Les Colocataires, comédie de Paris

L’éco-colocation, c’est tendance

Eco-colocation
La Maison Bleue et le Vieux Poirier sont représentatifs de ce vent nouveau qui souffle sur la colocation : la tendance baptisée éco-colocation. En plus de partager un toit, les cohabitants ont une philosophie, voire une idéologie commune.

Le principe de l’éco-colocation

Une cohésion sociale assortie d’une transition écologique, c’est vers ce sens que vont les éco-colocataires. Comme dans une colocation classique, ce sont quelques jeunes gens qui décident de partager leur logement pour réduire les coûts, pour le plaisir de rejoindre une communauté, pour faire évoluer des valeurs communes : le bio, le DIY, la récup…

Parmi ces nouvelles formes de colocation, le Vieux Poirier et la Maison Bleue se démarquent. Le premier, situé à Gagny, doit son nom à l’arbre de son jardin grand de 300 m2 (pour une maison de 125 m2). Il a vu le jour en 2011 et est composé exclusivement par des personnes « engagées ». Dans leur volonté de former un groupe soudé, les cohabitants ont aménagé le logement pour créer dans le sous-sol une salle de répétition de pièces de théâtre, un studio de musique et un atelier de bricolage. À cela s’ajoutent des soirées à chanter et à discuter autour de la cheminée ainsi que des réunions hebdomadaires, une occasion de débattre des sujets qui leur tiennent à cœur.

La Maison Bleue, l’autre éco-colocation type, se trouve dans le 92, à Bourg-la-Reine. Elle est plus récente puisqu’elle s’est formée en juin 2015. Si le jardin est plus petit que celui du Vieux Poirier, avec 80 m2, la surface habitable est plus importante : 180 m2. Cette colocation se qualifie de résiliente, et ses onze membres font en sorte de « vivre pleinement ». Comme dans toutes les colocations, il est nécessaire de ménager les sensibilités et les susceptibilités de chacun. Mais il est autrement plus important de donner de la valeur à l’entraide et à différents principes écologiques.

Des habitudes écologiques

Dans l’éco-colocation, l’écologie est placée au centre des préoccupations. C’est ainsi que les éco-colocataires font en sorte de limiter au maximum l’émission de déchets. Les collants sont récupérés pour devenir des anneaux de rideaux, les bocaux de confitures connaissent une nouvelle vie pour devenir des verres à brosse à dents ou des contenants pour les céréales, entre autres utilisations.

Ces colocataires d’un nouveau genre misent évidemment sur l’alimentation bio (via un potager 100% bio), et s’orientent déjà vers une autosuffisance alimentaire. Des efforts sont aussi faits dans le domaine de l’énergie. Ce n’est plus seulement l’installation de panneaux solaires, c’est aussi la pose d’une isolation en laine de roche et la multiplication des couches de vêtements lorsque le mercure baisse.

Des réalisations hors du commun

Bien qu’elle tende à se développer, la permaculture urbaine reste quand même un secret d’initiés. Les éco-colocataires s’en sont approprié. Il s’agit d’une conception de systèmes qui mettent en exergue l’écologie naturelle et la tradition.

Le couchsurfing est un autre système tout aussi intéressant. Le concept : proposer un logement gratuitement et de manière temporaire. Ceux qui le proposent s’inscrivent dans un réseau, et pour ces éco-colocataires, c’est une occasion de faire découvrir leur univers.

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