les transports en commun, et ont en plus l’avantage d’être très animés et d’offrir une ambiance agréable pour les étudiants.

Ceux qui ont un budget encore plus restreint pourront trouver leur logement parisien du côté des Lilas et de Montreuil, ou encore aux portes de Paris, celle d’Italie et d’Orléans ou celle de Clichy, Clignancourt et Saint Ouen.

Les bonnes habitudes pour une meilleure gestion du budget étudiant

Outre le choix de l’emplacement de bien immobilier, celui du nombre de pièces est une question essentielle. Plus il y a de chambres, plus il peut y avoir de colocataires et moins la facture est élevée.

Il est important de retenir que, tout comme le loyer, les charges doivent aussi être divisées selon une quote-part équitable. De ce fait, fixer certaines règles est une étape essentielle : par exemple, les douches de plus d’une demi-heure sont interdites, le chauffage que l’on met en route dès septembre n’est pas accepté… Cette habitude permet non seulement de limiter les dépenses, mais aussi d’éviter les mésententes entre colocataires.

En plus de ces frais généraux, certaines dépenses sont faites communément par la colocation. Ce volet comprend le papier toilette, les produits d’entretien, les travaux de réparation pris en charge par les cohabitants… Pour parer à ces éventualités sans exploser le budget, le pot commun est une bonne solution.

Si l’ensemble des colocataires a un mode de vie identique et que tous consomment généralement les mêmes produits courants comme le beurre, l’huile ou le sucre, un achat groupé peut s’avérer intéressant pour faire des économies.

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Futurs étudiants, comment choisir votre colocation ?

Colocation étudiante
Vous devez quitter le cocon familial, vous installer dans une ville qui vous est étrangère ? Vous pouvez bien évidemment vous orienter vers les CROUS, louer un appartement seul ou choisir la colocation, toujours aussi intéressante côté budget. Voici quelques conseils pour faire le bon choix en matière de nouvelle colocation.

Choisir un quartier proche des centres universitaires ou en périphérie ?

Choisir de vivre en colocation n’est pas un geste anodin. Vous devez donc mettre tous les atouts de votre côté. Selon la ville où vous comptez poursuivre vos études, effectuez les premières recherches dans les alentours de votre université ou de votre centre de formation. Cependant, face à la forte demande, vos recherches risquent de prendre du temps, voire de ne pas aboutir. Les coûts de la colocation peuvent aussi être assez élevés. Le budget alloué au loyer et aux différents frais peut être supérieur à ce que vous avez prévu. Vous bénéficierez cependant de la proximité des commerces, des lieux de divertissements et de toutes les commodités indispensables à la vie estudiantine.

Les recherches peuvent ensuite s’étendre à d’autres quartiers situés un peu plus loin du quartier universitaire. En orientant vos recherches vers les périphéries, vous bénéficierez de plusieurs avantages, à commencer par les loyers moins élevés que pour les colocations proches des centres-villes et des universités. Toutefois, vous devrez tenir compte des frais de transport. Dans ce cas, renseignez-vous sur les réductions qui sont accordées aux étudiants par les entreprises œuvrant dans ce domaine.

S’orienter vers la colocation intergénérationnelle

Si aucune de ces solutions ne correspond à vos besoins ni à votre budget, vous avez la possibilité de vous renseigner sur la colocation intergénérationnelle. Certains séniors proposent des chambres aux jeunes étudiants à des prix modiques en échange de menus services, tels que les courses, la vaisselle, le ménage dans les parties communes. Avoir un sénior comme colocataire vous permet de rompre sa solitude et profiter de son expérience de la vie. C’est aussi un excellent moyen pour étudier dans les meilleures conditions, dans le calme.

Définir ses priorités

Lorsque vous choisissez votre colocation, vous devez préalablement cerner vos priorités et vos besoins. Vous avez sans doute envie d’une ambiance de colocation plus festive que studieuse, ou l’inverse, vous ne sélectionnerez pas vos colocataires de la même manière. Il ne faut pas non plus oublier de déterminer votre budget mensuel en tenant compte des frais au quotidien et des charges fixes dont vous devez vous acquitter.

Il faut noter que dans toutes les villes, les quartiers branchés, bien que fort appréciés des jeunes en quête de colocation, sont très chers. D’autres peuvent être plus accessibles, mais assurez-vous de la sécurité qui y prévaut. Vous et vos colocataires devez pouvoir rentrer chez vous sans risque.

Pour finir, vous devez faire en sorte de vous conformer aux règlements intérieurs de votre colocation. Prenez-en connaissance avant de fixer votre choix. ll se pourrait que certains points ne vous conviennent pas et pourraient avoir des impacts négatifs sur votre vie de colocataire.

