Les Colocataires, comédie de Paris

Les salariés, tout aussi séduits par la colocation

Salariés

A cause de la conjoncture économique qui prévaut, et compte tenu du marché de l’emploi, de plus en plus de salariés optent pour la colocation comme mode de logement. Le baromètre Appartager met l’accent sur ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur, creusant le fossé entre l’offre et la demande.

La colocation, presque autant de salariés que d’étudiants

43%, c’est ce pourcentage qui apparait dans le baromètre Appartager et publié le 11 mai dernier. Ce pourcentage est, pour l’instant, sans commune mesure avec celui des « flatmates » professionnels d’Outre-Manche qui représentent 56% des colocataires. Cependant, force est de constater que la colocation n’intéresse plus uniquement les étudiants.

L’analyse a porté sur 108.000 utilisateurs du site, un chiffre correspondant aux membres actifs durant le premier trimestre de cette année. L’étude a montré que le jeune bachelier qui commence ces études universitaires n’est plus l’unique colocataire-type. La moyenne d’âge des colocataires est passée à 27 ans, et les plus de 40 ans sont de plus en plus nombreux.

Si les étudiants restent majoritaires, les jeunes actifs, ceux qui doivent se contenter d’un emploi précaire ou les salariés qui sortent d’un divorce constituent autant de profils de colocataires. Pour les concernés, le motif économique reste le plus important dans la mesure où ce mode de logement permet de réaliser, en moyenne, 30% d’économie sur le budget loyer. Pour ceux qui débutent sur le marché du travail, le premier poste n’a pas forcément pour théâtre la localité où ils ont grandi ou celle où ils ont leurs marques. L’intégration dans une nouvelle ville, sans amis ni connaissances, est d’autant plus rude que l’environnement professionnel peut être source de stress. La colocation devient un moyen plus aisé de faciliter l’intégration et la socialisation.

Plus d’actifs émules de la colocation, décalage plus marqué entre l’offre et la demande

Largement saturé dans les grandes villes, le marché de la colocation est dominé par la demande. La recherche d’une colocation devient pour beaucoup un véritable parcours du combattant. A Paris, par exemple, il peut y avoir 5,7 candidats qui se présentent pour une place qui se libère dans un logement coloué. A Bordeaux, ce chiffre est plus important, grimpant jusqu’à 7,4.

Action Logement a décidé de réagir face à ces résultats du baromètre. La colocation en logements HLM devient un projet à développer. Des projets architecturaux sont menés spécifiquement pour que les occupants du logement puissent profiter aux mieux des points forts de la cohabitation.

La société Davidson, précurseur de la colocation entre salariés

Pour leur donner un coup de pouce en termes de compétitivité et pour rendre service à leurs salariés, certaines entreprises ont décidé de construire un logement où leurs jeunes recrues peuvent cohabiter. La société Davidson, une société de conseils, a aménagé un bien immobilier à Clamart dans les Hauts-de-Seine. La solution a séduit ceux qui cohabitent dans les studios, d’abord pour des raisons économiques. Les frais sont réduits puisque les loyers sont divisés par le nombre de colocataires. De plus, de nombreuses charges, pour ne citer que la connexion internet, sont déjà incluses. Les salariés qui ont adopté la solution n’ont pas eu à s’embêter avec les frais d’agence et la caution.

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