Les Colocataires, comédie de Paris

Hackerhouse et co-living : quelles différences avec une colocation classique ?

Hacker house
Une nouvelle forme de colocation commence à émerger chez les jeunes travailleurs. Alors que le co-working a pris de l’ampleur depuis quelques années, le co-coliving s’impose progressivement. Quelles différences entre ce nouveau mode de vie et la colocation que l’on connaît ?

Le coliving, un nouveau mode de vie

Aujourd’hui, le monde du travail a beaucoup évolué. Exit les espaces confinés et les horaires de travail rigides. C’est ainsi que sont nés les espaces de co-working. Les jeunes startupers vont pourtant plus loin dans leur démarche en optant pour la hackerhouse. C’est en 2013 que ce concept est apparu dans la Silicon Valley aux États-Unis, avant de s’importe en Europe, notamment en Espagne, en Suède ou en France. La première à avoir vu le jour en France est celle créée par Stéphane Bounmy dans le 19e arrondissement de Paris. Il a trouvé ses colocataires en passant une annonce sur les réseaux sociaux, mode de communication particulièrement apprécié des jeunes de la génération numérique.

La condition sine qua non pour intégrer l’une de ces colocations d’un nouveau genre est d’avoir appartenu ou de faire partie d’une startup. Designers, développeurs, informaticiens ou encore digital nomades choisissent de vivre et de travailler sous le même toit.

La hackerhouse, une vie de travail et d’échanges pour réussir dans les startups

Le co-living surprend un peu les personnes n’appartenant pas à cette communauté de jeunes travailleurs indépendants. Cette cohabitation a pour objectif d’optimiser les performances créatrices de chacun. En effet, en privilégiant ce mode de vie, les startupers favorisent les échanges de compétences, les rencontres qui pourront aboutir à un projet commun. Des études ont permis de constater que les startups qui passent le cap des deux ans sont rarissimes. Il est alors devenu primordial pour ces jeunes entrepreneurs de mettre tous les atouts de leur côté pour réussir dans un secteur où la concurrence est extrêmement rude.

Le nombre de hackerhouse a beaucoup augmenté depuis que les premières se sont créées en France. Malgré un loyer assez élevé pour une colocation (environ 600 € par mois), et le manque d’intimité de ce mode de vie, les amateurs de ce nouveau mode de cohabitation sont de plus en plus nombreux. L’espoir d’une dynamique de groupe créative et l’ambiance conviviale constituent un atout séduction pour ces derniers.

Le coliving, une cohabitation moins contraignante que la colocation classique

Le coliving offre un avantage que n’a pas une colocation classique. Alors que cette dernière exige une signature de contrat de bail réduisant les risques de départ impromptu, le premier favorise la mobilité de ses occupants. Ils peuvent passer d’une hackerhouse à une autre à travers le monde. L’ouverture aux autres, l’entraide et les échanges ne sont pas uniquement professionnels. Ils sont également personnels.

Une hackerhouse pour les filles

Toujours dans une quête d’innovation et d’échange, une supernanahouse de 200 m² a vu le jour dans la région parisienne. Les colocataires, toutes de sexe féminin, ne travaillent pas forcément pour une startup. Elles sont entrepreneures, digital-nomade ou tout simplement des « superwomen » des temps modernes.

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