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Louer votre logement pendant vos vacances, c’est possible

Location saisonnière
Louer votre résidence principale pendant que vous partez en vacances, c’est tout à fait possible. C’est un excellent moyen de vous assurer une rentrée d’argent pendant votre absence. Cependant, ce type de location peut aussi être une source de tracas. Découvrez comment faire pour vous en sortir au mieux et tirer pleinement profit de la location saisonnière.

Qui peut devenir un bailleur occasionnel ?

Si vous être propriétaire de votre résidence principale, vous pouvez mettre en location votre bien de manière occasionnelle. En tout, la période de location ne doit pas excéder quatre mois par an.

Si vous êtes vous-mêmes locataire, la location n’est possible que si vous avez reçu de manière explicite une autorisation de votre bailleur. Dans le cas contraire, vous vous rendez coupable de sous-location illicite, et encourez une amende pouvant aller jusqu’à 5.000 €.

Les revenus dont vous bénéficiez dans le cadre de cette location saisonnière doivent être déclarés en tant que bénéfices industriels et commerciaux.

Quels types de bien sont concernés ?

Qu’il s’agisse d’un appartement en centre-ville, d’une coquette maison en pleine campagne ou d’un bien situé à 30 secondes de la plage, tous se valent. L’essentiel est de trouver une clientèle intéressée par ce que vous avez à proposer.

Il y a-t-il des précautions à prendre ?

Comme vous laissez de parfaits inconnus vivre dans votre logement pendant un certain temps, il est essentiel de prendre certaines mesures. D’abord, et en guise de confirmation de la réservation, demandez 25% du loyer total. Ensuite, mettez à l’abri tous les biens de valeur et vos objets très personnels comme les vêtements, les parfums, les jouets préférés de vos enfants… Enfin, le jour d’entrée de vos locataires, pensez à faire un état des lieux. Ceci vous évitera les litiges inutiles au moment du départ. Si vous ne pouvez pas être présent le jour où vos locataires arrivent, demandez à une personne de confiance de les accueillir.

Comme dans toute forme de location, le contrat de bail est essentiel. Assurez-vous qu’il soit signé par les deux parties. Veillez à ce que le document mentionne des informations indispensables telles que la durée de la location, le nombre de chambres disponibles, les modalités de remise des clés…

Il est essentiel de prendre contact avec un assureur, et de confirmer que votre assurance multirisque habitation couvre les détériorations dont votre logement peut faire l’objet dans le cadre de la location pendant les vacances.

Comment bien préparer la location de vacances ?

Une phase de nettoyage et de rangement est nécessaire afin de proposer un logement bien tenu à votre clientèle saisonnière. Comme vous pouvez être amené à passer des annonces illustrées, la décoration joue aussi un rôle important pour un parfait achalandage.

Placards et réfrigérateurs doivent être totalement vides afin que vos locataires puissent les utiliser à leur convenance. Pour une prestation digne d’un professionnel, laissez bien en vue un plan de la région, des données touristiques ainsi que les numéros utiles comme celui d’un médecin. C’est un bon moyen de faire parler de vous en bien, de votre logement et de votre accueil. La demande pourrait ainsi être plus importante pour les prochaines vacances.

Colocation et taxe d’habitation : ce qu’il faut savoir

taxe d'habitation
Comme le montant de la taxe d’habitation est calculé sur la base des revenus de l’ensemble des occupants du logement, la colocation constitue un cas particulier. Il existe différentes manières d’appréhender la situation pour que les cas d’exonération de chaque colocataire soient pris en compte.

La taxe d’habitation dans le cas d’une colocation

La taxe d’habitation est calculée sur la base des revenus des personnes composant le foyer fiscal, c’est-à-dire celles qui figurent dans le contrat de colocation. En fonction de ces revenus, certaines personnes sont exonérées. Pourtant, lorsqu’elles s’installent en colocation, l’addition de leurs ressources avec celles de leurs colocataires peut faire qu’elles ne bénéficient plus de l’exonération. Une députée des Hautes-Pyrénées avait soulevé le problème.

Le gouvernement y apporte une réponse en se basant sur les textes de loi existants : la taxe peut être établie au nom de l’occupant en titre, à l’exclusion des cohabitants. Ainsi, dès lors qu’il y a une multiplicité d’occupants, comme dans le cas d’une colocation, la taxe peut être établie au nom d’une seule personne. Pour tenir compte de l’exonération de la taxe d’habitation, le calcul se base sur le revenu fiscal de référence de chaque foyer fiscal occupant le logement. Tant que ce revenu n’excède pas la limite stipulée par l’article 1417 du Code général des Impôts, l’exonération est accordée.