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Top 3 des villes françaises les moins chères pour la colocation

Villes pour colocation
La location d’un appartement n’est pas accessible à toutes les bourses. La meilleure alternative pour les nouveaux étudiants ou ceux qui commencent leur vie active est la colocation. Les loyers sont plus ou moins élevés d’une ville à une autre. Les comparatifs font apparaître des disparités importantes entre les petites villes de province et les grandes métropoles françaises.

Limoges, première du classement

Limoges, surnommée la ville rouge, est la seconde commune la plus peuplée de la Nouvelle-Aquitaine. Bien qu’ayant conservé les témoignages architecturaux de son passé, elle est une ville jeune et dynamique. La vie estudiantine s’y agrémente d’une activité culturelle très riche comme en témoignent les nombreux festivals et autres manifestations qui s’y déroulent tout au long de l’année, par exemple la biennale de la danse contemporaine ou le Webdesign international Festival. L’Université de Limoges, réparti sur quatre sites, offre une large palette de formations aux jeunes bacheliers. Si, pour ces derniers, louer un appartement est souvent au-dessus de leurs moyens, la colocation est la plus attrayante des solutions, les charges étant partagées au quotidien. Une chambre s’y loue à 291 €, contre 656 € dans la capitale.

Poitiers sur la seconde marche du podium

Poitiers a une population constituée de 25 % d’étudiants. Il s’agit de l’une des plus importantes villes estudiantines de France et une chambre dans une colocation s’y loue à 303 €. Ce coût relativement bas se constate sur tout le parc immobilier de la ville. De nombreux propriétaires, qui entreprennent des rénovations, choisissent de transformer des appartements classiques en de petits studios adaptés à la colocation, afin de permettre aux nouveaux bacheliers de trouver de quoi se loger à moindres coûts. Poitiers, appelée aussi la ville aux cent clochers, accueille dans son université et dans ses nombreux centres de formation des milliers de jeunes étudiants. Outre ses nombreux monuments historiques, la vie culturelle y est également trépidante. La Semaine Estudiantine fait partie des rendez-vous incontournables pour décompresser.

Besançon, la troisième ville la moins chère

Besançon est la préfecture du Doubs. Cette ancienne citadelle, classée Ville d’Art et d’Histoire, conserve un charme intemporel que conforte la présence de nombreux témoignages de son riche passé. Si celui-ci est omniprésent, Besançon n’en est pas moins une ville qui bouge. De nombreux étudiants y viennent poursuivre leurs études supérieures dans des formations d’une grande variété, dans le secteur sanitaire, social ou dans celui des nouvelles technologies. La recherche d’une colocation est donc une activité importante pour les jeunes qui viennent d’obtenir leur diplôme. Une chambre destinée à la colocation s’y loue à 327 € en moyenne, un loyer très abordable comparé à celui appliqué à Paris ou Ajaccio. Cette dernière se classe à la seconde place des villes françaises les plus chères. La demande y est en constante hausse alors que les infrastructures adaptées à la colocation y sont peu développées, expliquant ce classement surprenant. Outre une colocation à faible coût, les étudiants choisissant Besançon peuvent bénéficier de différentes réductions dans les lieux culturels ou sportifs.

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Salle de bains et WC: les responsabilités des locataires et du propriétaire

Salle de bains et toilettes
La plomberie, notamment les sinistres au niveau de la salle de bains et des WC mettent souvent les locataires et le propriétaire du logement en désaccord. En effet, il n’est pas facile de déterminer si la réparation en question relève du simple entretien, entre dans le cadre de la vétusté de l’équipement ou est le résultat d’un vice de construction. Et à qui incombent les travaux ? Aux colocataires ou au propriétaire ? Voici des éléments de réponse sur la répartition des responsabilités pour chacune des parties.

Les responsabilités du propriétaire

– Vérifier l’état du logement et assurer les réparations au début de la location

Les dispositions de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 afin d’améliorer les rapports des deux parties dans le cadre d’une location définit avec précision les responsabilités qui incombent au propriétaire sur ce qui touche à l’état de la plomberie au sein du logement. Ce texte précise en effet que le propriétaire se voit dans l’obligation de vérifier si le logement qu’il propose en location répond aux exigences de la réglementation en vigueur. Cette procédure de vérification doit être faite avant même la signature définitive du contrat de location.

Il existe cependant un certain nombre de frais relatifs aux équipements de plomberie qui incombent au propriétaire du logement. Si un quelconque sinistre a été notifié avant la signature même du bail, mais a été découvert au moment de l’emménagement, ou pendant la première utilisation des WC ou des équipements de la salle de bains, le propriétaire paiera les frais relatifs à la réparation, au remplacement ou à leur remise en état y afférents. Il est également responsable d’un quelconque problème qui intervient après la signature du bail, mais dont l’origine découle d’un manque d’entretien de sa part.

