Archives mensuelles : décembre 2017

Colocataire dangereux : comment s’en débarrasser sans violence ?

Colocataire dangereux
La colocation n’est pas toujours de tout repos. Certains colocataires peuvent s’avérer dangereux pour les autres habitants des lieux. Leur faire quitter les lieux apparaît alors comme l’unique solution. La question est de savoir comment effectuer la démarche sans violence.

Apportez les preuves de violence de votre colocataire

Avant d’envisager tout processus d’expulsion d’un colocataire dangereux, sans faire preuve de violence, il faut passer par plusieurs étapes. La dangerosité d’un individu ne s’exprime pas toujours physiquement. Il est donc indispensable d’en apporter des preuves tangibles. L’élaboration d’un dossier permet de regrouper toutes les menaces proférées par votre colocataire. Si vous avez déposé des mains courantes auprès de votre propriétaire en raison des dégradations provoquées au cours d’un accès de violence de votre colocataire, ou des disputes qui vous ont opposés, photocopiez-les.

Avant d’envisager une expulsion, vous devez prendre la mesure de la violence de votre colocataire. Demandez-vous jusqu’où il peut aller et quels sont réellement les risques que vous encourrez. Si vraiment, il peut en attenter à votre vie ou qu’il risque de vous blesser, n’hésitez pas à demander l’aide d’un tiers ou celle de la police. Porter plainte contre lui vous permettra de creuser l’écart entre vous. Les poursuites judiciaires vous éviteront de vous retrouver face à lui. C’est un moyen d’éviter la violence sous-jacente.

Prenez connaissance des lois régissant la colocation au niveau de votre localité

Disposer de preuves de violences verbales ou physiques ne suffit pas forcément pour expulser un colocataire potentiellement dangereux pour vous. Vous devez vous renseigner sur les législations en vigueur dans votre localité concernant l’expulsion d’un colocataire. Si vous êtes tous les deux cosignataires du bail de colocation, vous n’êtes pas autorisé à entreprendre la démarche de votre propre chef. Faites appel à votre propriétaire pour le faire, car il est le seul qui ait cette autorité.

Si la violence de votre colocataire devient insupportable, renvoyez-le de votre logement si vous êtes l’unique signataire du contrat de bail et qu’officiellement, vous êtes le seul à payer la totalité du loyer. Vous êtes alors en droit de mettre votre colocataire dehors. Cela signifie cependant que si celui-ci quitte la colocation, vous serez dans l’obligation de vous acquitter du loyer sans possibilité d’exiger quoi que ce soit de sa part. Vous n’aurez aucun recours pour demander le paiement des impayés.

Réintégrez votre colocation

Votre propriétaire peut porter plainte pour violation de propriété contre vous s’il est avéré que vous avez sous-loué votre appartement sans lui en référer. En effet, le colocataire qui présente un danger pour autrui n’est légalement pas autorisé à occuper ledit logement. Toutefois, lorsque le risque est écarté, il pourra choisir de vous relouer la colocation, sans que l’expulsion soit annotée sur votre casier judiciaire. Cette réintégration est soumise à condition. Vous devez être en mesure de prouver que vous aurez les moyens de payer votre loyer mensuel. Si ce n’est pas le cas, vous pourrez trouver un nouveau colocataire afin d’offrir une garantie à votre propriétaire.

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5 compétences utiles dans une colocation intergénérationnelle pour un jeune

Colocation intergénérationnelle
La colocation intergénérationnelle fait de plus en plus d’adeptes, car elle est plus économique pour les étudiants ou les jeunes salariés, et particulièrement bénéfique pour les seniors qui ont une chambre libre dans leur logement. Pour un jeune qui choisit cette solution d’hébergement, voici 5 compétences à avoir absolument pour que la colocation se déroule sous les meilleurs hospices.

1- Capacité à rendre service

La colocation intergénérationnelle demande de la part d’un étudiant plusieurs qualités afin qu’il puisse s’adapter au senior avec lequel il va vivre tout au long de son année universitaire. Ce système d’hébergement se caractérise par un loyer particulièrement faible, très avantageux pour les petits budgets. En contrepartie, les jeunes colocataires devront prendre le temps de rendre de menus services à leurs aînés. Ils pourront faire les courses, le ménage ou la vaisselle, selon l’organisation mise en place.

2- Aptitude à la patience

La patience est une qualité indispensable pour vivre en harmonie avec une personne du troisième âge. Celle-ci peut avoir des trous de mémoire, des problèmes de compréhension ou d’autres soucis de santé qui risquent de la ralentir. La patience n’est cependant pas l’apanage des jeunes qui sont souvent pressés par les études, les petits boulots qu’ils doivent faire en plus. Ils devront pourtant prendre le temps d’écouter leurs aînés, de comprendre leurs attentes et de les respecter.

3- Des talents de bricoleur

Il est recommandé pour un étudiant qui choisit la colocation intergénérationnelle d’avoir une certaine compétence en bricolage. Les personnes âgées n’ont pas toujours les moyens de faire appel à un professionnel pour déboucher un évier ou pour réparer un meuble endommagé. Il peut aussi s’agir de fixer des étagères ou de remplacer un interrupteur défectueux.

4- Sens du partage

Il est important pour les colocataires de privilégier le sens du partage. Les personnes âgées qui ouvrent la porte de leur logement à la colocation sont souvent des personnes très seules. Pour que cet isolement cesse, le plus jeune peut initier le plus âgé aux nouvelles technologies ainsi qu’aux réseaux sociaux et à l’usage d’Internet au quotidien. Ils auront, grâce à cela, la possibilité de rencontrer d’autres personnes partageant les mêmes centres d’intérêt, dans la localité ou parfois même dans le quartier où ils vivent.

5- Aide à la mobilité

Le problème de l’isolement n’est pas un choix. Il peut être causé par un problème de mobilité qui empêche un sénior de sortir de chez lui, de se rendre chez son médecin ou de faire ses courses. Certains déplacements peuvent être effectués par l’étudiant si la présence de la personne âgée n’est pas requise. Dans le cas contraire, l’aide du premier sera bienvenue pour surmonter les obstacles de la vie de tous les jours.
Les compétences du jeune qui s’engage dans une colocation intergénérationnelle auront un impact sur la vie commune des colocataires. Le respect des règles instaurées dès les premières rencontres reste une priorité.