Ce même Code précise dans son article 1414 que les personnes qui ne bénéficient pas de cette exonération peuvent profiter d’un plafonnement de la taxe d’habitation. Une telle décision se basera également sur le revenu fiscal de référence. Il ne doit pas être supérieur à 25.130 € et il est essentiel que le colocataire ne soit pas soumis à l’ISF.

Des cas où une exonération ou une réduction s’applique

La colocation senior permet de bénéficier d’une réduction importante. Des cas d’exonération ont même été recensés. Cette colocation senior concerne les bénéficiaires du minimum vieillesse, les individus âgés de 60 ans au moins, et qui n’ont pas à s’acquitter de l’ISF, les personnes invalides et les veufs.

Si un étudiant déclare ses revenus à l’adresse de la colocation et qu’ils n’excèdent pas 23.572 €, il peut prétendre à un plafonnement.

Ceux qui touchent le RSA et ne sont pas imposés à l’ISF peuvent également prétendre à un dégrèvement de la taxe d’habitation, même en vivant en colocation. Il faut cependant que le revenu déclaré ne dépasse pas un certain montant : 23.413 € pour une part, 33.413 € pour deux parts et, pour trois parts, 42.081 €.

Quelques remarques d’intérêt

Une précision est apportée : la taxe d’habitation est due par ceux qui, de manière effective, occupent le logement. Concrètement, elle ne peut être versée par le bailleur, mais uniquement par les colocataires.

Par ailleurs, il est inutile de solliciter une imposition distincte pour chacun des colocataires, une telle demande ne pourrait aboutir, car le fisc refuse de diviser la taxe. Le mieux qu’il peut faire est de faire figurer l’identité de chacun des signataires du bail sur l’avis d’imposition, à charge pour ces colocataires de réaliser le calcul de leur quote-part. L’acquittement de l’impôt demeurera quant à lui unique, et le fisc n’interviendra pas dans la manière dont les colocataires auront décidé de diviser le montant de la taxe.

En cas de doute, il est toujours possible pour les concernés de demander conseil auprès des mairies, des centres des impôts et des associations spécialisées dans ce domaine.

Colocation et aides au logement : à quelle aide pouvez-vous prétendre ?

aide au logement
Les aides au logement sont généralement versées par la CAF, qui les catégorise en trois types sur la base de différents critères. Le Fonds solidarité Logement est une aide versée par le département qui peut venir en aide aux plus défavorisés.

Les conditions de recevabilité d’une demande d’aide au logement

Vivre en colocation donne droit à la perception d’une aide au logement à condition de remplir certains critères établis par la Caisse d’Allocation Familiale. Le colocataire qui présente sa demande à cet organisme doit être déclaré. Ceci signifie que son nom doit figurer dans le bail qui le lie à son propriétaire. Même si son nom figure sur le contrat de colocation et qu’il s’avère que son propriétaire et lui ont des liens d’ascendance ou de descendance, la demande d’aide au logement n’est pas recevable. L’aide au logement n’est accordée que pour une résidence principale, c’est-à-dire une habitation dans laquelle le demandeur vit au minimum huit mois par ans. Enfin, l’aide au logement est conditionnée par les revenus du demandeur. À partir d’un plafond défini annuellement par la CAF, le colocataire ne peut prétendre à une aide.

Les étapes à franchir pour l’attribution d’une aide au logement

La première étape pour l’obtention d’un versement d’aide au logement consiste à remplir un formulaire à retourner à la CAF. Les pièces justificatives des déclarations qui y sont faites sont jointes au formulaire. À la réception du dossier, la CAF réalise un calcul basé sur différents paramètres, tels que le type de logement et la quote-part de loyer. Une fois que la décision d’attribuer l’aide est prise, le premier versement est perçu par le bénéficiaire dès le mois suivant l’envoi du dossier à la CAF.

Les trois types d’aides au logement

Pendant le traitement du dossier, la CAF évaluera le type d’aide qui sera versé au demandeur. Il existe trois possibilités non cumulables. La première catégorie, l’aide personnalisée au logement ou APL, est attribuée à condition qu’il s’agisse d’un logement conventionné. Ceci signifie que le propriétaire affirme dans une convention à remettre à l’État qu’il loue le logement sous certaines conditions d’habitabilité et de loyer. Le colocataire concerné sollicitera cette attestation de convention auprès de son bailleur. Si l’APL est accordée, le propriétaire reçoit directement de la CAF le montant correspondant à l’aide. Le colocataire n’aura plus qu’à payer la différence par rapport à la quote-part de loyer.