– Le remplacement ou la réparation des équipements

En ce qui concerne la salle de bains et les WC du logement proposé en location, le propriétaire se charge du changement d’un mitigeur ou d’un robinet, de la réparation d’une fuite de tuyauterie ou de canalisation provoquée par un trou, de la réparation d’une fuite des toilettes, du remplacement des toilettes, sans oublier le remplacement du mécanisme de chasse d’eau.

Les responsabilités du locataire ou des colocataires

– L’entretien courant de la salle de bains et des toilettes

La loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 définit également les responsabilités du locataire sur tous les travaux relatifs au remplacement, à la réparation ou à la remise en état des toilettes et de la salle de bains du logement qu’il occupe en location. Ce texte précise en effet que le locataire doit jouir paisiblement du logement et assurer par conséquent l’entretien courant nécessaire.

Un certain nombre de frais reste donc à sa charge en cas de modification de la nature du logement, en réalisant des travaux qui créent des sinistres au niveau de différentes installations qui ont normalement fonctionné au moment de son entrée sur les lieux. Il est également tenu de payer les frais qui découlent du constat selon lequel l’entretien des installations s’avère insuffisant, et que ces dernières ne présentent cependant pas de signe de vétusté ou de malfaçon.

Le locataire prend donc en charge les menues réparations des différents équipements de salle de bains et des WC mis à sa disposition. D’après les dispositions du décret du 26 août 1987, il doit veiller au bon entretien de son logement.

– Les travaux à assurer en pratique

À la différence du propriétaire, le locataire est chargé de réparer les toilettes, en remplaçant entre autres le flotteur. Il doit également intervenir en cas de fuite des toilettes, suite à un défaut du joint de la chasse d’eau ou celui du robinet. Il est aussi chargé de payer les frais qui touchent à une fuite de canalisation, pour ne citer que le remplacement des colliers ou des joints, ainsi qu’une fuite au niveau d’un robinet ou d’un mitigeur. Le remplacement des flexibles et pommeau de douche et de baignoire reste également à la charge du locataire, de même que le débouchage d’une canalisation, de la douche, de la baignoire et de l’évier, sauf si le désengorgement est dû à un bouchon naturel.

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État des lieux de sortie : prendre un huissier de justice ou non ?

état des lieux de sortie
Dans le cadre d’une colocation, l’établissement de l’état des lieux est une procédure obligatoire qui consiste à inventorier par écrit l’état du logement au moment où les colocataires quittent ce dernier et remettent les clés au propriétaire. L’intervention d’un huissier de justice n’est pas toujours obligatoire.

Un état des lieux à l’amiable, avec l’intervention ou non d’un huissier de justice

Il est tout à fait possible pour les colocataires et le propriétaire de procéder à l’état de lieux de sortie du logement à l’amiable, sans avoir recours aux services d’un huissier de justice. Dans ce premier cas, les deux parties constatent ensemble, à une date et un horaire préalablement définis et d’un commun accord, l’état du logement au terme du bail. Dans la plupart des cas, pour éviter toute confusion, elle est réalisée dans des conditions d’éclairage optimales, de préférence dans la journée. Le logement doit ainsi présenter les équipements et les caractéristiques mentionnés dans le contrat de location, sous peine de remettre en cause le dépôt de garantie. Le document produit doit être établi en deux exemplaires distincts pour le locataire et pour le propriétaire (ou avant autant d’exemplaires que le nombre de colocataires).

Le propriétaire du logement ainsi que les colocataires peuvent également décider d’un commun accord, et ce, de façon amiable, de faire appel à un huissier de justice pour la réalisation de l’état des lieux de sortie. Chacune des parties peut également décider seule de recourir aux services de ce professionnel en dehors de tout désaccord.

L’intervention de l’huissier de justice en cas de litige

L’intervention d’un huissier de justice pour l’élaboration de l’état des lieux de sortie s’avère incontournable lorsque les deux parties se trouvent en situation de litige. D’après l’article 3-2 de la loi n° 89-462 du 6/7/1989, elle reste la solution la plus pratique lorsque la procédure de vérification ne peut être établie à l’amiable. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire d’avoir l’accord des deux parties.

Aux yeux de la loi, si l’une des deux parties, que ce soit le propriétaire ou le locataire décide de recourir aux services d’un huissier, l’autre partie ne peut en aucun cas s’y opposer. En revanche, il revient à l’huissier de justice d’avertir les deux parties des modalités de réalisation de l’état des lieux telles que la date et l’heure précises par lettre recommandée avec accusé de réception, au moins sept jours à l’avance.