L’aide au logement social ou ALS est attribué à un demandeur qui vit en colocation à condition que le logement qu’il partage réponde à des critères de décence et des conditions minimales d’occupation. Ces critères intègrent les détails relatifs se rapportant à la sécurité et à la santé des colocataires, aux dimensions de l’appartement ou de la maison et aux types d’équipement.

Enfin, l’allocation de logement familiale ou ALF est versée au colocataire qui ne peut prétendre ni à une APL, ni à une ALS. Les demandeurs doivent remplir certaines conditions liées au nombre d’enfants à charge, à la perception d’une APJE ou allocation pour jeune enfant et à la prise en charge d’une personne handicapée.
Le Fonds de solidarité logement

Dans le cas où aucune demande pour ces aides ne parvient pas à endiguer un problème de retard de paiement de loyer ou de non-versement du dépôt de garantie, il est possible de s’orienter vers le Fonds de solidarité logement ou FSL. Il s’agit d’un fonds dont la gestion est gérée par le département dans le cadre du plan d’action pour le logement des personnes défavorisées. Cette aide peut prendre la forme d’un prêt sans intérêt, d’une garantie ou d’une subvention. Comme les conditions d’obtention, le budget et tout ce qui concerne ce fonds sont gérés par le conseil général, il est indispensable de s’informer auprès du département concerné.

Que dit la loi au sujet de la sous-location en colocation ?

sous-location en colocation

Crédit photo : MetroNews.fr

La sous-location est une pratique de plus en plus courante, notamment auprès des étudiants, qui sont souvent amenés à s’installer dans un logement pour une courte durée. Ainsi, la sous-location peut représenter une bonne solution pour disposer rapidement d’un logement, et ce pour une durée de quelques mois, voire de quelques semaines. Mais quels sont les droits concernant la sous-location, et comment se gère-t-elle dans le cas d’une colocation ? Voici quelques éléments de réponse.

La sous-location : légale ou illégale ?

En règle générale, on observe que la plupart des sous-locations se font sans en avertir le propriétaire, ce qui est pourtant obligatoire d’après la loi. Cependant, si le propriétaire vous donne son accord, alors la sous-location est parfaitement légale.

Les droits des colocataires en matière de sous-location

Dans le cas d’une colocation, il est primordial que tous les colocataires se mettent d’accord sur les modalités de la sous-location, avant même de rencontrer le sous-locataire. Ainsi, vous éviterez tout conflit. Soyez précis sur le loyer à verser et sur les parties du logement dont disposera le sous-locataire.

Les risques liés à la sous-location en colocation

La sous-location, si elle n’est pas déclarée auprès du propriétaire, implique des risques importants. Dans un bail de colocation, les colocataires ont signé une clause de solidarité qui oblige un colocataire à payer l’intégralité du loyer en cas d’impayé de la part de son colocataire. Ainsi, si votre colocataire décide de sous-louer sa chambre, vous devez être sûr que le sous-locataire pourra payer le loyer, au risque de devoir le payer à sa place.

Par ailleurs, si le sous-locataire dégrade le logement, à la fin de la location, il revient aux locataires initiaux de payer les pots cassés. Nous vous recommandons donc d’obtenir l’accord de votre propriétaire pour la sous-location, pour que vous puissiez disposer d’une garantie.

En cas de désaccord entre colocataire au sujet de la sous-location

Si votre colocataire ne souhaite pas de « déclarer » la sous-location au propriétaire, par peur d’un refus par exemple, vous pouvez lui proposer de signer un contrat entre vous, ce qui vous protègera en cas de problème.

Dans le cas où vous n’êtes pas d’accord avec cette sous-location, vous pouvez vous tourner directement vers votre propriétaire pour l’en informer, et essayer de trouver ensemble un moyen de régulariser la situation.

Sélection des locataires : quelles règles pour les propriétaires bailleurs ?

selection des locataires

Crédit photo : eci-immobilier.fr

La location d’un bien immobilier est soumise à des lois, que les locataires et les propriétaires doivent respecter. Pour la sélection des locataires, les propriétaires bailleurs doivent se plier à certaines pratiques. Voici un rappel des principales règles à respecter, en matière de discrimination par exemple.

Choisir un locataire en fonction de ses revenus

Le critère qui doit être le plus décisif dans le choix du locataire est celui des sources de revenu. Le propriétaire doit faire attention à ce que son locataire dispose de suffisamment de ressources pour pouvoir payer son loyer. Vous pouvez demander à votre locataire potentiel de remplir un dossier de colocation et/ou de vous présenter ses fiches de paie ou son avis d’imposition, afin de vérifier que son revenu mensuel représente environ trois fois le montant du loyer.

La situation du locataire : un simple indicatif

La situation d’un locataire peut représenter un indicatif dans votre choix, mais cela ne doit pas constituer le seul critère. Si votre locataire est salarié en CDI, alors c’est une bonne garantie. Mais s’il s’agit d’un travailleur indépendant, cela ne veut pas forcément dire qu’il n’arrivera pas à payer son loyer. Vous ne devez donc pas vous arrêter sur ce point. Par ailleurs s’il s’agit d’un étudiant, vérifiez qu’une personne peut se porter garant. Si votre locataire n’a pas de garant, vous êtes en droit de refuser sa candidature.

Les discriminations interdites

Plusieurs critères ne peuvent en aucun cas impliquer un refus de location. Parmi ces critères se trouvent notamment la pratique religieuse, la couleur de peau, l’orientation sexuelle et les opinions politiques. La loi vous interdit d’exiger ces informations, susceptibles de vous influencer subjectivement dans votre choix. Si par exemple, vous refusez de louer votre bien à une personne d’une religion différente de la vôtre — et qu’il est prouvé que cette différence est la raison de votre refus — vous pouvez être poursuivi en justice pour discrimination. Aucun des critères mentionnés ci-dessus ne doivent entrer en ligne de compte dans la sélection de votre locataire.

En tant que propriétaire bailleur, vous avez donc le choix dans votre sélection de locataire. Mais cette sélection doit se baser principalement sur les ressources du locataire, et non sur ses mœurs ou sur ses idées. De nombreux cas de poursuites judiciaires ont lieu chaque année en France suite à une discrimination liée au profil du locataire.

Comment éviter les annonces de colocation pièges ?

annonces de colocation pieges

Crédit photo : VictorAntinuisible.fr

La colocation est une excellente solution pour réduire les frais et bénéficier d’une plus grande surface habitable. Mais attention aux annonces de colocation pièges ! De plus en plus de fausses annonces sont présentes sur les sites Internet, et il n’est pas toujours facile de les déceler. Voici donc quelques conseils pour éviter de vous faire piéger.

Les annonces bâclées

La plupart des annonces pièges ne sont pas rédigées correctement. Si vous relevez de nombreuses fautes d’orthographe, méfiez-vous, il peut s’agir d’une fausse annonce. N’hésitez pas à contacter le propriétaire ou le locataire pour discuter de vive voix au téléphone, ou bien essayez de les rencontrer. S’ils refusent, restez sur vos gardes, et bien sûr ne signez rien à distance.

La sous-location

La plus classique des arnaques dans les annonces de colocation est la sous-location. Il arrive bien souvent que l’annonce affirme qu’il s’agisse d’une location, alors qu’il s’agit en fait d’un locataire qui met son logement ou sa chambre en sous-location, sans en avoir informé le propriétaire. Dans ce cas, aucun bail de colocation ne sera signé et vous ne serez pas protégé en cas de problème. Les locataires les moins scrupuleux pourront même vous faire signer un faux bail, qui ne sera jamais lu ni signé par le propriétaire. Vérifiez bien le document que vous signez.

Le dépôt de garantie anticipé

Si l’annonce vous demande de verser un quelconque dépôt de garantie avant la remise des clés, il s’agit vraisemblablement d’une arnaque, car cette pratique n’est jamais exécutée par des propriétaires qui louent leur bien dans les règles.

Le colocataire inconnu

Enfin, si vous emménagez avec une personne que vous ne connaissez pas, soyez vigilant vis-à-vis de la clause de solidarité, qui vous oblige à payer la totalité du loyer en cas d’impayé de la part de votre colocataire.

La colocation est une forme de location encadrée par la loi et soumise à certaines conditions. Connaître la réglementation et demeurer attentif aux détails est la meilleure façon de se prémunir contre les annonces pièges.

Que faire lorsqu’un colocataire ne paie pas son loyer ?

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Crédit photo : CapVie.info

La colocation présente de nombreux avantages pour les locataires. Mais attention à certains risques qui peuvent gâcher cette belle expérience. Le principal problème que peuvent rencontrer les colocataires concerne le paiement du loyer. Que faire lorsque votre colocataire ne peut pas payer son loyer ?