Si le locataire décide de ne pas assister à l’élaboration de l’état des lieux, l’huissier de justice se voit tout de même dans l’obligation de lui communiquer un exemplaire du document par lettre recommandée avec accusé de réception.

Le paiement des frais

Le paiement des frais relatifs à l’établissement de l’état des lieux de sortie d’un logement incombe au propriétaire et/ou au locataire. Le locataire n’est donc pas soumis à ce paiement lorsque l’état des lieux a été réalisé de manière contradictoire entre les deux parties. Il n’est pas non plus soumis à cette obligation lorsque le propriétaire décide seul de confier cette tâche à un mandataire, tel qu’un agent immobilier à qui il a confié la gestion de la location.

Si l’état des lieux est établi par un huissier de justice, à l’initiative d’une seule partie, que ce soit le propriétaire ou le locataire en dehors de tout désaccord, celle-ci assume seule le paiement des frais y afférents. Dans ce cas, il faut savoir que les honoraires de l’huissier de justice restent libres et varient de 100 à 300 euros de l’heure, en fonction de la région et de la difficulté de l’acte.

Par contre, si l’intervention d’un huissier pour la réalisation de l’état des lieux a été incontournable suite à un désaccord ou à un litige entre les deux parties, le paiement des honoraires de cet officier de justice est réparti équitablement entre le propriétaire et le locataire. Chacun paie la moitié des frais requis.

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Animaux de compagnie : sont-ils admis dans une colocation ?

animal de compagnie
L’interdiction des animaux de compagnie dans le cadre d’un contrat de location est une situation de plus en plus fréquente. Cependant, un certain nombre de textes de loi tendent à résoudre cette problématique afin d’éviter toute confusion et faire en sorte que la location se déroule de la manière la plus sereine possible.

Une interdiction illégale

L’interdiction des animaux de compagnie dans le cadre de la location d’un bien immobilier n’est jamais valable, que celle-ci soit stipulée de manière écrite ou précisée oralement par le propriétaire, qu’il soit professionnel ou particulier, notamment pour les baux encadrés par la loi du 6 juillet 1989.

La loi n° 70-598 du 9 juillet 1970 précise que toute stipulation tendant à interdire la détention d’un animal de compagnie dans un local d’habitation est réputée non écrite, notamment pour le cas d’un animal familier. Le bailleur peut toutefois saisir le maire de la commune où se situe le bien loué, lorsqu’il estime que l’animal de compagnie en question est dangereux ou nuisible pour le voisinage. Le maire en question peut ensuite exiger du colocataire concerné de mettre un terme à toute nuisance.

Respecter le logement et le voisinage

Si les textes de loi se penchent en faveur du locataire dans l’acceptation des animaux de compagnie, il est toutefois utile de préciser qu’un tel avantage est subordonné à un certain nombre de conditions. La possession d’un animal de compagnie dans le cadre d’une colocation est autorisée s’il s’agit d’un animal familier. Le propriétaire de l’animal a toujours des responsabilités vis-à-vis de son logement et se trouve dans l’obligation de respecter le voisinage. Il doit ainsi s’assurer que son animal de compagnie ne provoque pas de dégâts au logement et aux parties communes du bâtiment, et ne crée par de troubles envers les autres occupants.

L’exception du meublé de tourisme

D’après l’article 96 de la loi n° 2012-387 du 22 mars 2012, le propriétaire d’un bien de type meublé de tourisme qu’il propose en colocation peut toutefois interdire les animaux de compagnie. Pour que l’interdiction soit valable, il est important que cette clause soit clairement stipulée dans le contrat de location. Par ailleurs, si le propriétaire du bien accepte l’hébergement de l’animal de compagnie dans ses locaux et durant la période de la colocation, il dispose parfaitement du droit de réclamer une somme d’argent supplémentaire, en dehors du loyer.

Les animaux interdits dans une colocation

Afin d’assurer la protection des personnes et des biens, les textes de loi en vigueur dressent une liste des chiens et des animaux de compagnie interdits dans la colocation d’un bien immobilier. Il s’agit notamment des chiens qui entrent dans les catégories 1 et 2, classés chiens de garde, d’attaque et de défense qui appartiennent aux races American Staffordshire terrier, Staffordshire terrier, Rottweiler et Tosa. À ceux-là s’ajoutent les nouveaux animaux de compagnie dits NAC, à savoir les espèces dangereuses telles que les scorpions, les mygales ou les crocodiles, ainsi que les espèces protégées comme les hérissons ou les campagnols.