La clause de solidarité : une protection qui peut se retourner contre vous

Dans la plupart des baux de colocation, une clause de solidarité est signée, généralement à la demande du propriétaire bailleur. Cette clause oblige un colocataire à payer l’intégralité du loyer en cas d’impayé d’un autre colocataire. Concrètement, si votre colocataire ne peut pas payer sa part, alors vous devrez le faire à sa place, car le propriétaire pourrait se retourner contre vous.

Les assurances contre les loyers impayés

Lorsque vous emménagez en colocation, vous devez souscrire une assurance, qui sera exigée par le propriétaire. Mais dans le cas d’une colocation, il existe une assurance particulière contre les loyers impayés. Cette assurance vous permettra d’éviter de payer la part de loyer de votre colocataire en cas d’impayé. Bien sûr, cette assurance a un coût et doit être souscrite avant d’emménager.

La caution et les garants

La caution versée au début de la location n’est a priori pas valable pour payer des loyers dus. En revanche, il s’agit bien du rôle des garants. Ainsi, si votre colocataire dispose d’un garant, c’est vers lui que vous pourrez vous tourner en expliquant la situation.

Le recours en justice

Si aucun accord amiable ne peut être trouvé, alors votre dernier recours est de faire appel à la justice. Pour cela, vous devrez mandater un huissier. Cette solution, non négligeable financièrement, donne le plus souvent raison au demandeur.

Il n’existe pas de solution miracle lorsqu’un colocataire ne paie pas sa part du loyer. C’est pourquoi il est primordial de bien choisir son colocataire, afin d’éviter ce type de problème.

Colocataires : quels sont vos droits et vos devoirs ?

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Crédit photo : MrMobilePC.com

La vie en colocation comporte des spécificités concernant les droits et les devoirs des colocataires. Voici un aperçu des choses à avoir à l’esprit lorsque vous souhaitez vous installer en colocation.

Le bail d’une colocation

Le bail de location défini précisément les droits et les devoirs du locataire. Pour la colocation, il en va de même, avec quelques particularités à prendre en compte.

Notez qu’il existe deux pratiques dans la signature d’un bail de colocation :

  • Soit, les colocataires signent un seul bail, sur lequel figurent le nom de chacun ;
  • Soit les colocataires signent chacun un bail, spécifiant les parties privées de chacun (chambre) et les parties communes.

Si vous pensez que votre colocation est vouée à durer, privilégiez un bail unique. En revanche, si vous pensez qu’il s’agit d’une solution temporaire, la signature d’un bail par chaque colocataire pourra vous faciliter les choses au moment du départ.

La clause de solidarité

Une clause de solidarité sera vraisemblablement mentionnée dans votre bail. Elle a pour objectif de garantir au propriétaire que le loyer sera intégralement payé, dans le cas où l’un des colocataires ne serait pas en mesure de régler sa part. Il reviendra alors aux autres colocataires de payer la part manquante.

Excepté la clause de solidarité, le bail d’une colocation implique les mêmes droits et les mêmes devoirs que pour une location classique. Vous serez notamment soumis à un préavis en cas de départ, vous devrez justifier d’une assurance pour l’appartement, et vous pourrez prétendre aux aides au logement.

Le départ d’un colocataire

Lorsqu’un colocataire souhaite quitter le logement, il doit en informer les autres, en respectant le préavis stipulé dans le bail. Attention à l’état des lieux, qui ne peut être effectué qu’à la fin du bail : assurez-vous alors que le colocataire sortant n’ait pas dégradé ses parties privées. Le dépôt de garantie, lui, ne pourra vous être restitué qu’à la fin de la location.

Colocation : qu’est-ce que le dépôt de garantie ?

colocation depot de garantie

Crédit photo : Bloc.com

Lorsque vous louez un appartement, le propriétaire met son bien à votre disposition en échange d’un loyer. Mais en plus de ce loyer, il est en droit de vous demander un dépôt de garantie. Ce n’est pas une obligation mais l’usage indique que tous les propriétaires l’exigent. Plus couramment appelé « caution », le dépôt de garantie permet au propriétaire d’anticiper d’éventuels impayés de loyers ou une dégradation du bien. Comme son nom l’indique, il s’agit bien d’une garantie, pour le propriétaire.

Quel est le montant du dépôt de garantie ?

Depuis 2008, le montant du dépôt de garantie est fixé à un mois de loyer hors charges dans le cas d’un logement vide. S’il s’agit d’un logement meublé, ce montant est libre mais il n’excède généralement pas deux mois de loyer hors charges. Le plus souvent, le propriétaire encaisse rapidement le dépôt de garantie afin de s’assurer de votre solvabilité. Il arrive cependant que des propriétaires demandent un chèque et ne l’encaissent qu’en cas de nécessité.

A quel moment devez-vous verser le dépôt de garantie et quand le récupèrerez-vous ?

Le dépôt de garantie est demandé lors de la signature du bail et il vous sera restitué lorsque vous mettrez fin à votre location, au maximum deux mois après la restitution des clés. Dans le cas d’un logement meublé, le bail peut préciser un autre délai. Une fois l’état des lieux de sortie effectué, le propriétaire pourra conserver une partie du dépôt de garantie s’il juge cela nécessaire, en cas de dégradation des lieux par exemple.

Dans le cas d’une colocation, le montant du dépôt de garantie est généralement divisé en fonction du nombre de colocataires, afin que chacun en paye une partie égale, selon un accord entre les colocataires. Si un seul colocataire quitte l’appartement, le dépôt de garantie ne sera pas restitué tant que le bail est toujours valable. Un arrangement amiable pourra être conclu, afin que le nouvel arrivant verse le montant de sa part du dépôt de garantie directement au colocataire qui quitte l’appartement.

Colocation : quels avantages pour le propriétaire bailleur ?

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La conjoncture économique conduit de plus en plus de personnes, des jeunes principalement, à se tourner vers la colocation, le plan logement anti-crise. Grâce à cette demande de logement grandissante, les propriétaires bailleurs trouvent facilement des colocataires pour leur bien immobilier. Cette facilité s’ajoute à d’autres avantages.

La colocation pour rentabiliser un bien immobilier

La baisse du pouvoir d’achat entraine une stagnation, voire une baisse constante des loyers. Certains bailleurs, notamment ceux qui proposent des appartements aux dimensions assez importantes, ont du mal à trouver preneur. Seule une infime partie de la population peut se permettre de débourser un loyer conséquent. De ce fait, ces appartements peuvent rester longtemps inoccupés et n’engendrent aucun bénéfice pour le bailleur. La colocation permet justement d’y remédier. En effet, le loyer souhaité par le bailleur, même assez élevé, ne constitue plus une charge trop importante une fois partagé par plusieurs locataires potentiels. Ainsi, le bien immobilier ne perd aucunement de sa valeur locative.

La colocation pour profiter de meilleures garanties

Dans le contrat de colocation, il peut être admis que chaque locataire paie une caution. De ce fait, le bailleur peut compter sur des garanties plus importantes que dans le cas d’une location classique. Il peut également s’assurer de percevoir le loyer total stipulé dans le contrat de bail, même si l’un des colocataires s’en va. En effet, dans le cadre de la clause de solidarité, en cas de départ de l’un d’entre eux, les autres colocataires se chargent de lui trouver un remplaçant. En attendant que ce remplacement soit effectif, le paiement de la quote-part de loyer et de charges manquant sera partagé entre les colocataires restants. En plus de la garantie donc, le bailleur se décharge de la tâche de trouver un autre colocataire pour combler le loyer mensuel à percevoir.

Lorsqu’un bailleur propose une colocation à des étudiants, il peut inclure dans le contrat la présentation de tiers garants, généralement les parents. Cette clause lui permet de récupérer le loyer en cas de non-paiement par les cocontractants.

La colocation pour éviter la carence locative

La demande est en hausse constante, principalement chez les 18-21 ans, mais aussi de plus en plus chez les 36-45 ans. De ce fait, les propriétaires bailleurs ne risquent pas de devoir laisser leur appartement sans occupant pendant bien longtemps. Même si le nombre de propriétaires proposant leur bien immobilier en colocation connaît aussi une augmentation, la demande est largement supérieure à l’offre. De ce fait, pour trouver preneur, les bailleurs n’auront qu’à consulter les demandes de location ou déposer leur annonce sur un site spécialisé ou auprès d’une association.

La colocation pour une satisfaction philanthrope

La capacité locative d’un étudiant ou d’un jeune salarié en France est de 400 € en moyenne. Il est évident qu’avec ce montant, il ne pourra s’offrir qu’un logement où il ne bénéficiera que du strict minimum en termes d’espace. La notion de confort peut être totalement mise de côté. En proposant la colocation dans un appartement de taille raisonnable, le bailleur fait en sorte de contribuer au bien-être de cette catégorie de la population.